impasse ververs

  • Rue Haute 196

    RUE HAUTE 196
    Impasse Ververs

     

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    Dans cette impasse,bâtie vers 1840,il y avait 7 maisons à 1 étage.La particularité de ce lieu était que face à ses maisonnettes
    il y avait des jardins et aux dires d'un ancien Bruxellois qui y a habité au début des années 30,lorsqu'il était un petit ket,sur le
    mur au fond de ces jardins, quelques plantes grimpaient le long d'un treillis : c'étaient des VIGNES!
    Eh oui,des vignes comme on pouvait en trouver,en ce temps là,dans certaines guinguettes.Ces grappes de raisins,d'après
    cet ancien locataire(dont l'interview par Gust Guilliaume a été relaté dans son livre"Figures de chez nous"),avaient une
    grandeur à peu près de 10 centimètres et la grosseur du fruit ne dépassait celle d'un petit pois et en avait la même couleur verte.
    Pour entrer dans cette curieuse venelle,il fallait longer un étroit et sombre couloir communiquant avec la rue Haute(au n°196).
    Soeur siamoise avec l'impasse Bullinckx avec laquelle elle était contiguë,ces 2 impasses devaient se partager l'usage de 2
    W.C(sans chasse!)pour +/-72 personnes en 1930.Le V1(bombe volante nazie) qui est tombé en 1944 rue des Minimes  et qui
    devait toucher le Palais de Justice,a rendu les habitations de ces 2 impasses définitivement inhabitables. 

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     Ci-dessous un rapport de 1932, donc à la même époque que la situation décrite plus haut

     

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    Source :  Enquête 1932 - tome 1 - Comité officiel de Patronage des Habitations
    ouvrières et des institutions de Prévoyance. VILLE DE BRUXELLES.

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    Photo exraite du tome 1 - Bruxelles 1000 - Une Histoire Capitale

    L'entrée de l'impasse Ververs constitue l'entrée de la lingerie Robert (1983)

    L'impasse est décrite par Jacques Dubreucq, comme un vrai village avec ses pompes à eau, réverbères à gaz, poules et pigeons, et tout ça à deux pas de la rue Haute.

    Pour gagner cette cour des miracles d'un autre âge,on franchissait un sombre couloir,

    puis sept marches, puis encore huit, toutes d'une pierre bleu luisante de vieilesse.

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    Petit magasin de chaussures, qui un jour eut la visite de la maman de Gilbert, pour y faire l'achat d'une paire de botte
    en caoutchouc. Au dessus de la tête de la dame apparaît l'inscription " PRIX SPECIAUX AUX REVENDEURS", faut -il en déduire que le magasin vendait aussi en gros ?