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  • n° 3

     

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    Sur ce tronçon, en quittant le Wiels Renard, on passe devant "Le  Sabot malinois" où le petit Toots Thielemans, assis sur le seuil, jouait déjà sur son petit accordéon dans les années '20, "la Boule Fourrée" et "Beurfin".

     

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    Photo 1 - photo prise en juillet 2015.

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    Photo 2

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    Photo 3 - juillet 2015 - P.H.

    il y avait plusieurs magasins de prêt-à-porter pour dames : "Micheline" et Trinette Slagmulder, la maman de Jeuf van de Vossestroet, aidée de sa fille Jeanine, un autre magasin dont j'ai oublié le nom, tenu par Isy, le frère de Rachel, la femme de Benny (près de Parivienne) et, enfin, le magasin de leur mère qui vendait de la confection pour hommes.

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    Photo 4

     

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    Photo 5


    On arrive ainsi doucement à la bibliothèqueet à l'impasse Meert dont les Bruxellois ont immédiatement traduit le nom par "Strontgang". On ne peut pas passer sous silence que, dans le fond de cette impasse s'est établi un club de judo et d'arts martiaux appelé d'un nom en japonais authentique "Chi-Han" !

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    Photo 6

    C'est presque trop beau pour être vrai ! Je ne sais pas ce que ça signifie en japonais mais on m'a certifié que c'en était réellement. Je soupçonne pourtant ceux qui ont baptisé ce club d'un nom pareil ne l'ont choisi en toute innocence et par hasard !

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    Photo 7

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    Photo 8 - juillet 2015 - P.H.


    On ne tarde pas à arriver à l'école puis devant in magasin de café "Cgez Tom" situé en face du Bleompanchgang. C'était un magasin avec encore des grandes boîtes métalliques peintes en rouge pour le café et le patron était volumineux au point que, avec son cache-poussière blanc, non seulement il ne voyait pas ses pieds mais, à mon avis, même pas où il allait les poser. On ne disait d'ailleurs jamais siimplement "Je vais chez Tom" mais "Bij den dikken Tom".

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    Photos 9 & 10 - juillet 2015 - P.H.


    Or, voila qu'un jour la grande échelle des pompiers rentre à la caserne du Vieux Marché en prenant par la rue Montserrat et le Bloempanchgang. Mais, à peine la descente entamée, ses freins lâchent et elle dévale volle gaz, traverse la rue Haute et ne s'arrête que dans la cuisine derrière le magasin de Tom en écrabouillant au passage les boîtes de café et en répandant des grains partout.

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    Photo 11 - juillet 2015 - P.H.

    Heureusement, personne n'a été blessé, seul le café a été sinistré sans cela ç'aurait été un massacre.

     

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    Coin de la rue de la Rasière.

    On passe alors devant Vits, marchands de sanitaire, et Mich, le magasin de légumes pour arriver au coin de la rue de la Rasière.

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    Photo 13 - juillet 2015 - P.H.

    De l'autre côté, ce sont les blocs jusqu'à la rue Pieremans et, après l'avoir traversée on arrive à la poëlerie Limon.

     

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    Photo 14 - juillet 2015 - P.H.



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    Photo 15

     

    Ensuite, il y avait la boulangerie de Bommatche où on trouvait des tartes au riz 3 étoiles et puis, on arrive très rapidement jusq'au magasin d'électro -ménager de Pierre Collin, un personnage tout ce qu'il y avaut de folklorique, et au Foyer bruxellois.

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    Photo de Ed Hoff.

    Photos 19 et 17
    Pierre Collin, vendeur de Télévision Novak.


    Il y avait là, au rez-de-chaussée du Foyer, dès qu'on y arrivait, un opticien : Thiriar.

    C'est chez cet opticien qu'a débuté un jeune apprenti, prénommé Jean, qui était venu, peu après la guerre, de Marseille avec ses parents, ses 2 soeurs et, le petit dernier, son frère qui s'appelait Gilbert mais qui, petit, ne savait pas prononcer son nom ce qui fait que, quand on le lui demandait, il répondait : "Tibet".

    Or ce Tibet, devenu grand, a gardé ce nom comme pseudo pour faire de la BD. C'est lui qui a dessiné Chick Bill et Ric Hochet.

    Mais, où l'histoire devient intéressante, c'est quand on sait que l'immeuble du Foyer bruxellois a été démoli et reconstruit et que, de l'autre côté de l'entrée où se trouvait Thiriar dans ce nouveau bâtiment, il y a eu un autre opticien : Carpentier. Et le frèrs de cet opticien était, lui aussi, dessinateur de BD ! C'est à lui qu'on doit le personnage de Poje, ce patron de café dont les aventures existent en français, en flamand, en wallon et en bruxellois sous le nom de "In d'environs van bij Poje" ! La traduction en bruxellois était faite par Paul Van Kueken, un bijoutier, peintre amateur en plus, et qui a été président de l'association des commerçants du Vismet. 

    Après ça, il y avait une série de kaberdouches dont "Le big bijou" et c'était là qu'il y avait, à une certaine époque, la plus grande densité de café et restaurants espagnols de Bruxelles avec, dans l'hoeksken in, "El Rincon" qui signifie la même chose en espagnol : le recoin.

     

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    Photo 18


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    Photo 19 - juillet 2015 - P.H.

     Voila, on est arrivé Porte de Hal et je me rends compte qu'il y a beaucoup d'endroits que j'ai oubliés.

    Ce qui reste dans la mémoire des vieux, c'est que la rue Haute était extraordinairement animée. Le quartier était beaucoup plus peuplé et il n'y avait que des commerces - magasins et stameneis - et les deux cinémas.

    Tous les samedis soirs, c'était le défilé. Les gens venaient depuis la Barrière de Saint Gilles et, tout au long du parcours, de plus en plus de gens rejoignaient le cortège.

    Ils passaient rue Haute jusqu'à la Chapelle descendaient le rue de l'Escalier où il ne reste plus rien, rue de la Violette et rue des Chapeliers pour arriver à la Grand Place. Là, ils continuaient par le rue au Beurre et débouchaient à la Bourse et ensuite se divisaient en deux : les uns prenaienr à droite par la rue de Tabora et la rue des Fripiers pour continuer vers la Place de la Monnaie et ensuite, tout droit, la rue Neuve jusqu'à la Place Rogier où il y avait l'ancienne gare du Nord, remplacée après par le Centre Rogier et ils revenaient par le boulevard Adolphe Max jusqu'à la Place de Brouckère et, de là, le boulevard Anspach pour revenir à la Bourse et à la Grand Place par la rue de la Bourse et la rue au Beurre.

    Les autres suivaient le même itinéraire mais en sens inverse : ils longeaient la Bourse pour partir vers la Place de Brouckère et le boulevard Anspach puis revenaient par la rue Neuve.

    C'était chaque samedi soir la même chose, toujours la même promenade des familles au complet avec les enfants et, comme Bruxelles ne manquait pas de cafés de ce temps-là, on faisait un ou plusieurs arrêts en chemin pour s'y reposer et boire quelque chose.

    Voila, c'est tout pour aujourd'hui.

    Dikke beise en tot de noste ki.

    charly

     

    Catégories : Haute rue. 9 commentaires
  • Suite de notre balade dans la rue Haute

    Continuons donc ensemble la promenade rue Haute en repartant du Papillon.
    (images de Nelly et texte de Charly).

     

     

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    Photo n° 1

     

    Je me demandais si tu te souviens encore de, Rita, la caniche qui traînait toujours dans le café et qui connaissait tout le monde ? C'était une brave bête avec laquelle on aimait jouer. Et puis, il y avait aussi Kaye, la chatte qui était, comme tous les chats, plus distante et qu'on voyait très peu finalement dans la salle de café.

    Et puisque nous sommes là comme il y a plus de 60 ans, je ne peux jamais repenser à cette ambiance chez Gust sans me souvenir d'une aventure dont je ris encore. Tu te souviens peut-être d'Andreike ? Un jour, il va à la toilette et, quand il rentre dans la salle, il dit à (très) haute voix : "Mouma, ik hem op men poutrelle gekacht !". Et ses bretelles qu'il avait défaites seulement devant pendaient par les boutons arrières  derrière lui !

    Hilarité générale de tout le café !

    Bon, on sort et on passe devant le magasin où s'installera Destré pour arriver à ce qui a été une corseterie - lingerie avant de devenir une agence de la Banque de Bruxelles (qui sera transférée plus tard près du pharmacien Watteyk, presque en face de Guilmot) et ensuite le salon de coiffure de Francine.

     

    On arrive donc chez Pex, au 177.

    Le vieux monsieur Pex et sa femme vivaient encore quand nous étions petits et c'est l'un de ses fils, André qui était dans l'atelier et sa femme qui tenait le magasin. De ce temps-là, des gens venaient encore de loin pour ses fameuses couques au beurre, délicieuses et d'une forme qu'on ne trouvait que dans sa boulangerie, carrée avec une petite boule au-dessus.

    A côté, au 179, c'était le magasin de ma marraine, Rosa, et mon bompa, Gust, où j'ai habité avec mes parents, Tony et Jenny, de ma naissance jusqu'à 6 ans à peu près. C'est là aussi que, après la mort de ses parents, ma mère à eu la Juperie.

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    Photo 2

     

    Puis, au 181, c'était Louiske et, au 183, un magasin de confection où nous avons eu, mes parents et moi, le magasin Boy à partir de 1954 ou 1955.

     

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    Photo 3

     

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    Au 185, on arrivait chez Louis Sellekaert, le boucher qui avait été l'apprenti de son oncle Mertens et avait repris la boucherie quand celui-ci avait pris sa pension. Pourtant, pendant des années et des années, on a continué à dire qu'on allait "chez Mertens" chercher de la viande, alors que plus personne ne le voyait plus depuis longtemps et qu'on ne savait même pas si lui et sa femme étaient encore vivants.

    Avant d'arriver chez Michel, au 189-191 où tu habitais avec ta bobonne et ton bompa, on passait encore devant un magasin de pantalons, Sarto. Quand Michel a quitté ce magasin, il l'a donné à sa filleule, ma tante Micheline, qui a continué sous le nom de "Loucky".

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    La dernière maison, au coin de la rue des Capucins, était "Le Confort Electrique". Au début des années '50, tous les soirs il y avait un attroupement devant ce magasin où les gens venaient voir le télévision qui fonctionnait dans la vitrine et, beaucoup de gens dan le quartier ont acheté leur premier poste de télé dans ce magasin. On était privilégié parce qu'on n'avait pas besoin d'antenne, les émissions étaient diffusées depuis le sommet du Palais de Justice, donc juste au-dessus de chez nous.

     

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    En tournant le coin de la rue des Capucins, on arrivait chez Antoine l'antiquaire, grand pêcheur à la ligne, et chez Pierre le coiffeur dont la maman était le médecin-chef de la clinique de la poupée ou les petites filles faisaient soigner leurs poupées devenues infirmes. Puis, il y avait un vieux petit magasin de jouets, très sombre, tenu par un couple encore plus vieux : Pierre et Martha. Martha était anglaise et Pierre un grand vieillard moustachu qui s'appelait Laffont. Ils avaient deux petits-fils, le plus jeune, Pierrot, a été en classe avec moi et l'aîné Paul  est devenu prof à l'école de menuiserie au Steenpoort. Paul et sa femme ont  ouvert un petit magasin de décoration (tentures, rideaux, etc.)

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    plus bas, en face d'Emile André à peu près. A côté de l'école c'était le coin vert ou jaune, je ne sais plus lequel des 2, l'autre était au coin de la rue du Miroir.

     

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    Photo 8

     

    A l'autre coin de la rue des Capucins et de la rue Blaes il y avait une lustrerie et, quand on remontait, une petite épicerie tenue par Jeuf et Maria apparentés à l'Aztèque qui fabriquait des fauteuils plus bas, de l'autre côté de la rue Blaes.

    Plus haut, dans l'hoeksken in en face d'Emile André, il y avait un petit magasin de jouets, avec une petite vitrine à gauche et la porte à droite avec un trapken op, tenu tenu par 2 vieilles madames avec un châle qu'on appelait "bei de madamekes".

    Avant d'arriver au coin, chez Michiels, il y avait encore Schapiro, tissus au kilogs  avant de revenir rue Haute.

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    Photo 9

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    Michiels, c'était LE magasin de la rue Haute. Les gens y venaient pour les costumes des grandes occasions : mariages, communions, etc. Les clients venaient de partout autour de Bruxelles, parfois de loin - à une époque où les voitures étaient rares - et on voit encore sur certaines façades, comme à Beersel, la publicité de leur marque avec le tailleur assis.

     

    Yvon et Georges étaient à la direction et Yvon fut président de l'association des commerçants. Plus tard, après le décès d'Yvon, c'est sa veuve qui est restée à la caisse et les fils qui se sont investis dans la maison. Au bout de quelques années, Albert, le fils de Georges, a bifurqué vers la restauration avec la Marée Haute (là où tu as habité), La Culotte de bœuf (à la place de Sarto) et le Cheval Blanc mais encore ailleurs comme à Genval ou même à New York. Michel et sa sœur sont restés fidèles au poste et ont accueilli un nouveau département pour distribuer  Guilmot lorsque celui-ci a fermé ses portes entre la rue Christine et la rue de la Porte Rouge. Puis, quand il a fallu déposer le bilan, le magasin Michiels, qui avait fait les plus belles heures de la rue Haute a fermé. Michel est mort seulement quelques mois après.

     

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    En repartant vers la rue des Renards, on passe devant le Rialto et sa remarquable façade puis on arrive au 213 où mes parents ont eu la chemiserie-chapelerie "Epsom" qu'ils ont cédée à la soeur de ma mère qui en fait "Jacques". A côté, il y avait un magasin de chaussures, "Anatole" qui, plus tard est devenu un magasin de confection.

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    Photo 12 - merci à Jef Slagmulder.






    Ensuite, il y avait Benny (qui, plus tard, s'est installé un peu plus loin, dans le magasin de Trinette Slagmulder) et Parivienne tenu par les parents de Simon et Maurice. Après le déces du père, c'est Simon qui a repris sa place tandis que Maurice avait ouvert Dandy mais c'est toujours la maman qui est encore restée dans le magasin, à la caisse.

     

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    Enfin, nous sommes arrivés chez Dolf, le pièrenbienhâver au coin de la rue des Renards. Son fils a repris la boucherie mais il est mort assez jeune et ça a été fini de la boucherie chevaline. Il en est resté quelques unes à Bruxelles mais, aujourd'hui, c'est une espèce totalement disparue comme les triperies. La dernière a été, je pense, à Jette, rue Léon Théodore.

     

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    Photo 14


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    La rue des Renards nous donne l'occasion de relever un phénomène que nous devons à l'occupation française à partir de 1792 mais nous en parlerons ailleurs parce qu'ils valent, à eux seuls, un autre chapitre de façon à nous permettre d'avancer dans notre promenade.

    Donc, nous traversons cette rue des Renards dont l'aspect est méconnaissable pour ceux qui l'ont connue dans le temps avec ses articles pendus sur la façade des magasins et son marchand de légumes "chez Koekebakske" avec la mère et le fils coiffé de son béret qui vendaient sur la rue devant leur magasin.

    Après Dolf, c'est le café qui est toujours là même si les choses ont légèrement changé.

    On va donc encore faire une petite pause avant de reprendre la route et en profiter pour constater une demi-gueuze.

    A la prochaine pour aller jusqu'à la porte de Hal.

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    Catégories : Haute rue. 9 commentaires
  • Promenade rue Haute avec charly comme guide.

    Rue Haute promenade avec Charly côté impair .

    Merci à Charly pour les commentaires , merci à Christiane , Yves et Nelly pour les photos 

     

    Voila la première partie de la suite de mon parcours rue Haute, côté impair, dans lequel je tâcherai de parler surtout de bâtiments dont je n'ai pas relevé l'existence dans ce que j'ai lu sur le blog jusqu'ici.

    Vois ce qu'on peut en tirer de valable et ce qu'on peut y mettre éventuellement de photos. Pour ma part, je vais t'en envoyer encore quelques unes en annexe mais je ne pense pas que ça pourrait intéresser tout le monde.

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    Photo n° 1


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    les 3 premières sont prises devant le 179, chez Nelson qui était encore la maison Gust. Elles datent de la guerre ou de la libération et, à part Rosa, ma marraine, qu'on voit de dos à la porte, je ne connais pas les gens qui y figurent mais peut-être certains reconnaîtront des gens de leur famille ou des amis.

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     Les deux suivantes me montrent en soldat de la brigade Piron qui venaient de nous libérer. Le sifflet qui est pendu à mon côté est celui de mon bompa, Gust, avec lequel il commandait les cavaliers de sa batterie d'artillerie pendant la guerre de 14-18. 

     

    Commençons donc par le commencement, la première maison de la rue. Comme par hasard : un café !

     

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    Je l'ai toujours connu là même si, au cours du temps, il a changé plusieurs fois de nom. Vers les années 60-70 et même peut-être au-delà, il avait pour enseigne un nom dont je me demandais où son patron était allé le chercher : chez Clodion le Chevelu.

    A l'époque, il n'y avait pas internet et il fallait (beaucoup) chercher dans les livres, les encyclopédies et autres manuels d'histoire. Dons, ça prenait plus de temps que de cliquer sur wikipedia !

    Mais j'ai fini par trouver.

    Ce Clodion n'était pas un klodereir comme on aurait pu le croire un peu vite d'après son nom mais un roi, un Franc salien dont on ne sait presque rien sinon qu'il a existé. Il serait né vers 390 et mort vers 450 et c'est le plus ancien roi de la dynastie mérovingienne qui a fondé le royaume dont héritera plus tard Clovis.

    Bon, fermons cette parenthèse culturelle pour nous intéresser aux vivants - ou ayant vécu - dans la rue Haute que nous avons connue.

    Un peu plus loin, il y avait le garage où Dikke Loué avait ses limousines qui ont servi notamment lors de certains mariages dans le quartier.

     

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    Entre ce garage et le coin de la rue du Saint Esprit (où il y avait encore un café, un de plus), on trouvait un tout petit magasin de stoppage et un vieux magasin de confection pour dames avec, à droite de la porte, une petite vitrine avec des soldats de collection (soldats de Napoléon, légionnaires romains, chevaliers, etc...) . Ce magasin était tenu par un vieux couple dont le mari, un petit bonhomme bossu, s'appelait Seldenslagh et qui, avant de s'installer à cet endroit, avait eu un autre magasin dans la rue, entre l'école et la rue Notre Seigneur.

    Il y avait aussi, d'autres l'ont signalé, un horloger-bijoutier et puis également, un petit resto sympa qui s'appelait, vers les années 70, "Les Années Folles".

    Donc, nous voila arrivés à la place de la Chapelle avec ses marchandes de scholle et autres délices de la mer.

     

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    Photo 8

     Nous traversons la place. Je ne me souviens plus de ce qu'il y avait au coin mais on arrivait rapidement chez Dandy dont le patron était le frère aîné de Simon qui tenait Parivienne plus loin dans la rue depuis que leur père était mort. La mère, elle, est encore mongtemps restée à la caisse du magasin.

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     Mais n'allons pas trop vite, revenons à la hauteur de Dandy.

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    Plus loin, presque en face du Sarma, il y avait une triperie, célèbre pour son bloempanch et qui faisait la meilleure tête de veau à la vinaigrette de Bruxelles. Ce genre de commerce a totalement disparu de notre ville, le dernier a avoir subsisté était rue de Flandre. Aujourd'hui,  les gens ne mangent plus de pis de vache ou d'autres abâts à part des morceaux "nobles" (et chers) comme des ris ou des rognons de veau et, encore parfois, de la cervelle ou de la langue (et encore : plus de boeuf devenue pratiquement introuvable, mais de veau). Mais, à présent, ce sont toujours des produits industriels, les tripiers, eux, ont disparu corps et biens !

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    A côté c'est la caverne d'Ali Baba : au Peigne d'Or, le marchand de jouets !

    Ce magasin n'a cessé de se développer au cours des années avec des voitures d'enfants, de la librairie-papeterie, du bazar, de l'eau de Cologne, etc...

    A la mort du vieux monsieur Vigneron, c'est son fils Albert qui lui a succédé . L'autre fils, l'aîné dont le prénom m'échappe pour le moment, a fait carrière dans la banque. Albert a épousé la fille de Désiron, l'horloger dont nous allons parler un peu plus loin. 

    Sur ce morceau de trottoir, on trouve encore une bonnetterie - Mettewie - et Loncke, un magasin où ma mère achetait me semble-t-il de la laine et puis on arrive au coin de la rue Notre Seigneur où se trouve le magasin de costumes Alloo.

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    Photo 12

     Sur l'autre coin quand on traverse la rue, on arrive au Roi du Caoutchouc.

    Personne n'a soupçonné ce qui s'était passé dans ce magasin d'imperméables pendant des années. Pendant la guerre, c'est là qu'est né le plus grand réseau d'espionnage de l'URSS : l'Orchestre Rouge.

    C'est de ce point central que s'est organisé l'espionnage soviétique des nazis mais, plus tard, après la guerre et durant longtemps, l'Orchestre Rouge a tissé son réseau un peu partout dans le monde.

    Nous voila arrivés près de l'école 10.

    Juste avant, il y avait la pharmacie Watteyck et un gazettekot qui vendait aussi des cigares, des cigarettes, du tabac et des pipes. Le patron faisait une tourné dans la rue pour livrer les journaux au domicile de ses clients. Plus tard, il a vendu, comme tous les marchands de journaux, les produits de la loterie et il a vécu à cause de ça une aventure que je vais raconter maintenant.

    Vers 1980, l'association des commerçants, comme toutes ses pareilles, organisait pour les fêtes de fin d'année une tombola en distribuant des billets à ses clients. Pratiquement à tous les coups, le gagnant de ce genre de tombola gagnait une voiture. Or, cette année-là, je me suis dit qu'il fallait faire autre chose pour se distinguer. Je me suis alors souvenu de cette blague qui racontait comment un ouvrier d'usine avait eu une idée de génie et j'ai convaincu le comité de l'association d'en faire autant.

    Dans la blague, l'ouvrier est convoqué par le patron qui lui demande comment il fait pour mener le train de vie qu'il mène avec le salaire qu'il gagne et le type lui explique son truc.

    L'ouvrier : je gagne 10.000 francs nets par mois.

    Le patron : ça je sais, j'ai regardé ta feuille de paie mais tu ne sais pas rouler avec une voiture comme la tienne avec un salaire comme le tien !

    Je te connais depuis des années et je sais que tu es honnête mais alors explique-moi comment tu fais.

    L'ouvrier : eh bien voila : chaque mois, j'organise une tombola avec un seul lot, mes 10.000 balles.

    Or, vous savez que vous avez 2.000 employés et ouvriers dans l'usine.

    Je vends donc mes billets 10 francs pièce et, comme tout le monde espère gagner 10.000 francs pour seulement 10 francs, ils m'achètent tous un billet et j'empoche 20.000 francs par mois !

    Je me suis donc dit que, pour nos clients, il fallait trouver une idée du même genre : la possibilité de gagner une grosse somme avec un billet gratuit.

    J'ai alors pensé au Lotto qui permet de gagner des milliers de fois sa mise. Mais, comme je n'avais jamais acheté un billet ou joué à aucun autre jeu de la Loterie avant,  j'ai donc téléphoné à la Loterie nationale et j'ai demandé comment marchait le lotto.

    Le gars au bout du fil a cru que je me foutais de lui mais je lui ai expliqué que j'envisageais, pour la première fois, de faire une grosse mise et il a répondu à ma question.

    Pour frapper un grand coup, le comité a décider de réunir 250.000 francs (en 1980 ou 82, je ne sais plus, mais ça faisait un tas de pognon) et de les jouer : pour l'époque c'était la plus grosse mise jamais jouée à la loterie.

    On a donc annoncé notre tombola de fin d'année : le gagnant  gagnerait la somme ce que nous aurions gagnée nous-même en misant 1/4 de million de francs au lotto !

    Succès colossal !

    Avec une mise pareille, le gros lot ne pouvait pas nous échapper !

    Le marchand de journaux nous en a voulu à mort parce qu'aucun de ses clients ne voulait jouer cette semaine-là, pour eux, les jeux étaient faits d'avance !

    De mon côté j'avais calculé, avec les bulletins multiples que nous avions remplis, quelles étaient statistiquement nos chances de faire un 6.

    Le calcul arrivait au résultat de 3% de chances de gagner et donc 97% de ne pas gagner. Conclusion, les autres joueurs se faisaient des illusions car, si les gens calculaient, ils sauraient que le seul gagnant dans cette histoire, c'est toujours la loterie. Mais malgré ça, ils restent des milliers à jour chaque semaine.

    Nous avons finalement gagné un affaire de 70 ou 75.000 francs que nous avons redistribués.

    A la fin de l'année suivante, tout le monde venait nous dire :"On va rejouer, hein, et cette année-ci, on va gagner !"

    Malheureusement, les commerçants n'ont plus voulu jouer une somme pareille et ont proposé un jeu classique qui n'a eu aucun succès et c'était fini le rêve de gagner des millions pour les clients. Pour les commerçants, ils ont vendu beaucoup moins cette année là puisque leurs clients ne rêvaient plus de s'enrichir d'un coup de baguette magique !

    Bon, allez, il est temps de sortir du gazttekot et de continuer notre excursion. 

    Nous arrivons à l'horlogerie de Désiron. Un monsieur à l'air pas facile et un cigare vissé en permanence à la bouche, ce qui explique peut-être qu'il parlait peu de peur que son cigare ne tombe. C'est sa fille qui a épousé Albert Vigneron comme je l'ai dit en parlant du Peigne d'Or. C'est chez Désiron qu'on achetait ces pendules que tout le monde avait sur sa cheminée avec un carillon Westminster.

    Et on arrive au Moulin Bleu qui vend des vêtements pour dames et ensuite chez Devillé, une chemiserie dont le patron s'est suicidé parce que son commerce périclitait.

    Il y avait encore le magasin de sport de Charly Loidts, un lutteur dont le frère Emile a été président du club de lutte de l'école 7 et la toute petite teinturerie Vervecken tenue par une toute petite madame et on arrive enfin rue du Miroir avec, au coin, le Chinois.

     

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    Photo 13

     

    Quand j'ai appris à lire, l'enseigne en verre de ce magasin m'a posé une colle. Il était écrit, en haut à gauche "Chinois" et, en bas à droite, "Belge". Et puis, en biais et dans un autre caractère, en haut à droite, "Détail" et, en bas à gauche, "Gros". En lisant les mots horizontalement, à la suite les uns des autres, je voyais :

    Chinois          l

                         i

                       a

                     t

                   é  

                 D

         s

       o

      r

    G            Belge

     

    Je me demandais ce que ça signifiait et pourquoi ce Chinois se disait "Gros Belge". Ce n'est qu'un peu plus tard que j'ai pensé à lire en croix : "Chinois-Belge" et "Gros-Détail" !

    Bon, on traverse la rue du Miroir et on fait le petit morceau jusqu'à la rue Saint Ghislain.

     

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    Photo 14

     

    On arrive bien sûr d'abord devant Jacquemotte et, dans un renfoncement avant que le trottoir devienne plus étroit, un magasin pour dames "Beldam" (peut-être pour faire l'équilibre avec Belom, en face au coin de la rue de l'Eventail) et ensuite Deraedt, un autre magasin de vêtements de luxe pour dames.

    Suit alors, de l'autre côté de la rue, Bata et son gérant folklorique et puis le Carly où les enfants de mon époque connu des heures inoubliables en sautant dans les arbres avec Tarzan, en galopant avec les cow-boys, en rigolant avec Laurel et Hardy ou Abbott et Costello sans parler des trois Stooges que nous on appelait De Draa Kloppers ou encore des dessins animés qui figuraient au programme entre les actualités et le film sous le titre : "complément de choix".

    Malheureusement, le "complément de choix" n'était pas toujours rigolo : parfois c'était un documentaire sur un pays ou une ville où nous n'irions jamais (De ce temps là, l'Italie était plus loin que la planète Mars aujourd"hui) qui ne nous passionnait pas et on se sentait frustré de ne pas avoir eu un film rogolo !

     

    Carly.jpg

    photo 15

    A côté, c'était Musica, un magasin de disques et appareils de radio avec sa large entrée en V dans laquelle on jouait le soir pendant que les parents étaient au café chez Gust à côté. Et enfin (ce n'est pas trop tôt), on arrivait chez Gust au Papillon, où on va se reposer un moment pour récupérer en buvant un verre avant de continuer la promenade : Santé !

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    Photo 16

    Charly

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  • Fêtes Breughéliennes

     

    Ces photos se situent vers les années 80-82 et concernent les fêtes breughéliennes.

    charly,

    Photo n° 1

    Ma fille aînée, Olivia, qui devait avoir quelque chose comme 19 ans à l'époque et qui avait amené avec elle toute une bande de copains d'univ' pour donner un coup de main à l'organisation, avec Jojo sur le square Breughel.

    Charly, rue Haute,

    Photo n° 2

    Olivia, avec ma mère devant la Juperie.

    Après la mort de ma marraine Rosa en 1972, elle s'était retirée de la société que je lui avait rachetée et elle avait commencé ce nouveau magasin au 179, rue Haute dans le magasin de ses parents.

     

     

    Charly, rue Haute,

    Photo n° 3

     

    La troisième photo est faite devant le n° 100 de la rue Haute qui était, à l'époque, une partie de Meublia. De gauche à droite, on voit une amie d'école de Sandra qui porte un drapeau à droite et dont on va reparler dans un instant.

    A côté de cette première porte-drapeau, c'est le compagnon de Rina du Moulin Bleu, puis Nadine, la femme de Francis, le gérant de la CGER à l'époque qui est le barbu au second plan un peu plus loin. Francis et Nadine sont les parents de Sandra et Francis est mort il y a quelques mois.

    A côté de Nadine, c'est Raymond, le président des commerçants de la rue Haute et le patron de Meublia, puis sa femme Jeanine tout en blanc, après Francis. Tout devant, la petite est une des jumalles d'une employée de Meublia, jumelles qui ont servi de modèles pour les géants du fond.
    Puis, me voila à côté de ma fille cadette, Lucrèce, avec sa robe rose et enfin Sandra dont nous avons déjà parlé. Il reste encore un jeune homme avec une cravate devant la porte du magasin, c'est Patrick, le fils de Raymond et Jeanine, qui est devenu plus tard le mari de Sandra.
     
     

    charly

    Photo n° 4

    Reste la quatrième photo où je suis avec ma femme, Annie, à hauteur de chez ton bompa et ta bomma.


    Charly.

     

     

     

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  • Charly, nous ouvre sa boîte à chaussures

     

    charly

     

    Nous voila aux environs de 1905.

    La famille que tu vois sur la première photo est la famille Janssens : ce sont les parents de ma marraine Rosa. Ils tenaient un magasin d'aunage dans la partie de droite de ce qui deviendra le magasin "Michel" où tu as habité.

    Rosa y est née en 1902. Sur la photo, tu vois, derrière, le père Laurent et la mère Klaan Clémenske. A leur gauche, leur fils aîné, François, mort à 36 ans. Puis, au 2e rang, devant la mère, le suivant Michel et, en partant vers la gauche, Victor et Guske. Tout devant, leur petite soeur Rosa qui n'a déjà pas l'air facile à ce que je pense être 3 ans à peu près. Michel est donc le frère de Rosa et pas son cousin comme tu as pu le croire. Plus tard, lorsque Rosatche avait 16 ans, elle a perdu ses parents et Michel est devenu son tuteur légal. Vers 17 ou 18 ans, elle est venue vers lui en disant : "Ik wil traave." et Michel lui a demandé " "Mi wee ?", et elle : "Mi Gust.". Reponse du frère-tuteur : "Neie". Rosa n'a rien dit, elle a fait la tête et elle est partie sans demander son reste.

    Quelques temps plus tard, on est en 1920 et Rosa a 18 ans, elle revient à la charge et dit simplement "Naa, maut ek traave !" : elle était enceinte des oeuvres de Gust et portait ma mère. Quand Rosa voulait quelque chose, elle savait manoeuvrer pour l'obtenir : Michel a dû s'incliner. Quand je disais qu'elle n'était pas facile !

    Michel a donc eu ce magasin à cheval sur les deux maisons puis il l'a donné à ma tante Micheline qui était sa filleule et, quand elle a quitté ce magasin, michel a vendu la maison à Michiels.

    Voila en quoi tu es concernée dans l'histoire de Rosatche, née où habitaient ton bomba Jean et ta bomma Caroline Bich.

    J'ajouterai encore que la grand-mère de Rosa, la mère de Clémence était Rause Poltche, connue pour avoir tenu la plus célèbre salle de danse de Bruxelles à la fin du XIXe siècle. Cette salle a été un certain temps dans la Peremansstrotche, in 't hoekske in en descendant à gauche.

    Clémence avait encore une boîte qui lui avait appartenu et que Rosa a bien connue : c'était un beauty case de l'poque dans laquelle il y avait des fards qui servaient à Rause Poltche à maquiller les femmes auxquelles leur keubber avait flanqué une toeffeling et qui venaient lui demander de cacher leurs blaa uge.

    Pour terminer cette 3e partie, tu vas trouver une 2e photo où j'ai quelque chose comme 3 ans et où c'est ma grande amie Jetty qui me promène : on s'est toujours bien aimé.

    charly,

    Photo n° 2

    La 3e phto est la terrasse chez Gust avec seulement 2 voitures garées devant la porte pour tout ce morceau de trottoir ! Tu comprends qu'on pouvait jouer à la rue à cette époque !

    charly


    Photo 3

    Enfin, sur le dernier volet, une très belle photo de Wis et une autre où on voit Jacques (il me selble que c'est lui mais je ne suis pas sûr), Théresa, Waere et Jetty.

    charly

    Photo n° 4

    charly

    Photo n° 5

    Tu te souviens que Wis, Theresa et Henriette s'appelaient Plateau. Or, il y a eu un Joseph-Ferdinand-Plateau  de Bruxelles et semble-t-il de la marolle qui, en 1832, a inventé le phénakitiscope, un ancêtre du cinéma qui consiste en un cylindre, une espèce de grand tambour bas et ouvert au-dessus avec des fentes tout autour et, peint à l'intérieur, un cheval à différents stade du galop. On se plaçait à l'extérieur en regardant par les fentes, on tournait une manivelle et on voyait le cheval galoper;

    Tu peux encore trouver une machine de se typa au Musée de la BD, rue des Sables.

    Bon, ça suffit pour aujourd'hui, on continue demain pour le dernier volet.

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  • 50 ans de Mariage de Neile Hermanus

     

     

    Une photo des 50 ans de mariage de Neile et Bomma Wantche. Lui est mort juste e mois avant ma naissance, en septembre 1941 et elle en 1954 quand j'avais 12 ans.

    Neile vendait ses chaises après que Wantche les avait teintées au vieux Marché. Il partait de chez lui avec 42 chaises sur ses épaules et sa tête accrochées les unes au autres et son fils Henri assis sur celle tout au dessus.

    Il y a beaucoup de monde sur cette photo et je ne les connait pas tous. Pour ceux-là, je mettrai N.I.

    Bon, commençons par les enfants au premier plan.

    De gauche à droite :

    Gamin N.I., la cousine Nelly, fille de Jules et Neeke (elle formaien, avec sa cousine, ma tante Micheline, et Jetty un fameux trio d'amies. Nelly et Jetty sont mortes d'un cancer à quelques mois d'intervalle et Micheline s'est retrouvée brusquement seule). A côté de Nelly, son petit frère Henritche qui tient la corbeille de fleurs avec un autre ket N.I., ma tante Micheline  et, juste derrière, mon autre tante Elise, soeur de mon père et fille de Chârel et Krol. Les 2 derniers enfants sont N.I. Au deuxième rang, une jeune fille N.I. puis Neile avec son honnelot sur sa tête et Wantche à son bras.

    Derrière eux : Lommeke, Matant' Cornelee, la femme de menoenkel Henri et la mère de Guske, devenu le mari de Blondine, matant' Neeke, menoenkel Gustin, le seuxième fils après mon bompa Gust qui était l'aîné des enfants de Neile et Wantche, plus connu dans la famille comme menoenkel K. parce que, chaque année, il était invité en Russie par Krouchtchev, 2 jeunes hommes et une femme N.I., menoenkel Henri, le père de Guske, un jeune homme avec un chapeau N.I. et mon bompa, le chef de tribu après son père en tant qu'aîné. Puis tan Nes (Agnès, la soeur de mon bompa qui tenait la maison chez Gust et rosa) et un mosieur N.I.

    Derrière, ma  mère, son cousin Guske en soldat, Dik Anna, une vieille dame N.I.,  menoenkel Jules, une vieille dame N.I. et, derrière elle, un monsieur N.I., menoenkel Raf, le mari de tan Nes. Après menoenkel Henri, et derrière lui, une femme N.I. et puis menoenkel Jeuf, le fère de Neile qui a, lui aussi, son honnekot sur la tête et un homme N.I., puis Chârel Verhulst, mon parrain.

    Les 3 derniers, deux femmes et un homme les uns derrière les autres à l'extrême droite sont N.I. 

    Enfin, tout au fond, la jeune femme avec son chapeau avec un noeud est Agneske, la fille de menoenkel K. et la filleule de tante Agnès, puis matant' Lisa, encore une soeur de mon bompa, 2 femmes N.I., son mari menoenkel Jean, un homme et une femme N.I., matant Magriet, du côté de Wantche et ma boma Krol.

    Ouf, tu parles d'une smala !

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