Les Marolles

  • Freddy Piette

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    Source : la Dernière Heure du 9 janvier 2014. J.C. Guillaume.

    Freddy Piette, ex-ketje des Marolles, a côtoyé les plus grands de la chanson.

    Un destin hors du commun que celui de Frédéric Piette dit Freddy! Ce véritable ketje des Marolles est repéré en 1954, alors qu’il a neuf ans, sur la place du Jeu de Balle par le réalisateur Jean Harlez pour son film Le Chantier des gosses (lire ci-dessous).

    "À l’époque, on était tout le temps dans la rue. Il n’y avait pas de parc ou de plaine de jeu. On jouait soit au foot, sur la place du Vieux Marché, soit sur un terrain vague. Ce terrain vague était le résultat de l’explosion d’un V1 allemand qui visait le palais de justice mais qui avait manqué sa cible. On déplaçait une planche de la palissade et à nous la liberté ! On était des sacrés garnements, à l’époque. On faisait des tas de bêtises mais ce n’était pas bien méchant. On embêtait le curé, on apprenait à fumer dans notre cabane. Une fois, on a fait pipi sur les deux agents de quartier", se souvient Freddy.

    Le réalisateur s’attache aux galopins et leur demande de jouer leur propre rôle dans son film. "J’ai été choisi comme acteur principal car j’étais celui qui était le plus disponible. Mes parents travaillaient 16 heures par jour. J’étais donc souvent livré à moi-même."

    Ainsi, l’ancien gamin des Marolles garde-t-il un souvenir ému du tournage du film. "C’était fantastique ! Je ne me suis jamais senti aussi libre qu’à ce moment-là", se rappelle-t-il. Cette expérience lui fait découvrir le monde des arts et lui donne envie d’y rester. "Je voulais devenir comédien mais avec le travail de mes parents, je n’ai pas eu l’occasion d’aller à l’académie."

    Après son service militaire, Freddy devient donc videur dans un jazz club aujourd’hui disparu de la rue de Stassart. Une chose en entraînant une autre, il se retrouve bientôt à la tête d’une entreprise chargée de la sécurité durant les concerts. Johnny, Robbie Williams, Vanessa Paradis, Indochine, Peter Gabriel et même Brel ne peuvent se passer de ses services. "Avec Freddy Mercury, Pascal Obispo et Pierre Rapsat, j’ai noué des relations plus personnelles. Ce sont ou c’étaient des amis", confie-t-il dans son appartement molenbeekois dont les murs sont entièrement couverts de disques d’or et de photos dédicacées.

    Le résultat de presque cinq décennies à assurer la sécurité des artistes... "J’ai compté : je vais bientôt atteindre les 8.000 concerts. Il va bientôt être temps d’arrêter", songe Freddy qui a décidé de prendre sa retraite dans deux ans, lorsqu’il aura 70 ans.

     

  • Narcisse Genin

     

      

    Narcisse  ouvre sa  boîte à chaussures pour  les  visiteurs de  Bruxelles Anecdotique.

     

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    Mariage en l'Hôtel de Ville de Bruxelles

    Mariage marolien de mes parents en mars 1955 ...bien que mon papa venait de la rue de la Rasière ...qui n'était pas la Marolle à l'époque!!!
    Je suis déjà caché derrière le bouquet de ma maman ...j'arriverai seulement ele 27 juin 1955 - Ecrit par Narcisse GENIN. 


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    Photos insérées sur le blog, avec l'autorisation de Narcisse Genin.




  • la Commune Libre de la et des Marolles


    LES MAROLLES, vues par Jef Lawaait.

    Extrait du bouquin "Bruxelles,notre capitale" écrit par Louis Quievreux début des années 50.


    Les marolles ?

     

    Vous pensez tout de suite:le quartier de la rue Haute, de la Chapelle à la Porte de Hal, avec ses impasses, qu'on dénomme localement des "portes", ses ruelles, qui s'appellent"strotches" (pour rimer avec "crotches"), ses cafés, qui sont des "caberdouches" et dont l'étymologie n'a jamais pu être établie avec certitude, les uns pensant à une cabane, les autres à une"gargotte". 

    Mais dans la caboche de Jef Lawaait, les Marolles, ce sont surtout des danses, des chansons et des guindailles de son jeune temps. Vous ai-je déjà dit que Jef Lawaait est natif de Molenbeek? Et plus précisément de ce quartier aristocratique qui limite la rue Saint-Martin, la rue de la Borne et la rue de la Savonnerie?

    Etant de Molenbeekois, il affecte, à l'endroit des Marolles un dédain qui, parfois, se teinte d'une once de respect, car il est maintes fois advenu à Jef Lawaait,parti en expédition aux Marolles,et de s'y faire contrer d'un coup de"teiterr" ou d'une "baise"de soulier cycliste.

    C'était l'bon temps, me raconte-t-il. C'était avant 1914. Nous, les ketjes de Meulebeik, on se réunissait devant la gare de l'Ouest. On avait des bâtons. Et, dans nos mouchoirs de poche, on mettait un p'tit kilo de graviers derrière un noeud, ou deux, trois pour taper plus dur. On partait en chantant:

    Waaile zaain van Meulebeik (bis)
    Van de Marolle gien verveit!

    Un instant Jef, je traduis: "Nous autres, sommes de Molenbeek! Nous n'avons pas peur de la  Marolle!"

    Quansqu'on arrivait à la Port'd'Hal, après avoir fait quelques "kapellekes" sur not'chemin pour nous rafraîchir, on chantait un peu plus bas, pour entend' les Marolliens chanter et savoir oùsqu'y-z-étiont.

    Que chantaient-ils ?

    Des jolies dontches, bocoup plus belles que la bougie-wougie et les sambas de Lowiske Marianotche.

    Tenez:

    Oh!Meeke Paaipekop,
    Gijft ons noch en bobantche,
    Leever en gruût as en klantche,
    As'ermo geneivel in es!

    Un instant, Jef, je traduis:

    Oh!Marie Tête de Pipe, donne-nous encore un p'tit verre, plutôt un grand qu'un petit, pourvu qu'il contienne du genièvre !

    Y chantaient ossi :

    Ce n'sont pas les moustaches
    Piotche,trou la la!
    Piotche trou la la!
    Qui font les bons soldats !

    Ou encore :

     

    Tararaboum di hé
    A la foire , chaque été,
    Les joyeux Brusseleirs,
    Allaient pour faire un scheir!

    Et aussi celle de "On dit que Mareéke n'a pas de...."Mais celle-là,ça est pas une chanson pour met' su'l journal...

    Votre plus beau souvenir des Marolles, Jef Lawaait ?

    C'est pendant la première guerre, quansque j'étions allé assister à la"Proclamachon de l'Indépendance des Marolles". Mais ça était seulement une zwanze savez-vous; ça était pour protechter conter la proclamation du Consel des Flandres pour l'autonomie des flamands.

    J'ai signé avec sur le papier avec les noms des nouveaux ministers des Marolles : Takschaaiter, président du Conseil; Bormlawaait, minister de la Guerre; Rossen-Boestring, dit"Jan den deef" minister des Finances, et Scheile Susse, greffier. 

    Que disait-elle, cette proclamation?

    Vous me faites rire encore une bosse quand je pense là-d'sus! Ca est au "Dikke Loeis", qu'on a signé le papier qui disait: "Deux cent quarante-sept zonnekloppers, tonneklinkers, veûvechters, smokkeleirs et gardes-civiques, nous , Marolliens, prenons le décret suivant:

     

    1) La Marolle est conchtituei en Itat indépendant. 

    2) Tout le goverrenement et les pennelekkers du Stadhoeis sont foutus à la porte.

    3) L'emploi du marollien devient obligatoire et gratuit.

    4) Tous les caberdouchkes seront fermés à huit heures du soir (heure des montres déposées chez Ma Tante) sauf ceux qui sont fréquentés par des ministers marolliens et les Zattekuûls du Conseil des Flandres.

    5) Toutes les libertés sont supprimées. 

    6) La devise du nouvel Itat marollien sera" A smoel toê!"

    Mais là où j'ai encore ri plus fort, ça est à l'inaugurachon du Moniment de la rue des Sabots.

    La rue des Sabots n'existe plus, Jef. C'est la rue Wijnants, maintenant.

    Y g'nia deux bourgemesters  qui ont parlé: Adolphe Max et M. LAVENDHOMME, bourgemester des Marolles. Toi qui vous vous occupez des questchions d'ette Mee komtch hé...

    D'étymologie,Jef.

    Vous êtes un p'tit kneul à côté de Mossieur LAVANDHOMME.

    "Ainsi, dit-il, à l'inaugurachon du moniment, le Marollien descend en droite ligne de la Bible et de l'Egypte.

    En effet, au temps des Pharaons, quand un de ceux-ci venait de perdre une épouse, ne se lamentait-il pas en ces termes :"Mo...Mée!". Et,à l'époque des Juifs, les fils d'Abraham ne s'interpellaient ils pas comme nous; par" Hé...breu!..."

    Et les salles de danse de la rue Haute ? Dire  qu'il n'y en a plus une seule,mainant...

    Je me sens tout chose quand j'y pense, car c'est sur la Salle Elisabeth que j'ai fait le scheir de Mélanie, mon cinquante pour cent, ma côtelette, comme disent les Espagnols.

    Vous'ôt,avec vot'jazz-band, vous savez pas quoisque ça étaient les orchestrions giants de la rue Haute; ça vous mettait du vitriol dans vos veines et du kwikzilver dans vos mollets.

    J'étais allé, sur un dimanche à la Salle Elisabeth, quand j'ai vu Mélanie, assis sur un banc, cont'le mur.

    Elle était si prop, avec sa belle robe noire, sa chienne sur son front, sa broche en strass et ses p'tites bottines à boutons que j'ai été la trouver:

    Mokske, que j'ai dit, viens flikkerer avec.

    NON, qu'elle m'a dit, j'ai pas envie sur danser, je suis fatiguée.

    Quand on est fatiguée, que je lui ai dit, on vient pas sur la Salle Elisabeth.

    Et je lui ai tourné l'dos et j'ai invité Trinette, celle qui a un z'yeux qui dit foert à l'autre. Mais vous connaissez la loi de la rue Haute,s'pas? Quansqu'une crotche refuse de danser avec vous, elle peut plus danser avec un autre. Dix minutes plus tard, je vois Mélanie au milieu de la piste. Elle valsait avec un kneul du Pachéco.

    J'ai attendu la fin du flikker. J'ai alors été chez Mélanie et je lui ai donné une si forte figotte sur sa joue que sa chienne a joué scampavé  de l'ot'côté de sa tête.

    Mélanie s'est mise à pleurer et elle a dit :

    Vous êt's un homme au moins toi, je veux bien danser mainant, pour tout le reste de la soirée.

    Un régulier et une régulière, quoi...

    Je sais pas quoisque un régulateur viens faire là-d'dans, mais elle était si malheureuse avec sa joue toute rouge que mon coeur il a fondu comme le goudron de la rue Neuve en été et que je l'ai mariée.

    Et à not' noces tous mes camarades ont chanté-et, tiens, ça est encore un autre vieux air des Marolles :

    Oh! Jefke ès getraud...Hij zitch in de miseire(bis)
    Oh!J efke ès getraud...Hij zitch in de miseire...'T ès zen eige faut!  

     +-+-+-+-+-

    C'est lors d'une kermesse organisée par les Marolliens et dans un esprit "Zwanzeur"'qu'en 1929 fut créee "La Commune Libre de la et des Marolles".

    Dans la foulée on désigna un pur et dur du quartier pour remplir la fonction de Bourgmestre :

    M. LAVAND'HOMME.

    Pour remplir ses nouvelles fonctions il était assisté d'échevins et d'un garde-champêtre, eux aussi élus par les habitants du quartier. 

     

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    M. Henri DEMEUR fut le second Bourgmestre de la Commune.

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    M. François STEVENS a prit la relève et officie, entre parenthèse d'une façon magistrale,en tant que Bourgmestre-Président de "l'a.s.b.l. de la Commune Libre de la et des Marolles", avec son escouade de bénévoles, (fort sympathique) qui habitent toujours ou qui ont habité le quartier. 

     

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         Le Bourgmestre François Stevens et Jean-luc Blanpain (pastuûr église de la Chapelle).

    Texte et photos de Jef Slagmulder.

     

     

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    TEXTE EXTRAIT DE BRUXELLES 1000 - UNE HISTOIRE CAPITALE - VOLUME 1 

     

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    Merci à Jef pour le document.

     

    Traduction pénible

     

    Vive El Kermesse d’el Blad

    1 Ce qui manque à la meilleure femme -  2 L’empereur du Bas-quartier et sa femme -  3 Jan Trompette 1er des Marolles
    4 Illumination Générale -  5 Le char du Théâtre de Toon -  6 Un Président de Bult Karkas 7 Le char de la rue de la Prévoyance
    8 Saint Nicolas – 9 Un déserteur – 10 Le dernier char «  A la lucarne le garde champêtre.

     

     


     

     

  • La Boîte aux souvenirs

     

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    Une caisse d’Epargne existait au café de Charles Baur dans la rue des Ménages "de Deevestroet". Le versement hebdomadaire était en 1949, de 70 francs pour une cagnotte de 3.640 francs l’an.

    Pour augmenter l’avoir de cette épargne, il était organisé des tombolas,, concours "de Vogelpik", de jacquet, de cartes, etc…,etc…

    L’épargne réalisée a servi à alimenter, en 1950, la caisse du Vélo-club du lieu dont le but était de réaliser un voyage en vélo en France, à la côte d’azur. Le déplacement dura un mois.

    Le trajet fut le suivant ; départ en train de Bruxelles midi. Destination  Aix-en-Provence, où commençait la randonnée cycliste qui passait par Marseille, Toulon, Saint-Raphaël, Canne, Nice (repos de 3 jours), Monaco, Puget-Théniers, Guillaume, Barcelonnette, Gap, Grenoble et, là, embarquement en train pour Paris.

    Les courageux sportifs des Marolles, ont tenu à immortaliser en photo le départ pour ce voyage qui durât trente jours dans le plaisir le plus complet sans anicroche, ni disputes.

    Ecrit par Henri SEMPO.

     

    Merci à Gérard LARDE, pour les documents.

     

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  • Valerie Campens

     

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    Valérie ouvre la boîte à chaussures pour les Marolliens.

     

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    Maria Théresa Defontaines est la Grand-Mère de
    Jeanne Rampelberg.

     

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    Jeanne Rampelberg

     

     

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    Jeanne en famille, elle est debout.

     

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    Jean-Baptiste Rampelberg
    receveur du tram.

     

     

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    Le Facteur du quartier ?

     

     

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    A 2 - Félix Campens Junior, le papa de Valérie.

     

     

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     Les photos qui suivent représentes des personnes inconues pour Valérie
    Peut-être, qu'un visiteur pourra mettre un nom sur ces visages ?

     

     

     

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    Une Dame et la petite fille.

     

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    Qui C'est ?

     

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    Photo 5

     

     

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    Jeanne Rampelberg et Félix Campens Sénior
    La petite fille ? 

     

     

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    La photo  a été prise à Oostende à priori, c'est indiqué au dos de la photo