La Grand Place

  • La Maison du Roi

    LA MAISON DU ROI 

    L'infante Isabelle se plut à embellir ce monument vers 1625.

    C'est cette princesse qui y fit remplacer la statue de la Vierge et orner la façade de deux inscriptions que l'on pouvait encore lire il y a quelques années, et que nous espérons bien y retrouver le jour de la restauration complète de ce précieux édifice.
    (Hélas, Hélas, nous on connaît la suite 2009)

     

     

    ùaison du Roi

    Photo offerte par Jef Slagmulder 

     

    L'une de ces inscriptions était ainsi conçue :

     

    A PESTE, FAME ET BELLO, LIBERA NOS MARIA PACIS.

    (De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous, Marie, vierge de la paix)

    Ce que les loustics Marolliens traduisaient en ces termes :

    " Ah peste ! La femme est belle, libre à nous de la marier à Pâques !

     

    Sur le second du premier étage on lisait cette inscription formant chronogramme :

     

    HiC VOTVM PACIS
    PVBLICce ELISABETH
    CONSECRAVIT

    (Elisabeth consacra ici un vœu de paix publique.

    Source : Souvenir du Vieux Bruxelles par Joe Diericx de Dem Hamme Tome II

     

    Plais roi
    Photo n° 2

     

    Maisondu Roi
    Photo n° 3

  • La légende du juge Herkenbald

     

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    Photo 1

     

     

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    Photo 2 - L'histoire du juge est sculptée dans la pierre - Hôtel de ville de Bruxelles. - Cul-de-lampe de l'aile gauche de l'Hôtel de Ville. HERKENBALD punit de ses mains son neveu coupable.

     

    La légende du juge  HERKENBALD.

     

    Ce digne magistrat était le juge suprême qui rendait la justice en l’an 1020 de Notre-Seigneur.

    Le juge HERKENBALD d’une grande intégrité, veuf et âgé de soixante ans  n’avait   comme seule famille un neveu et une fille,  Blanche, dont on dit qu’elle était extrêmement belle.

    Le neveu, beau et grand jeune homme  était élevé par le juge, et Blanche en était follement amoureuse. Le vieux juge destinait même son neveu  à prendre sa place dans l’administration de la justice à nos pères.

    Mais le neveu était un  "hiten boulé"  et pour assouvir ses besoins il se rendait dans des endroits mal famés et participait à des orgies. Je juge avait connaissance des travers du jeune homme, mais comme sa fille Blanche, en était follement amoureuse, il ferma les yeux.

     

    Un jour que le digne HERKENBALD, rendait bonne et égale justice, aux riches comme aux pauvres, un pauvre vieillard  en pleurs vint se mettre à genou devant son siège.

    -         Levez-vous brave homme, ce n’est pas en supplient qu’on obtient justice PARLEZ !

    -         Seigneur, dit-il,  c’est en effet justice que je demande ; et je sais que je l’obtiendrai de vous.

    Là-dessus le vielle homme se remit à pleurer.
     
    -        Justice plaise à dieu que je ne fusse pas contraint de vous le demander. Mais, vous avez une fille, Seigneur juge. Et moi aussi je suis père et ma fille est mon seul appui, ma famille, ma richesse, mon espoir, mon orgueil elle était chaste et pure et je marchai le front levé. TOUT EST PERDU, aujourd’hui.  Un jeune homme en état d’ivresse est rentré dans ma maison a pris ma fille et malgré ses cris l’a violé.

    Il y avait alors à Bruxelles une grande sévérité pour les crapules coupables de viol.

    -         Vieillard, dit-il, vous serez vengé la loi vous donne le sang du criminel

    -         Ah ! Seigneur, dit le bon homme effrayé, ce n’est pas sa vie que je demande.

    -         Mais je juge ne l’entendit point. -  Où est le coupable, demanda-t-il ?

    -         Il est encore dans ma maison.

    -         MARCHONS.

    Et le magistrat, fit signe par ses gardes et d’un grand pas, (suivit avec tumulte d’une foule)  se rendit où était située la maison où le crime a été commis.

    La porte s’ouvrit, c’était le neveu d’HERKENBALD. Le vieux magistrat pâlit.

    -         Awel, que ce que tu fais ici ? Tu connais l’infâme peï qui a fait ça ?

    Le jeune mort de peur, se jetât à genoux  et confessât que c’était lui le criminel.

    -         VOUS ! dit Herkenbal en broubelant... et après un long silence, il ajouta ; -         Vous allez mourir !

    A ses mots le jeune homme posa une clameur d’effroi.
    -        Oh ciel, mon oncle, excusez-moi j’avais la "douffe",  je ne savais plus ce que je faisais.

    -         Ha ! et par-dessus le marché,  vous étiez saoul, la loi puni cet état également. Vous méritez la mort.

    Un confesseur s’approcha ; et le vieux  justicier d’une voix tremblante lu au coupable la sentence et on coupa "directement en une fois" le cou du neveu.

    Après quoi le vieux juge se mis à pleurer, sa fille apprenant la nouvelle en mourut de chagrin dans l’année et le juge ne put survivre à sa fille.

    La rue ou le crime a été commis s’appelait la rue de Fer (quartier de la Bourse actuelle).

     

    Pierrot Heymbeeck.
    Inspiré ;  DES CHRONIQUES DES RUES DE BRUXELLES
    Ou histoire Pittoresque de cette Capitale, par les faits, légendes et anecdotes et les traductions populaires – Tome 1er. Année 1834.- BRUXELLES Montagne de la cour, n°2.
     " Etait-ce là déjà propos de rue, répété de bouche en bouche, comme tendrait à le faire croire la relation, sans doute romancée, à laquelle se complut, en 1834, Colin de Plancy dans sa chronique des rues de Bruxelles" ?

     

     

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    Tapisserie d'Herkenbald, ensemble. La partie gauche montre le juge légendaire du passé bruxellois, tuant de sa main son propre neveu qui s'était rendu coupable d'un crime. La tapisserie date du XVI siècle. (Mussée de Berne).

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    LA JUSTICE DHERKENBALD

     

    1. Les lieux.

     

    Si l’on se rend à la Grand-Place et que l’on observe l’un des deux culs-de-lampe qui surplombent l’escalier aux lions de l’Hôtel de Ville, on y verra gravée dans la pierre la légende de la « justice d’Herkenbald ». L’histoire se rapporte à une affaire qui se serait déroulée dans une ancienne rue nommée la « rue du Fer ». Celle-ci s’étendait de la rue Marché-aux-Poulets à la « place des Récollets », entendez l’actuelle place de la Bourse.

     

     2. La Justice d’Herkenbald (1ère version).

     

    Il est dit qu’en l’an 1020, un pauvre vieillard et sa fille vivaient dans la rue du Fer. La jeune fille, nommée Pélagie, était réputée tant pour sa grande beauté que pour sa non moins grande vertu. Mais un soir, alors que les forces des ténèbres étaient à l’œuvre, l’univers de la pure enfant bascula.

     

    Le neveu du juge Herkenbald avait beau s’être fiancé depuis un an à sa cousine Blanche, fille dudit juge, il n’en n’était pas moins resté un débauché notoire. Il connaissait la grande beauté de Pélagie, de même que sa réputation vertueuse. Aussi rêvait-il de la posséder, de gré ou de force.

     

    Un soir de beuverie et d’orgie, l’envie de souiller et de tirer jouissance de la douce et noble Pélagie lui remua à ce point les tripes, qu’il s’en vint frapper à sa porte. La candide enfant, croyant que c’était son père, lui ouvrit l’huis, ce qui permit au luxurieux neveu de s’engouffrer de force dans le logis. Le vaurien, dénué de toute pitié, n’écouta ni les pleurs, ni les prières, ni les cris de la malheureuse enfant sur laquelle il se jeta pour lui faire subir les derniers outrages. C’est ainsi que la malheureuse Pélagie fut déshonorée.

     

    Le lendemain, le père de la malheureuse jeune fille se présenta à l’audience publique pour demander justice de l’odieuse agression dont sa fille avait été la victime. Or, le juge n’était autre que le sieur Herkenbald, l’oncle du violeur, magistrat connu pour sa grande probité. Lorsqu’il demanda où était l’agresseur, il se vit répondre par le père de la victime : « Chez moi, seigneur ». Herkenbald suivit donc le vieillard chez lui et quelle ne fut pas sa surprise d’y découvrir son neveu, fiancé, qui plus est, avec sa fille Blanche.

     

    Le coupable, encadré par deux robustes ouvriers, n’eut d’autre mot d’excuse que de dire que, lors des faits, il était ivre, ce à quoi le juge répondit qu’il s’agissait là d’un autre crime qui n’admettait aucune excuse. Aussitôt, Herkenbald fit venir un confesseur et fit entendre sa sentence : le neveu indigne serait décapité devant la maison où il avait commis son odieux forfait. Apprenant le crime et la mort de son fiancé, Blanche fut frappée de folie et mourut quelques mois plus tard. Quant à Herkenbald, il renonça à son titre et alla s’enfermer dans un cloître.

     

     3. La Justice d’Herkenbald (2ème version).

     

    Il existe toutefois une autre version, plus connue, de cette légende. Lorsque son neveu commit l’odieuse agression contre Pélagie, Herkenbald était au lit, gravement malade. Etant donné son état de santé, personne n’osait lui avouer l’acte criminel de son neveu, mais un jour, néanmoins, il surprit quelques murmures ayant trait à la sordide affaire. Comme tout son entourage semblait s’enfermer dans un profond mutisme, Herkenbald fit appeler l’un de ses serviteurs qu’il menaça de lui faire arracher les yeux s’il ne lui avouait pas toute l’affaire. Empli de crainte, bien sûr, le serviteur s’exécuta. Et c’est ainsi qu’Herkenbal apprit le fin mot de l’affaire.

     

    Aussitôt, il condamna son neveu à être pendu, mais l’officier qui était chargé d’exécuter cet ordre, craignant qu’Herkenbald puisse, par la suite,  regretter son geste et que, de ce fait, il aurait éventuellement, lui-même, à en payer les conséquences, préféra conseiller au neveu de se cacher durant quelques jours, le temps que la colère de son oncle passe.

     

    Cinq jours passèrent donc, après lesquels l’imprudent neveu jugea bon de se montrer à nouveau au grand jour. On peut juger de la surprise d’Herkenbald, auquel l’officier avait assuré qu’il avait exécuté ses ordres, lorsqu’il aperçut son neveu bien vivant ! Sans se démonter, il appela affectueusement son neveu qui, sans crainte, s’approcha du lit de l’aïeul. Mais soudain, Herkenbald, se dressant sur son séant, saisit le neveu par les cheveux et lui plongea un poignard dans la gorge. Ainsi fut rendue la « justice d’Herkenbald ».

     

    A noter que cette histoire était représentée sur un tableau daté du 15e siècle et qui fut peint par Roger Vanderweyde (ou van der Weyden). Cette œuvre fut vraisemblablement détruite lors du bombardement de 1695. On la retrouve toutefois sur une tapisserie réalisée d’après les tableaux du peintre précité.

     

    4. La rue du Fer.

     

    Selon la première version de cette histoire, le crime du neveu d’Herkenbald aurait donc été commis, jugé et puni dans une rue aujourd’hui disparue nommée « rue du Fer », anciennement située dans les environs de la « place des Récollets » (Bochart), soit l’actuelle place de la Bourse, comme cela a déjà été signalé. Ce nom lui aurait été attribué « en souvenir du caractère ferme et dur du magistrat ou de la dureté quil montra à cette occasion. Cest une grave erreur. La rue AU Fer, et non rue DU Fer, était lancienne impasse de Vaelbeke qui fut prolongée au travers des bâtiments de lantique couvent des Récollets, situé près de léglise de Saint-Nicolas, fermé le 31 octobre 1796 et abattu peu de temps après. Elle reçut son nom « parce quil sy trouvait un magasin de métal ». Elle communiquait avec lancien marché au Beurre par une ruelle appelée Petite rue au Fer. » (Légendes bruxelloises, Devogel, p. 59).

     

    Eric TIMMERMANS.

     

    Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 195, p. 73 / Dictionnaire historique des rues, places...de Bruxelles (1857), Eugène Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Histoire de la Ville de Bruxelles, t.1, A. Henne et A. Wauters, Editions Culture et Civilisation, 1968, p. 32-33 / Légendes bruxelloises, Victor Devogel, Tel - Paul Legrain (J. Lebègue et Cie, 1914), p. 51-59.

     

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    Photo et texte : LES RUES DISPARUES DE BRUXELLES - Jean d'Osta - Rossel.

     

  • L'indépendance belge.

     

     

     

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    Photo 1 du photographe "Alexander"

     

    C'est le 26 juillet 1891, qu'eut lieu le bouquet final des festivités de commémoration de l'indépendance belge à une époque où celles-ci  duraient plusieurs jours de suite, ce spectacle fut une réussite  grâce au nombre important de participants et au décor dont la pièce maîtresse, confectionnée par le décorateur de la Monnaie, Armand Lynen, fut le château-fort en carton-pâte plaqué sur la façade de la Maison du Roi. Les hérauts placés dans les tours de l'hôtel de ville firent retentir leur sonnerie pour annoncer l'ouverture du spectacle quelques fantaisistes mais très amusants puisque les catapultes projetaient des bouquets et que les lèches étaient munies de fleurs (MVB).

     

     

     

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    Photo 2  du photographe "Alexander"

     

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  • Grand-Place de Bruxelles

    La Grand-Place de Bruxelles
    Tapis de fleurs du 13 au 15 Août
    Brussels' Flower Carpet

     

     

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    Photo 1
     

    De 9 à 23h   
    Ouverture de l’Hôtel de Ville : du balcon, vision “panoramique” du tapis, y compris le parcours-exposition des tapis anciens aux motifs floraux.
    Prix d'entrée 3 euros
    Les enfants en dessous de 12 ans, gratuit.
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    Photo 2
    Le motif
    L'Ange Saint-Michel terrassant le Dragon.
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    Photo 3
    Le motif
    L'Iris, symbole de la région Bruxelloise
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    Photo 4
    Entrée de l'Hôtel de ville de Bruxelles
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    Photo 5
    Photos de Philippe Beeckmans
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    Source : LE SOIR - merci Jef Slagmulder