Bruxelles vu par les bruxellois. - Page 3

  • Fontaines de Bruxelles (7) : Le Mont des Arts.

     

    LES FONTAINES DE BRUXELLES (7) : LE MONT DES ARTS

     

    Le Mont des Arts : situation actuelle.

     

    Les petites fontaines de l’actuel Mont des Arts ne sont que les pâles héritières, nous le verrons, de la cascade monumentale qui existât jadis à cet endroit. Autant dire que nous nous écarterons largement de notre sujet initial consacré aux fontaines de Bruxelles, pour présenter le Mont des Arts dans son ensemble.

     

    Le Mont des Arts actuel est situé dans les environs immédiats de la Gare centrale. Il fut réalisé entre 1954 et 1965. Le Mont des Arts tire son nom du voisinage immédiat du Palais des Beaux-Arts et du Musée des Beaux-Arts. Il constitue la principale liaison entre le haut et le bas de la ville.

     

    Il s’agit de « jardins à la française » encadrés par la rue du Mont des Arts, la Bibliothèque Royale et le Palais des Congrès. La statue équestre du troisième roi des Belges, Albert Ier, fait face à la statue en pied de la reine Elisabeth, son épouse.

     

    L’ensemble paraît toutefois bien peu harmonieux dans sa conception. Voilà ce qu’en dit Jean d’Osta :

     

    « Le pittoresque et délicieux Mont des Arts qu’ont connu les Bruxellois d’âge mûr n’est plus aujourd’hui qu’un banal jardin plat et carré, entouré des vastes bâtiments de la nouvelle Bibliothèque Royale, du Palais des Congrès et, du côté nord, d’une rangée d’immeubles administratifs surmontant de beaux magasins avec trottoirs sous arcades. Cette suite de magasins est malheureusement séparée du square de verdure par un large autodrome où les voitures foncent en quatre rangs, à sens unique, vers le haut de la ville. » (Jean d’Osta).  

     

    L’on ne peut dès lors s’empêcher d’éprouver une certaine nostalgie à l’égard de l’ancien Mont des Arts, de ses jardins et de ses cascades d’eau, que tous ceux qui, comme moi, sont nés après 1965, n’ont hélas connu que sous forme de photographies.

     

    Seule l’arcade qui supporte une horloge animée et illustrée de figurines historiques et folkloriques, attire réellement notre sympathie. L’horloge du Mont des Arts est flanquée d’un petit jacquemart, c’est-à-dire un petit bonhomme qui frappe les heures avec un marteau. Les figurines qui l’entourent marquent les heures sur une grande rosace. Le carillon de 24 cloches joue –ou devrait jouer…- ainsi en alternance.

     

    Jadis, la « Steenweg », la vieille Chaussée de pierre, passait par le Mont des Arts.

     

    Le Mont des Arts : historique.

     

    Sur ce versant du Coudenberg se situait jadis le « quartier Saint-Roch » qui, jusqu’au 15e siècle, se nomma « quartier des Juifs ». Selon certaines sources (Histoire secrète de Bruxelles, p. 39), l’actuel Mont de Arts aurait aussi porté nom de Montagne des Aveugles. La principale artère de l’actuel Mont des Arts était jadis la rue « Montagne de la Cour » qui commençait rue de l’Empereur (actuel boulevard de l’Empereur) et rue Cantersteen, pour finir place Royale.

     

    Au début du 19ème siècle, « à l’endroit qu’occupe le Mont des Arts, existaient des ruelles populeuses : la rue Ravenstein, l’ancienne, avec ses pignons à redans, ses cours à arcades gothiques pareilles à des patios sévillans ; la rue des Trois-Têtes où un vieil estaminet de même nom voisinait avec le coiffeur Henri, dont la maison s’ornait d’un réverbère du temps de l’éclairage à l’huile ; la rue Notre-Dame, avec ses larges escaliers et ses garde-fous de fer forgé qui lui donnaient un aspect liégeois. Pour aller de la place Royale à l’Hôtel de Ville, il fallait emprunter un de ces nombreux escaliers de pierre, dit escaliers des Juifs, et qu’on trouve encore aujourd’hui entre la rue des Minimes et la rue Haute. » (« Bruxelles, notre capitale », p.40)

     

    C’était, à cette époque, le beau quartier de Bruxelles, le quartier du commerce de luxe. Mais, nous dit Eugène Bochart, à la moitié des années 1850, soit depuis une vingtaine d’années, la rue Montagne-de-la-Cour « a considérablement perdu de son importance, et le commerce a descendu rue de la Madeleine et rue du Marché-aux-Herbes. Divers projets ont été élaborés et présentés au conseil communal pour rendre la vie à la Montagne-de-la-Cour. Ce n’est plus maintenant qu’une question de temps. Ce quartier, quoi qu'on fasse, doit être le centre de l’industrie et du commerce de luxe : les positions centrales ne peuvent que gagner par les améliorations projetées. Le problème à résoudre est la diminution de la pente ; cette question traitée, le reste peut être abandonné sans danger à l’industrie privée. » Réorganiser la Montagne-de-la-Cour fut toutefois moins simple que ne le pensait Eugène Bochart…

     

    En 1879, le Conseil communal de Bruxelles envisagea de relier le haut de la ville au niveau de la Senne au moyen d’une large artère carrossable. Un projet qui fit long feu !

     

    A la fin du 19e siècle, « ce quartier Saint-Roch comportait une dizaine de ruelles populeuses, et, notamment, la rue des Trois-Têtes, la rue Notre-Dame, comparable aux raidillons liégeois avec ses larges escaliers et ses garde-fous en fer forgé, l’étroite rue Ravenstein et la pouilleuse rue Saint-Roch. Ce quartier était tristement célèbre par ses estaminets mal famés et ses cours intérieures à arcades gothiques (et à filles légères. » (Jean d’Osta)

     

    En 1883, il fut décidé de raser ce chancre afin d’y établir un large « boulevard descendant », des jardins publics et un vaste temple consacré aux beaux-arts : salle de concerts, d’expositions, de théâtre… Mais il fallut encore attendre quatorze années de discussions et de négociations parfois véhémentes entre le bourgmestre Charles Buls et le gouvernement belge, pour que commencent les travaux de démolition.

     

    Ainsi, en 1894, un incident assez grave opposa la Ville de Bruxelles au gouvernement belge. De fait, ce dernier, moyennant un subside de 450.000 francs belges, voulait imposer à Bruxelles, ses propres plans de la voie carrossable dont le projet avait été lancé en 1879. Au nom de l’autonomie communale, Charles Buls envoya paître le gouvernement belge !

     

    En 1897, les travaux de démolition commencèrent enfin et, en 1900, il n’y avait plus entre la rue des Sols et la rue Montagne-de-la-Cour, qu’un horrible terrain vague couvert de pierraille et d’orties… Quant aux discussions politiques sur l’avenir de ce site, elles reprirent de plus belle ! Les plans succédèrent aux plans, mais on ne parvint guère à se mettre d’accord. Les plans des futurs musées et des futures salles des beaux-arts restaient dans les cartons. Le chancre urbain subsista durant une dizaine d’années encore et c’est alors que le roi Léopold II, ulcéré de constater qu’aucun progrès n’avait été réalisé, exigea que les ruines soient au moins rasées avant l’exposition universelle de 1910. Il fut fait ainsi.

     

    En 1908, de grands travaux furent entrepris pour la construction du boulevard de la célèbre et destructrice Jonction Nord-Midi, pour la rénovation de l’ancien quartier des Juifs (la Montagne de la Cour donc) et pour la création d’un vaste palais destiné aux Beaux-Arts. La Jonction avait nécessité la destruction des quartiers Isabelle, Terarcken et Saint-Roch et il fallait à présent, en urgence, panser les multiples plaies du quartier.

     

    « Un jardin provisoire est aménagé par l’architecte Jules Vacherot entre 1908 et 1909, en prévision de l’Exposition universelle de 1910 qui doit se tenir à Bruxelles. Et c’est une réussite : tout en ondulation et en respiration, le jardin alterne parterres et terrasses reliées par des escaliers, il est agrémenté de fontaines et de sculptures de Godefroid Devreese et Josué Dupon. » (Bruxelles disparu, p.65). En 1935, ce superbe aménagement était encore décrit comme un ensemble harmonieux de jardins et de chutes d’eau. Il fut inauguré en 1910, en même temps que l’Exposition universelle, sous l’appellation de square du Mont des Arts.

     

    Mais voilà, au lieu de le conserver, l’œuvre de l’architecte parisien Vacherot, dessinée à l’initiative de Léopold II et ayant été déclarée « temporaire », fut anéantie à son tour… Il est vrai que ce jardin n’était destiné qu’à durer les quelques mois de l’Exposition, mais il s’imposa naturellement à l’affection des Bruxellois « par son harmonie parfaite, son élégance, son utilité, son charme. Il était une bénédiction pour les promeneurs, pour les enfants, pour les amoureux, pour les artistes. Il a duré 45 ans, toujours provisoire, toujours menacé, toujours aimé. » (Jean d’Osta)

     

    Pour le plus grand malheur des Bruxellois, de nombreux projets de reconstruction furent mis sur la table, et ce dès les années 1930 (en liaison avec les travaux de la monstrueuse Jonction Nord-Midi). Et, en 1937, l’on opta finalement pour la laideur urbanistique et architectural d’allure soviétique… La construction de ce complexe qui comprend aujourd’hui, outre les jardins dans lesquelles chuintent des fontaines qui ne sont plus qu’un lointain souvenir des cascades d’antan, le Palais des Congrès, la Bibliothèque nationale dite de l’ « Albertine », des bureaux (évidemment…), une galerie commerciale (le verre et le métal s’ajoutèrent au béton, les prix flambèrent et les mentions en anglais se répandirent…) , sans oublier…un parking.

     

    La construction de cette « chose » se fit par étapes (histoire de définitivement anéantir le vieux quartier…) dans les années 1950 et 1960. Au début des années 1950, le jardin du Mont des Arts apparaît déjà en partie désaffecté et avait d’ores et déjà été condamné, contre l’avis de la population bruxelloise : « Lorsqu’il fut sérieusement question de le supprimer, en 1951, pour le remplacer par une place carrée et plane recouvrant de vastes garages, il y eut d’unanimes et véhémentes protestations de tous les milieux artistiques et intellectuels. Des campagnes de presse ardentes alertèrent la population ; Louis Quiévreux, en particulier, dépensa généreusement son talent et sa fougue. Rien n’y fit. Le ministre « compétent » (un provincial, évidemment) imposa son projet. Tout au plus parvint-on à sauver in extremis la vénérable chapelle gothique dite « de Nassau » (incorporée aujourd’hui dans le grand édifice de la Bibliothèque Royale). En 1955, on rasa ce joli Mont des Arts cher à nos cœurs, comme l’appelait Louis Quiévreux dans le titre d’une brochure qu’il publia pour tenter de le sauver. Et à grands renforts de pelles mécaniques, on nivela la colline du Coudenberg. » (Jean d’Osta). Les travaux prirent fin en 1965.

     

    Au début des années 1950, Louis Quiévreux nous décrivait encore ainsi le Mont des Arts :

     

    « A deux pas du parc (ndr : de Bruxelles), le Mont des Arts est un havre de repos et d’élégance. Malheureusement, depuis longtemps, les otaries de ses fontaines sont sans eau. Elles languissent. Les castors, eux, accueillent toujours sur leur dos de bronze les bambins qu’on mène prendre l’air sur la belle colline, provisoire depuis 1910. Quarante ans d’un provisoire harmonieux et riant. » Et l’auteur d’évoquer les menaces qui pèsent déjà sur le Mont des Arts : « Et pourtant, cette aimable colline est menacée. Des dossiers volumineux contiennent son arrêt de mort au profit de l’Albertine (ndr : réalisée en 1958). Depuis des années déjà, l’épée de Damoclès guette les robiniers faux-acacias, les saules pleureurs, les marches pailletées si gaies à descendre vers la cuve de l’Hôtel de ville. » (« Bruxelles, notre capitale », p.39) Et l’auteur de s’interroger (idem, p.41) : « Mais est-ce bien vrai que nous allons le perdre, après avoir perdu le quartier Isabelle, celui de la Putterie et celui des Ursulines ? »

     

    Oui, Monsieur Quiévreux, nous l’avons perdu…

     

    Trois rues aujourd’hui disparues.

     

    -La rue des Trois-Têtes commençait à la Montagne de la Cour et finissait rue Saint-Roch. Elle porta jadis le nom de l’Héritage de l’Amman et de rue de Saint-Jean. On y trouvait une maison sur la porte de laquelle étaient sculptées trois têtes en bois qui lui donnèrent son nom jusqu’au jour de sa disparition. Rue mal famée, peuplée de filles de joie et de vagabonds, elle fut de tous temps un genre de carrefour. Il est dit qu’une des maisons de cette rue était bâtie sur un souterrain, destiné à conduire à la Senne les eaux usées. Un jour, alors qu’un jeune homme frappait à la porte de cette masure, un mendiant lui demanda la charité. Avant d’entrer, le jeune homme laissa tomber une pièce de trois livres dans sa sébille, avant de lui glisser un papier tout en lui recommandant de revenir à cette adresse le lendemain. Mais le mendiant eut beau venir et revenir le jour et les jours suivants, le jeune homme semblait avoir disparu. Le mendiant raconta ce qu’il savait et la police qui finit par opérer une descente sur les lieux, mais on ne trouva pas le moindre indice accusateur. Un jeune homme était venu et était reparti, on n’en savait pas plus. Le mendiant insista et de nouvelles perquisitions furent entreprises et c’est là qu’on découvrit que la maison communiquait au moyen d’une trappe occultée, avec le souterrain. De ce dernier, on retira un cadavre : celui de notre malheureux jeune homme… Les assassins, femmes et hommes, finirent par avouer leur crime, commis, nous dit Eugène Bochart, « dans des circonstances d’un raffinement si atroce que la plume ne peut les décrire, et que l’imagination d’un homme honnête se refuserait à les concevoir »… Les criminels furent livrés au bourreau et la maison fut rasée.

     

    -La rue Notre-Dame commençait Montagne de la Cour et finissait rue Terarken et rue des Sols. Cette artère faisait autrefois partie des « Escaliers des Juifs » et se nomma d’abord « rue des Juifs » ou « rue du Juif ». De fait, avant sa destruction, la rue Notre-Dame était encore garnie d’une rampe et de marches en bon état. Sous le régime français (1794-1814), elle reçut le nom de « rue de la Renommée ».

     

    -L’ancienne rue Saint-Roch commençait rue Cantersteen et finissait rue des Trois-Têtes. Elle est décrite par Eugène Bochart, à la moitié du 19e siècle, comme une simple ruelle de communication entre la Cantersteen et la rue des Trois-Têtes (au sujet de Saint-Roch à Bruxelles, voir également notre article …. ). Pendant la Révolution elle fut rebaptisée « rue de l’Innocence ».

     

    L’Exposition universelle de 1910.

     

    L’Expo.

     

    L’Exposition universelle de 1910 se déroula à Bruxelles du 23 avril au 1er novembre de cette même année. Ce fut la troisième exposition de ce type accueillie par notre ville. Elle fut consacrée à la mise en valeur des réalisations industrielles, commerciales et coloniales de la Belgique. Déployée sur près de 90 ha et accueillant près de 29.000 exposants, elle attira environ 13 millions de visiteurs. L’Exposition se déroula sur le plateau du Solbosch, au Cinquantenaire et à Tervueren, où fut organisée une Exposition coloniale. Ajoutons qu’au square du Solbosch se trouvait aussi un village pittoresque, Bruxelles-Kermesse, évocation d’un Bruxelles d’antan, en voie de disparition (déjà…).

     

    L’incendie.

     

    Mais le dimanche 14 août 1910, à 8h45, un incendie se déclara au-dessus de l’aile gauche du palais belge, tout près de Bruxelles-Kermesse. Une haute flamme apparut et la corniche de ce bâtiment fut la première à brûler. Le feu se répandit en quelques secondes, si bien que la foule présente resta comme pétrifiée, avant de céder à la panique ! Le feu devait détruire la totalité du grand palais central, Bruxelles-Kermesse, de même que le pavillon britannique et les stands français (la section française ne fut pas détruite entièrement : le feu s’arrêta devant la grande statue représentant la République…). L’intervention des pompiers, intervenus avec lances d’incendie, échelles, pompes à vapeur et même une autopompe apparut presque désespérée. Au-dessus du terrain d’exposition du Solbosch se répandit bientôt un sinistre nuage de fumée.

     

    Et voilà que le jardin zoologique Bostock brûle à son tour ! Si les animaux inoffensifs ont déjà été mis à l’abri, que faire des autres ? On les laisse sur place… On n’ose faire usage des armes par crainte de toucher les pompiers ou le personnel. Les gendarmes restent là, fusils braqués, mais inutiles, jusqu’au dernier rugissement de douleur… Ne subsistent plus de « Bostock zoologie » que les grilles tordues et rougeoyantes des cages, de même que les restes ratatinés ou calcinés des animaux, dont trois cadavres de crocodiles qui paraissent presque intacts mais qui n’en n’ont pas moins succombés aux flammes.

     

    D’heure en heure, l’incendie poursuit ses ravages dévastateurs et s’étend même à une quinzaine d’habitations privées. Mais à 14h30, tout danger d’extension du sinistre est enfin écarté, après près de six heures de lutte contre le feu. Si, à cette occasion, les services de secours firent preuve de bonne volonté, leur efficacité, par contre, laissa quelque peu à désirer. L’Expo, elle, se poursuivit. « La Belgique perdit 40.000 m² de surface d’exposition, mais gardait heureusement 20 .000 m² dans le hall des machines et du chemin de fer, ainsi que 12.000 m² dans divers pavillons et jardins. Le Vieux-Bruxelles avait perdu ses 60.000 m², mais le restaurant « Au Chien Vert » existait toujours et rouvrait ses portes le lendemain de l’incendie. Des 90 ha de l’espace d’exposition, environ 12 ha étaient anéantis. » (Expo 1910, l’incendie, p. 86).

     

    Survivance.

     

    Si, comme nous l’avons vu, le Mont des Arts, édifié pour les besoins de l’Expo 1910, a été sottement détruit,  le prestigieux Hôtel Astoria, sis rue Royale n°101-103, est une survivance de cette époque.

     

     

    Eric TIMMERMANS.

     

     

    Sources : « Bruxelles, notre capitale », Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951 / « Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles », Jean d’Osta, Le Livre, 1995 / « Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles » (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 198, p.307 / « Dictionnaire d’Histoire de Bruxelles, S. Jaumain, Prosopon, 2013 / « Histoire secrète de Bruxelles », Paul de Saint-Hilaire, Albin Michel, 1981 / « Promenades bruxelloises, la première enceinte », Ville de Bruxelles, Cellule Patrimoine historique / « Le Mont des Arts », Bruxelles disparu, Marc Meganck, 180° Editions, 2013, p. 64-65 / « Expo 1910, Bruxelles, l’incendie », I. Van Hasselt, J. Stevens, 1980.

  • LES FONTAINES DE BRUXELLES (6) : PUCELLES ET SATYRES…

     

    LES FONTAINES DE BRUXELLES (6) : PUCELLES ET SATYRES…

    La fontaine des Trois Pucelles.

     

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    Pas facile de retrouver la trace de ces pucelles ! D’abord parce que l’emplacement de la fontaine d’origine pose problème. Ensuite parce que nos donzelles ne seraient tout simplement pas celles que l’on croit !
     
    Premièrement, l’emplacement. Certains croient trouver la trace de cette fontaine à l’endroit où se dresse aujourd’hui l’une des « fontaines breugheliennes », à savoir celle qui représente la « Parabole des aveugles », rue au Beurre, près de l’entrée de l’église Saint-Nicolas.
     
     
     
    Et de montrer un dessin qui, effectivement, représente une fontaine dont les niches sont occupées par des femmes des seins desquelles jaillit de l’eau. Des personnages l’entourent et semblent faire une farandole. La légende dit « Profanation des vêtements sacrés de l’Eglise de St-Nicolas par les Hérétiques à Bruxelles en 1579 ».

    Notre fontaine serait donc au cœur d’un raid iconoclaste durant les guerres de religion.
    (http://bruxelles mysteHYPERLINK"http://bruxellesmystere.skynetblogs.be/tag/fontaine+des+trois+pucelles"re.skynetblogs.be/tag/fontaine+des+trois+pucelles ).
     
    Le lien entre cette scène et l’église Saint-Nicolas ne peut évidemment être mis en doute. Par contre, la localisation de la fontaine pose problème. De toute évidence, elle ne se trouvait pas à l’emplacement de notre actuelle « fontaine breughelienne », mais au carrefour des rues du Marché-aux-Herbes, du Marché-aux-Poulets, de la rue des Fripiers et de la rue au Beurre, également située près de l’église Saint-Nicolas donc, mais à l’arrière.
     

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    Mais, me direz-vous, la rue au Beurre ne débouche pas sur ce carrefour ! Disons, plus précisément, qu’elle n’y débouche « plus ». Tout simplement, un tronçon de la rue au Beurre qui, à l’origine, était une artère « en coude », a été rebaptisé, après la première guerre mondiale…rue de Tabora, en souvenir de la victoire belge emportée contre les Allemands dans la future Tanzanie.
     
    Pour la localisation de la fontaine « des trois pucelles », se reporter à : http://www.reflexcity.net/bruxelles/fontaines/fontaine-des-trois-pucelles-disparue
     
    Mais un deuxième problème se pose, car deux représentations de la « fontaine des Trois Pucelles » existent…mais seulement l’une d’elles est forcément la bonne. Il y a la fontaine, déjà évoquée et replacée dans le cadre des événements de 1579, et puis il y a une photo de trois femmes entourant une colonne, dont l’original est conservé au Musée de la Ville de Bruxelles.
     
    Cette fontaine, nous dit-on, était constituée de trois niches ( ?) abritant chacune une statue de femme nue. L’eau de la fontaine jaillissait de leurs seins. Cette fontaine fut élevée en 1545, sous le règne de Charles-Quint, elle apparaît sur une gravure de 1579 (celle déjà citée) et fit l’objet d’une réparation en 1776.
     
    On dit aussi qu’en 1826, elle sera remplacée par une fontaine-obélisque, puis une borne-fontaine, ce qui semble renvoyer à l’emplacement de l’actuelle  « fontaine breughelienne » de la rue au Beurre. Nous pouvons voir cependant que plusieurs cartes (cartes « reflexcity », voir site précité), de diverses époques, situent bien la « fontaine des Trois Pucelles » au carrefour des rues précitées et non à l’emplacement de l’actuelle borne-fontaine « breughelienne » de la rue au Beurre. Il existe même une explication historique à cette situation particulière : la présence de « steenen » où maisons en pierre patriciennes. Peut-être existait-il deux fontaines à l’origine, la grande fontaine des Trois Pucelles à l’endroit précité et une borne-fontaine plus modeste devant l’église Saint-Nicolas. Pour notre part, nous nous en tiendrons, carte à l’appui, à la localisation de la fontaine des Trois Pucelles à l’arrière de l’église Saint-Nicolas.
     
     
    Ceci n’explique toutefois pas pourquoi deux représentations présumées de cette fontaine sont parvenues jusqu’à nous : la « fontaine-colonne » et ses trois femmes ou, plus précisément, jeunes femmes, et la fontaine-niches, en forme de cube.

    Il ne peut y avoir là qu’une confusion. La fontaine-colonne ne comporte aucune niche, il ne peut donc s’agir de celle-là. La fontaine-niches est de forme vaguement cubique, elle compte donc quatre faces. S’il n’y avait que trois « pucelles », quel objet pouvait bien occuper la quatrième niche de la fontaine de 1579 ?
     
    Il est évidemment tentant d’établir une relation entre le nom de « Trois Pucelles » (ou « Trois Grâces », « Trois Déesses ») et la fontaine-colonne ne comportant aucune niche mais bien trois jeunes filles nues qui se tiennent par la main ou la taille, il est toutefois peu probable que cette fontaine ait un jour remplacé la très ancienne fontaine des Trois Pucelles dont d’anciens documents font mention dès 1382. Cette fontaine ne semble pas avoir été destinée à une place publique et a probablement été exécutée pour orner la propriété d’une riche famille bruxelloise, à moins que celle-ci, propriétaire d’un « steen », par exemple, n’ait décidé d’en faire don, pour l’installer là où les actuelles rues de Tabora et des Fripiers se rejoignent… Pures spéculations.
     
    Que pouvons-nous tenter de déduire de cet ensemble d’informations passablement contradictoires ?
     
    Une fontaine s’élevait bel et bien au point d’intersection des rues du Marché-aux-Herbes (ex-Marché-aux-Tripes), des Fripiers, du Marché-aux-Poulets et de Tabora (ex-Grande rue au Beurre). Depuis 1382, au moins, elle était connue sous le nom de « fontaine des Trois Pucelles ». En 1579, située à proximité de l’église Saint-Nicolas, elle est représentée sur un dessin ayant trait aux guerres de religion. Elle a alors l’aspect d’un monument cubique (parallélépipède ), abritant plusieurs niches dont plusieurs (2, 3 ou 4 ?) abritent des statues de femmes nues dont l’eau jaillit des seins. Deux de ses statues sont représentées sur le dessin. On peut supposer qu’elles étaient trois au vu du nom des « Trois Pucelles ». Mais rien n’indique ce qui pouvait apparaître alors sur la quatrième face du monument : un autre niche, une quatrième pucelle ou autre chose, nous n’en savons rien. Mais qu’est-il alors advenu de cette fontaine ? Il nous semble étrange qu’au vu de sa situation géographique, cette fontaine aurait pu miraculeusement échapper au terrible…bombardement de 1695. Pour peu qu’elle ait survécu jusqu’à cette date, elle a probablement été anéantie par les boulets de l’artillerie du Roi-Soleil.
     
    A la même époque existait une autre fontaine représentant trois jeunes filles entourant une colonne. Ce monument, conservé au Musée de la Ville de Bruxelles, a été réalisé en 1545, sous le règne de Charles-Quint. Elle a pour elle de correspondre à la dénomination de la fontaine des Trois Pucelles mais elle ne peut vraisemblablement être identifiée à la fontaine du 14e siècle. Aussi, pour la distinguer de celle-ci, préfèrerons-nous lui donner le nom de « fontaine des Trois Grâces ». Celle-ci ne semble pas avoir été destinée à un usage public, mais bien à un usage privé (www.museedeleauetdelafontaine.be ). De plus, aucun lien n’est établi entre cette statue et l’église Saint-Nicolas dont la « fontaine des Trois Pucelles » était géographiquement proche. Le symbole de la lactation (l’eau jaillissant des seins), comme l’enfant urinant (Menneken Pis), le « cracheur » ou la plaie saignante, sont des thèmes fréquemment utilisés pour les fontaines, il n’est donc pas étonnant de voir le thème de la lactation représenté par deux fontaines au moins.
    Ajoutons que, selon une légende rapportée par un certain Léon Van Neck, un noble et son épouse donnèrent naissance à trois belles jeunes filles, mais toutes les trois décidèrent de ne pas se marier, d’où leur nom de trois pucelles. Deux seigneurs succombèrent malgré tout à leur charme et s’opposèrent dans une guerre sanglante. L’un d’eux parvint à s’emparer des trois jeunes filles et à les faire prisonnières. Sans doute exerça-t-il sur elles quelque chantage auquel elles ne voulurent point céder, parce qu’on les retrouva toutes les trois assassinées. Parmi les soupirants figurait aussi un certain Charles, duc de Brabant, qui n’était autre que…l’Empereur Charles-Quint ! C’est lui qui, en 1545, fit élever une fontaine à trois bassins, alimentés par trois belles jeunes filles dont l’eau jaillit des seins. La fontaine originale, située près de l’église Saint-Nicolas, a disparu.
    Mais au fait, le « Charles, duc de Brabant » de cette légende, était-il bien Charles-Quint ? Ne s’agirait-il pas plutôt de Charles de France, qui passe pour être le fondateur de Bruxelles ? « Charles aurait fait la cour aux trois filles de Hughes, dites les trois pucelles et qui ont peut-être donné leur nom à la fontaine dite des trois pucelles, qui s’élevait au coin du marché-aux-tripes et de la rue au beurre. C’était un groupe de pierre de trois filles nues jetant des filets d’eau par les seins. Cette fontaine existait avant 1581. On raconte que ces trois pucelles furent inhumées au marché au bois. Remarquons toutefois que dans le culte Odinique on rencontre toujours les trois Nornes près d’une source (Ymirsbrün), au pied de l’arbre de plaid (Yggdrasill). Les filles de Hugues auraient été enlevée par un sire Ermenfride, qui aurait enfermé Charles dans une tour avec les trois sœurs ( !). Charles se serait évadé et serait venu assiéger la tour où il avait été prisonnier. Il y découvrit les cadavres des trois filles assassinées, avec Ermenfride lequel se serait suicidé ( ?). » (L’Île St.-Géry à Bruxelles, p.19-20). Mais qui pouvait bien être le Hughes repris dans cette légende ? Nul ne le sait vraiment.
    Par contre, la légende, telle qu’elle nous est rapportée ici par Louis Stroobant, confirme bien la présence d’une fontaine des Trois Pucelles à l’endroit que nous avions indiqué. Comme nous l’avons déjà dit, le tronçon de l’ancienne rue au Beurre qui s’étendait jusqu’à la fontaine est devenu la rue de Tabora. Quant au « marché aux tripes », dont il est question ici, il se situait jadis, et ce jusqu’à la Révolution française, rue du Marché-aux-Herbes :
    Dès 1391, « les tripiers avaient obtenu, non loin de l’église Saint-Nicolas, des emplacements pour quatre échoppes. En 1522, ils étaient devenus envahissants et les habitants de la Chaussée se plaignaient des odeurs fortes que répandaient leurs « pensen » : on limita alors leur espace au moyen de bornes de pierre. Mais en 1796, les autorités françaises jugèrent ces odeurs « offusquantes » et, par arrêté du 27 germinal an IV, les tripiers furent contraints de se retirer dans une rue plus populaire : la Petite rue des Bouchers, où ils étaient encore concentrés au milieu du siècle dernier [ndr : milieu du 19e siècle]. Mais ce tronçon de la vieille Steenweg, entre la rue des Fripiers et la rue des Harengs, garda le nom populaire de Pensmerct (Marché aux Tripes). Dès le XVIIème siècle, les marchands de légumes, qui devaient disputer leurs emplacements de la Grand-Place à différents autres maraîchers, purent aussi s’installer à l’ancien marché aux poissons, au bout de la rue de la Colline. Le peuple appela cet endroit Groentemerkt (Marché aux Légumes) ou Gerstenmerkt, car les marchands d’orge s’y concentraient. En français du XVIIIe siècle, cela fut traduit par Marché aux Herbes. C’est donc par une décision communale de 1853 que la rue du Marché aux Tripes et celle du Marché aux Herbes fusionnèrent. » (Jean d’Osta).
    Pour ce qui est du lieu de l’assassinat présumé des trois jeunes filles, certains penchent pour le château d’Axele-les-Moorsel. Vers 978 ou 1047, selon les sources, un certain Ermenfried (ou Ermenfroid, Hermanfried) « aurait, de gré ou de force, restitué les reliques de Gudule au duc Charles. Or celui-ci aurait assiégé, vers 978, le burgt de Texel ou d’Axele-lez-Moorsel d’où il fit transporter le corps de Ste Gudule à la chapelle de S. Géry. Ce serait donc au château d’Axele que se situerait l’épisode légendaire des trois pucelles ( ?). » (Ibid.)

    Les Trois Pucelles interviennent également dans la légende du Cracheur, une autre fontaine bruxelloise, puisque le matelot ivre-mort, à l’origine de cette légende, aurait consommé exagérément du vin…qui jaillissait des seins des Trois Pucelles ! Comme quoi, à l’instar du Menneken Pis, elles ne produisaient pas que de l’eau !


     
    La fontaine des Satyres.

     
    La rue de la Montagne, telle que nous la connaissons aujourd’hui, c’est-à-dire longue de 200 m et s’étendant du carrefour Marché-aux-Herbes/Madeleine jusqu’à l’articulation de la rue d’Arenberg avec le boulevard de l’Impératrice, était jadis bien plus longue.
    Le côté impair de la rue de la rue de la Montagne a été totalement rasé dans les années 1955-1956. Or, c’est là que nous retrouvons la trace de l’ancienne fontaine des Satyres, démolie environ un siècle plus tôt :
     

    Satyres.png

     
    « Le n°1 formait un angle aigu avec le début de la rue de la Madeleine. Cette pointe s’avançait jusqu’en face du porche d’entrée des galeries Saint-Hubert, à quelques pas de la célèbre fontaine dite des Satyres, dressée au milieu de ce carrefour beaucoup plus petit qu’aujourd’hui. La maison n°1, très banale, abritait en dernier lieu une librairie-bouquinerie assez importante. » (Jean d’Osta).
     
    Derrière ces destructions, on devine évidemment l’ombre de la monstrueuse Jonction Nord-Midi… Bien d’autres artères du quartier en furent également les victimes !
    « Comme la rue de la Madeleine qui le précède, le Marché-aux-Herbes fut victime d’une sévère amputation due –on s’en doute- aux travaux de la Jonction et d’assainissement du quartier. C’est ainsi que fut démoli, sur sa rive paire, le tronçon qui reliait la rue de la Montagne à celle de la Putterie, face à la rue des Eperonniers. Au bas de cette dernière section, s’élevait, dès le XIVe siècle, la fontaine des Satyres disparue en 1847, l’année de l’inauguration des Galeries Saint-Hubert. Elle avait été reconstruite en 1617 par Duquesnoy. Deux ans après sa démolition, les matériaux hors d’usage furent mis en vente publique. Depuis le printemps 1981, une nouvelle fontaine orne le centre de l’esplanade aménagée dans la partie supérieure du Marché-aux-Herbes. » (Georges Renoy) On peut aujourd’hui y voir une statue de l’ancien bourgmestre de Bruxelles, Charles Buls.
    On connaît plusieurs représentations de la fontaine des Satyres. Ainsi, une vue de la fontaine telle qu’elle apparaissait vers 1830, lithographie que l’on doit à Jobard. Un dessin datant plus ou moins de la même époque (entre 1800 et 1847) que l’on doit à Van der Hecht. Et encore, un dessin montrant la fontaine entourée par des barricades (événements du 20 septembre 1830) et des hommes affairés, au carrefour du Marché-aux-Herbes et de la rue de la Montagne.
    Eric TIMMERMANS.
    Sources : « Ilot Sacré », Georges Renoy, Bruxelles vécu – Rossel, 1981, p.28 & 30 / « Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles », Jean d’Osta, Le Livre, 1995, p.190, 213 / L’Île St. Géry à Bruxelles, Louis Stroobant, Le Folklore Brabançon, 12e année, n°69, p. 19-20.
  • Impasse Defuisseaux

     



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    Photo 1

    Une belle impasse bruxelloise, la plus belle selon divers chroniqueurs!
    Sur la gauche, on devine l'inscription CONCIERGE, et en dessous sa loge ? 
    le lieu est très propre et les gens correctement habillés. Ce qui surprend c'est la grille, qui interdit l'entrée du lieu ? 

    Cela m'étonne, oui car j'ai lu à maintes reprises qu'un réglement de la ville de Bruxelles interdisait ça. Une impasse est un lieu public et à ce titre doit être accessible.

    De nos jours, il ne reste plus rien de cette impasse, oui un trou, moche qui sert de sortie à...... Triste, triste. 

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    Photo 2

    Photo prise un jour de 1963 - La fin est proche, dans le fond de l'image un magasin de la rue Haute.

     

    Photo 3

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    Photo 4

     

    L'impasse Defuisseaux était presque en face de la rue de la Rasière (les anciens du quartier disaient de Zustervatstroet).


    A droite en sortant passé la grille il y avait un magasin de la Coopérative Coop.
    Rue Haute il y avait un autre magasin Coop à la Chapelle et un autre rue Blaes.

    Je me souviens que j'y allais pour ma boma acheter le café qui à l'époque était moulu devant le client. Ma boma me recommandait bien de ne pas oublier les timbres de fidélité qu'on collait dans un carnet et une fois rempli donnait des avantages.

    A gauche en sortant c'était le coiffeur "Jean".

    Ecrit par Nelly Lallemand.

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    Photo 5

    Quelques années plus tard, un emplacement pour automobiles.

     

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    Photo 6 - photo d'André Colard

    Aujourd'hui, une entrée et sortie rue Haute pour les ambulances.

  • Les Bruxellois à la Mer.

     sujet de décembre 2008.

    Les Bruxellois prennent l'air à la mer

     

     

     

    Les Plages Belges-1

     

    Départ en Bus

     

    Maurice + Swa + Jojo +  De Joncker

    A 1 - Swa "de Pruimer" A 2 Maurice le marchand de journaux et le petit Ket, Jojo.

    En Moto

     

    oct j

     

    En Side Car

    Side Car1

     

    Et en voiture (presque)

     

     

    Et en voiture

    Pierrot, en panne sur l'Autoroute de la mer 

     

    Ostende

     

    Les Parents de Guillaume Kekenbosch
    et Jeannine sont déjà sur Place.

     

     

     

     

    MES PARENTS ET MA FEMME A OSTENDE

     

    Sans attendre de passer à la pension

     

     

     

    La-Boule-d-Or

    Boma Bich, met ses pieds dans l'eau.
    C'est la première fois que la Boma de Nelly, voit la mer.

     

     

    boma_dans_l'eau[1]

     

     

    Jean_et_r..[1]

    A1 :Jean Bich A2 : Nelly A3 : René Liégeois le cousinde Bich.
    B1: Jean B2: Anna, les parents de René. Les parents d'Anna ont tenu le café "Au Coq" de nombreuses années rue Montserrat avant Jean Bich. B3 : Rosine, ma mère.B4 : Harriette, une soeur de Wis du Papillon.

     

     

    tram moustache ostende

    Merci à Jeannine Goossens, pour la photo du tram de la mer.

     

     

     

    Blankenberghe

     

     

    francine à Blankenberg

    francine un dimanche au bord de la mer du Nord

     

     

    Arthur-à-la-mer

    Arthur Baré

     

     

    Les  PARENTS de Guillaume  à BLANKENBERG

    Les Parents de Guillaume

     

     

     

     

    Léon Pars, vacance juin 07+printemp 07 074

     

     

    Léon Paris et son épouse

     

     

     

    Middelkerke-1

     

     

    Andrée et Marie-Jeane g

    Andrée et Marie Jeanne

     

     

     

    arthur_(2)[1]

     

    Serge et la papa d'Arthur

     

    famille e

     

    famille g

     

     

    Westende

     

     

     

    francine et ses deux enfants

    francine et ses deux enfants

     

     

     

    groupe ecole 1

     

     

    Marie J

     

     

    Marie Jea

     

     

     

    Nieuport

     

     

    Un Soldat à la Mer

     Pierrot - Caserne de Lombardsyde - 1962

     

     

    Beeck 007

     

     

     

     

     

     

     

    Marie Jean

     Andrée et Marie Jeanne

     

     

     

     

    Une Bruxelloise à la Mer

     

     

     

    Nieuport - Patrick et sa Maman

     

     

     

    Heyst-Sur-Mer

     

     

    à la mer-1

     

     

     La Maman de Serge et la photo ci-dessous Serge

     

     

     

    à la mer-2

     

     

     Knocke-Sur-Mer

     

     

    Jacky - merci à Guillaume Kekenbosch

     

     Le Ket de Jeannine et Guillaume - ci-dessous leur petit fils.

     

     

    mer02 2003 3 Guillaume Keekenbosch

     

     

     

     

    Et voilà la mer c'est fini

     

    Et voilà, retour sur les grands Boulevards pour la Maman d'Andrée et son Mari.

     

     

     

     

     

     

     

  • Moules

     

     

     

    Moules, un pistolet, "mostout saus" et un petit verre de vin blanc.
    30 moules pour Madame et 20 pour monsieur ;)

    (le citron, c'est pour le fun)

     

     

    Moules.jpg

    Photo de juillet 2017.

  • Schaerbeek


    Schaerbeek
    anciennes cartes postales

     

     

     

    0

    Carte 1

     

     

    1

    Carte 2

     

     

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    Carte 3

    Aujourd'hui la rue de Quatrecht

     

     

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    Carte 4

    Cette église date du dix-neuvième siècle et est l'oeuvre de Louis Overstraeten.

     

     

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     Carte 5

    Inauguré le 15 août 1865 et sera détruit par un incendie en août 1897.

     

     

    5

     Carte 6

     

    6
    Carte 7

     

    La rue L'Olivier, nom d'un valereux militaire qui né en 1792 à Bruxelles servi dans l'armée de la République  Française.

     

     

    8

     

    Carte 8

    Cette impasse insalubre était située rue  l'Olivier

     

     

     

    9

      Carte 9

     

    10

     Carte 10

    rue empruntée par nos Rois pour aller au boulot

     

     

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     Carte 11

     

    12

     Carte 12

     

    13

    Carte 13

    Le 27 mars 1871, le conseil communal approuvait la convention conclue avec le BELGIAM STREET RAILWAY and OMNIBUS Cy pour l'établissement de la première ligne de tram de Schaerbeek.

     

     

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    Carte 14

    Un dernier coup d'oeil à la rue du Brabant : le tram à cheval ne risque pas d'écraser ni le livreur de la boulangerie, ni la dame qui s'apprête à traverser la rue.

     

    15

    Carte 15

    De quoi M. STEYAERT; pouvait-il être fier ? De ses suberbes machines à broder, dernier cri du progrès.

     

    16

     Carte 16

    Il avait une bonne clientèle, Léopold FEYENS, au coin de la place Liedts.

     

     

    17

     

    Carte 17

    Les deux passerelles remplaçant de vieux passages à niveau reliaient la rue de Cologne (rue d'Aerschot) à la rue du Progrès.

     

     

    18

    Carte 18

    Le Goulot de la Mort ou comme disait le bourgmestre KENNIS "le moulin à saucisse"

     

    19

     Carte 19

     

    20

     Carte 20

     

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    Carte 21

    Au coin de la rue du Progrès - "Le Café Brasserie des Deux-Ponts"

    A droit le cheval de renfort qui aidera son congénère à faire franchir au tram la pente assez forte vers les ponts qui franchissent les voies de chemin de fer.

     

    22

    Carte 22

    La rue du Gallait, qui était qu'amorcées en 1866, est très tôt devenue une grande artère commerçante.

     

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     Carte 23

    Sept rues se rencontrent place Pavillon, où passe le tram à cheval

     

     

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     Carte 24

    nous avons traversé la place et devant nous s'ouvre la rue Gallait avec, à gauche, la rue des Ailes et la rue Quinaux.
    Au trois coins les noms ont changé ; le pharmacien s'appelle Théâtre, le café Brasserie es l'Horloge et la boulangerie porte le nom de Sitoor.
    De nos jours (2010) alles es weg !

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     Carte 25

    Nous regagnons le haut de la commune et, de la place Lehon, nous voyons la maison communale. La gardes-civiques est présente.

     

     

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     Carte 26

    Le 9 place Colignon, en face de l'hôtel de ville, est aujourd'hui une maison privée.
    Au début du siècle (1900), c'était le décor à la René Clair "LA BRASSERIE DE LA BECASSE" de G. FLON, qui tenait une pension bourgeoise.

     

    27

     Carte 27

    Le tram vicinal venant d'Haecht, le "Boerentram", salue d'un jet de vapeur l'hôtel communal. Contruit en plein champ en 1887.

     

     

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     Carte 28

    Le 17 avril 1911, un incendie ravagea l'hôtel communal.
    Nombreux ont été les habitants de la commune qui participèrent au sauvetage du mobilier.

     

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     Carte 29

    La police a réquisitionné une remorque d'un vicinal pour y organiser une permanence.

     

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     Carte 30

    Le buste du roi est Sauf... OUF

     

     

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     Carte 31

    Pour cette occasion on put voir le courage des pompiers schaerbeekois, un corp de volontaires formé en 1878 et qui était commandé, par M. Joseph MELAERTS.
    Ci-dessus le jeune lieutenant PANIELS et son chef.

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     Carte 32

     

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     Carte 33

     

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     Carte 34

    La reine Marie-Henriette, femme de Léopold II, aimait beaucoup les chiens griffons.
    Passant un jour par la place Liedts, elle suivit une servante qui promenait trois griffons havanais. Le propriétaire habitait rue Vandeweyer, galament, il offrit à la reine le plus jeune des trois, fils des deux autres.
    Très souvent par la suite la reine se rendit rue Vandeweyer pour permettre à son griffons de dire bonjours à ses parents.

     

    35

     Carte 35

    Avec les rochers artificiels disposés sur ses pentes, l'endroit évoquait un coin célèbre de la ville de BERNE et il fut bientôt connu de tout Bruxelles sous le nom de
    "CAGE AUX OURS"

     

     

     

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     Carte 36

    Dans le jardin de la "laiterie WARANDEVELD" tenu par le marchand de beurre VAN AERSCHOT, on allait déguster des tartines au fromage blanc, des omelettes, du lait bien frais et comme de bien entendu, de la bière.
    Le bon air à la campagne quoi.

     

     

     

    37

    Carte 37

    "TUT TUT TUT,  do de train en de stousse goe vouch"
    En souvenir de mon beauf André Hofmans

      

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    Carte 38

     

    39

    Carte 39

     

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    Carte 40

    A l'angle des rues Chaumontel et Zénobe Gramme, les bâtiments de l'institut de la Sainte-Famille cachent aux passants les restes du château Helmet.

     

     

    41

    Carte 41

    La rue du Tilleul, séparant Schaerbeek d'Evere, reliait le hameau d'Helmet à la chaussée de Louvain.

     

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     Carte 42

    Avec de-ci de-là une remise abritant la charrette qui chaque matin, emportait un chargement de légumes à destination des marchés de Bruxelles.

     

     

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     Carte 43

    La rue de l'Agriculture (et non de l'Horticulture) traversait la chaussée d'Helmet et la chaussée d'Haecht, parrallèlement à la rue du Tilleul.

     

     

    44

     

     Carte 44

    La rue du Lion, qui aboutissait à l'avenue Monplaisir, a disparu au cours de l'aménagement des terrains devant la gare et de la rue Anatole France. (1907-1908)

     

     

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     Carte 45

    Le Baron ROOSE s'était fait contruire à Helmet un joli château qu'il baptisa "MONPLAISIR".

    Bonaparte et Joséphine y étaient venus passer les troupes en revue (27 septembre 1803).

     

    46

     Carte 46

    On n'a pas dû faire un grand effort d'immagination pour baptiser cette rue, dont les fermes sont construites selon le type dit "façade longue", le plus répandu dans cette partie de la région Bruxelloise.

     

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     Carte 47

     

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     Carte 48

    Le Nieuwen Vos, ( à droite) avec sa prétentieuse façade de briques et les glaçes ornées de son rez-de-chaussée nous attire certes moins que son vis-à-vis "in de Vos" chaulé, ou l'auberge "In de Zwaluw"

     

     49

    Carte 49

    La rue ou la chaussée reste inconnue?

     

     

     

    50

     Carte 50

     

    51

     Carte 51

    Il n'est pas loin de midi, le garçon-boucher rentre de sa tournée de livraison et deux ménagères sont allées chercher à l'école les deux petites filles.
    Au fond, la chaussée fait un coude où débouche, à gauche la rue de la Bruyère.

     

     

    52

     Carte 52

    Tout en remblai, le premier tronçon du boulevard Lambermont date de 1906.

    Sa création à nécessité la contruction de plusieures ouvrages d'art, dont ce pont qui enjambe la chaussée d'Haecht

     

     

    53

     Carte 53

    Bordant le boulevard Lambermont, l'hôpital dont la construction décidée en 1894, fut confiée à l'achitecte KUHNEN fut ouvert aux public le 23 septembre 1905.

     

     

    54

    Carte 54

    Au long du ruisseau qu'alimentait une source très pure, quelques guinguettes s'étaient établies entres les taillis et à l'ombre des grands arbres.
    Mi paysans, mi cabaretiers, leurs habitants menaient  une vie laborieuse.
    Pour les enfants la vallée étaient un vrai petit paradis

     

     

    55

     Carte 55

    Vue générale de la vallée Josaphat vers 1884, prise vers le village de Schaerbeek.
    A l'avant plan à droite, le chemin suivant la vallée, à gauche, le château d'amour, au fond d'une drêve l'accès. A droite la propriété Martha entourée d'un mur.

     

    56

     Carte 56

    A l'horizon, la silhouette de l'hôtel de ville.
    Adroite la maison du garde barrière qui veillait sur le passage à niveau de la petite rue au Bois.

     

     

    57

     Carte 57

    Montant la garde à l'entrée de la vallée Josapha, l'ancien château des VAN WAELHEM, bâti au seizième siècle.

     

     

    58

     Carte 58

    Entre deux plateaux couverts de cultures maraichères, la vallée avait gardé sa parure sylvestre!

    Lesc paysans des alentours venaient y chercher le bois, comme autrefois