Bruxelles vu par les bruxellois. - Page 3

  • Fontaines de Bruxelles. (2)

    LES FONTAINES DE BRUXELLES (2) :

                                          

    LES FONTAINES ANSPACH ET ORTS


    La fontaine de Jules-Victor Anspach.

     

    Situation actuelle : La fontaine Anspach est aujourd’hui située au quai aux Briques, à l’extrémité du quai au Bois à Brûler.

     

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    Photo n° 1
    Pierrot Heymbeeck, février 2017.

    Historique : Ce monument fut érigé, en 1897, non sur une éventuelle « place Anspach », comme on aurait pu le penser, mais sur la place…De Brouckère ! Charles De Brouckère et Jules Anspach ont en commun, il est vrai, le fait d’avoir été tous deux bourgmestre de Bruxelles. A la mort de Jules Anspach, en 1879, il fut décidé de lui élever un monument, à savoir une fontaine. Mais il fallut toutefois attendre près de 30 ans pour que la fontaine Anspach fut enfin érigée sur ce qui est encore aujourd’hui, la place De Brouckère. Cette place bruxelloise, maintes fois saccagée et martyrisée, devait finalement perdre son fleuron en 1973, du fait des travaux réalisés pour la construction du métro. En 1981, on décida néanmoins de déplacer la fontaine, partiellement reconstituée, au quai aux Briques.

     

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    Photo n° 2
    Source : BRUXELLES 1000 ans des Bruxellois et de leur riche passé.

     

    Description : La fontaine Anspach fut érigée, en 1897, sur base du projet d’Emile Janlet et de Paul De Vigne. C’est un monument en pierre calcaire, granit rouge et pierre bleue, pourvu de sculptures en bronze et de bas-reliefs en marbre. Plus précisément, il s’agit un obélisque en granit d’Ecosse (ou de Suède), couronné par un saint Michel terrassant le dragon en bronze doré (Pierre Braecke).

     

    Le monument est orné de :

    -quatre écussons symbolisant les serments des escrimeurs, des arbalétriers, des archers et des arquebusiers ;

    -d’un médaillon de marbre blanc représentant Jules Anspach surmonté d’un coq, emblème de la vigilance ;

    -de deux statues allégoriques féminines (Julien Dillens), qui siègent à la base de l’obélisque : l’une symbolise la magistrature communale et tend dans une main, un gouvernail et de l’autre, serre un serpent, symbole de la prudence ; l’autre, sous la forme d’une nymphe accroupie sous une voûte, figure la senne envoûtée (Paul Devigne), les travaux de voûtement de la Senne ayant été entrepris et menés à bien sous l’administration de Jules Anspach, entre 1867 et 1871.

     

    Ajoutons qu’à l’origine, l’eau de la fontaine était crachée par une demi-douzaine de chimères (Godefroid De Vriese ou Devresse), mais lors de son déménagement, en 1981, la fontaine a perdu sa partie inférieure, et seules quatre chimères l’entourent encore aujourd’hui, les deux autres ayant été installées à l’autre bout du quai, au bord du deuxième petit bassin.

     

    Jules_ANSPACH_(1829-1879)[1].jpg

    Le bourgmestre Jules Anspach : Si la fontaine Anspach fut élevée, originellement, place De Brouckère, c’est parce que ce avait été le promoteur de la rénovation du bas de la ville. Jules-Victor Anspach naquit à Bruxelles, le 20 juillet 1829. Bourgmestre bâtisseur, surnommé le « Hausmann bruxellois » (en réalité cette dénomination s’applique à l’architecte Léon Suys, auquel on doit l’essentiel des grands travaux réalisés à l’époque de Jules Anspach), il appartenait à une vieille famille calviniste originaire de Suisse, Son grand-père, Isaac Salomon Anspach, citoyen de Genève et pasteur, dut, pour des raisons politiques, s’exiler à Bruxelles, de 1784 à 1791. François Anspach, fils d’Isaac Salomon et père de Jules, vint à son tour s’établir à Bruxelles, pour ses affaires : il fut ainsi notamment cofondateur puis directeur (en 1840) de la Caisse Hypothécaire et administrateur de la Banque de Belgique. Il fut aussi conseiller communal et député.

     

    Le jeune Jules Anspach, muni d’un diplôme de docteur en droit décroché à l’Université libre de Bruxelles (ULB), fut, comme son père, attiré par la politique. Il fut nommé conseiller communal en 1857, à l’âge de 28 ans, et échevin de l’Instruction Publique, dès 1858. Le 15 décembre 1863, il fut amené à remplacer le bourgmestre André-Napoléon Fontainas, mort inopinément durant l’été de cette même année. Il devait assumer cette charge jusqu’à sa mort, en 1879. Bruxelles était, à cette époque, dans un état déplorable (qui n’était sans doute pas sans rappeler son état actuel, Grand-Place exceptée…), mais les grands travaux d’Anspach allaient permettre d’élever Bruxelles au niveau des autres capitales européennes, tout en préservant l’essentiel de la ville ancienne.

     

    Jules Anspach n’est donc nullement responsable de la destruction des quartiers historiques de la ville, entrepris essentiellement dans le courant du 20e siècle, on pense notamment à la monstrueuse « jonction Nord-Midi ». On doit, au contraire, au bourgmestre Anspach, le percement des boulevards centraux (1871), la construction du palais de la Bourse (1874), l’aménagement du quartier de Notre-Dame-aux-Neiges, les prolongements de l’avenue Louise, de la rue de la Régence et de la rue Belliard, le Parc du Cinquantenaire, mais surtout, le voûtement de la Senne (1867). De fait, la ville croupissait alors littéralement dans la vallée de la Senne et s’en trouvait accablée par les maladies et l’insalubrité. Plusieurs épidémies de choléra avaient fait des milliers de victimes dans la population la plus pauvre des « bas-quartiers ».

     

    On peut dire que Jules Anspach se tua littéralement à la tâche pour faire de Bruxelles la ville formidable qu’elle fut et dont elle n’est plus qu’aujourd’hui que l’ombre. Epuisé, le bourgmestre Anspach rejoignit son frère, Eugène Anspach, qui possédait une maison de campagne à Etterbeek, le pavillon de Linthout. Le lendemain de son arrivée, soit le 19 mai 1879, il devait succomber à un coma diabétique (crise d’urémie ?). La nouvelle de son décès consterna toute la ville qui, consciente de l’œuvre immense accomplie pas son bourgmestre, lui offrit des funérailles grandioses. Nombreux sont les simples citoyens bruxellois, et notamment parmi les plus humbles, qui vinrent lui rendre hommage.

     

    Plusieurs lieux de Bruxelles rappellent la personne de Jules Anspach :

    -Jules-Victor Anspach naquit rue de l’Ecuyer, 33-35.

    -Jules Anspach vécut dans une maison, aujourd’hui détruite, de la rue des Sables (n°18).

    -C’est dans la maison du n°4 de la rue du Persil (face à la place des Martyrs) que mourut le père de Jules Anspach, François-Louis Anspach (1784-1858). Jules Anspach y avait ses bureaux en 1850.

    -En 1863, on note que Jules Anspach demeurait au n°9 de la rue des Minimes. La maison qui y était à cette époque a été détruite lors de la restructuration du quartier.

    -C’est au Palais du Midi (boulevard Maurice Lemonnier / avenue de Stalingrad) qu’on organisa, le 30 juin 1878, un grand banquet en l’honneur de Jules Anspach. Cinq mille militants libéraux y furent invités.

     

    Un mot sur le boulevard Anspach : En 1871, un boulevard fut créé dans le centre-ville. On le nomma d’abord « boulevard Central », avant de le rebaptiser du nom de Jules Anspach, en 1879. Nous passerons amèrement sur la jolie description du boulevard Anspach que nous faisait, en son temps, Jean d’Osta : celle-ci fait désormais partie d’un passé révolu… Le boulevard s’étend toujours bel et bien entre la place De Brouckère et la place Fontainas, mais il n’est plus aujourd’hui que l’ombre de ce qu’il fut jadis. D’ailleurs, peut-on encore parler de « boulevard » puisqu’il est à présent inclus dans ce que le politique nomme bizarrement un « piétonnier » qui n’est, en réalité, qu’une zone non-aménagée, interdite à la circulation automobile, et que désertent massivement habitants et commerces. Soit.

     

    Mais qu’existait-il à cet endroit à l’origine ? Entre 1604 et 1869, une ancienne rue des Bateaux, sise entre la rue de l’Evêque et le Marché-aux-Poulets, accueillait un marché au Poisson. Celui-ci y avait été établi en 1604 à l’emplacement d’une ruelle répugnante et fréquentées par la truanderie : la Petite rue des Bateaux, située en bordure de Senne. Est-ce à dire que le boulevard Central (futur boulevard Anspach),  été tracé sur l’ancien lit de la Senne ? L’assiette du boulevard actuel repose effectivement sur le double voûtement construit de 1868 à 1871 (à sec depuis 1955, suite au détournement de la rivière). Le lit primitif de la rivière, très sinueux, ne coïncidait cependant pas du tout avec le tracé rectiligne du boulevard (Jean d’Osta).

     

    Quoiqu’il en soit, c’est le boulevard central de 1870 qui devait consacrer la technique nouvelle de l’habitation urbaine bruxelloise. C’est par elle que la population bruxelloise atteint rapidement le million d’habitants. Que reste-t-il aujourd’hui de la gloire passée de cette artère bruxelloise qui ne fut rien moins que légendaire ? La Bourse (dont nous ne traiterons pas ici l’histoire de l’emplacement, qui mérite un texte particulier, rapport notamment à l’ancien couvent des Récollets) et quelques anciens édifices :

    -N°s 56-58 : Immeuble construit en 1939 pour les brasseries Wielemans-Ceuppens, par l’architecte Adrien Blomme. Jadis, un café célèbre était établi à cet endroit : « Aux Armes des Brasseurs ».

    -N°s 59-61 : Immeuble conçu par Gérard Bordiau, en 1872. Il est orné de cariatides que l’on doit à Julien Dillens.

    -N°85 : Immeuble qui abrita l’ancien cinéma Pathé Palace. On le doit à l’architecte Paul Hamesse. La salle du Pathé Palace, ouverte en 1913, pouvait accueillir 2500 personnes. C’était la plus grande salle de cinéma de Bruxelles.

     

    C’est là à peu près tout ce qui subsiste de la brillante artère bruxelloise de jadis…

     

    La fontaine d’Auguste Orts.

     

    Pierrot Heymbeeck,

    Photo de Pierrot Heymbeeck

    Situation actuelle : Coin de la rue Auguste Orts et de la place de la Bourse (coin coupé de l’ex-Hôtel Central, actuel Hôtel Marriott- Grand-Place).

     

    Historique et description : En 1888, au coin de la rue Auguste Orts et de la place de la Bourse, on édifia une fontaine en pierre élevée sur base des plans de l’architecte Beyaert. On peut voir, surmontant la fontaine, le buste d’Auguste Orts, œuvre du statuaire Vinçotte.

     

    Une inscription détaille les titres dont fut gratifiés Auguste Orts :

     

    Bâtonnier de l’Ordre des Avocats à la Cour de Cassation

    Professeur à l’Université Libre

    Echevin de la Ville de Bruxelles

    Président de la Chambre des Représentants

    Ministre d’Etat

    Grand Officier de l’Ordre de Léopold

    Né à Bruxelles le 7 avril 1814 . Décédé le 3 novembre 1880

     

    Il est dit qu’une seconde fontaine aurait dû être édifiée sur le coin d’en face. 

     

    L’échevin Auguste Orts : Né à Bruxelles, le 7 avril 1814, Auguste Orts appartenait à une très ancienne famille issue des sept lignages de Bruxelles. Il fit de brillantes études de droit à Liège et, enfant surdoué, il les termina à l’âge de 19 ans. Franc-maçon, membre de la loge bruxelloise « Les Amis philanthropes » (ou « Amis du Progrès »), premier député de sa loge auprès du Grand Orient, il fut avocat à la Cour de cassation, jurisconsulte, historien, professeur d’économie politique à l’Université Libre de Bruxelles (1838-1860) et ministre d’Etat (1879). Homme politique libéral, Auguste Orts représenta l’arrondissement de Bruxelles à la Chambre (1848-1880) et présida cette assemblée de 1859 à 1860. Il fut également conseiller communal de Bruxelles de 1856 à 1880 et exerça l’échevinat du Contentieux, de 1869 à 1873, sous le mandat de son ami, le bourgmestre Jules Anspach (est-ce un hasard si la rue Auguste Orts est perpendiculaire au boulevard Anspach, les deux bâtisseurs se trouvant ainsi réunis dans la toponymie bruxelloise ?). Parallèlement à ses vies professionnelle et politique, Auguste Orts mena une carrière d’écrivain. Il fut ainsi l’un des rédacteurs du journal L’Observateur (1835-1842) et collabora avec de nombreux autres journaux. Il fut l’un des fondateurs d’un recueil de jurisprudence : La Belgique judiciaire (1843), mais écrivit aussi des ouvrages patriotiques et anticléricaux. On retrouve encore Auguste Orts au n°40 de la rue des Minimes, où il habitait en 1868. Auguste Orts est décédé à Bruxelles, le 3 novembre 1880.

     

    Un mot sur la rue Auguste Orts : C’est en 1877 que l’on créa la rue Auguste Orts, soit bien avant la rue Antoine Dansaert, qui la prolonge aujourd’hui jusqu’à la Porte de Flandre. Cette large rue de 90 m a pris la place d’un pont sur la Senne (situé à hauteur de l’ex-Hôtel Central, actuel Hôtel Marriott-Grand-Place , et d’une petite rue qui reliait jadis la place des Récollets (moitié sud de l’actuelle  place de la Bourse) à la rue des Poissonniers. Ce pont et cette rue portaient alors le nom d’une famille, les Middeleer. Le père Middeleer, riche industriel, acheta en 1796, à la faveur de la Révolution française, le grand jardin de l’ancien couvent des Récollets (ou Frères mineurs de la Récollection). Le domaine des religieux venait d’être morcelé et leur église…transformée en marché au beurre ! Et sur les jardins conventuels de la rive gauche, M. Middeleer établit une fabrique.

     

    Mais ce sont ces héritiers qui, en 1835, percèrent une rue qu’ils bordèrent de maisons semblables, et firent construire, à leurs frais, sur la Senne, un point sans péage. Ils espéraient bien que la Ville prolonge leur rue jusqu’à la Grand-Place, à travers, notamment, les ruines du couvent. Ce fut en vain : rue et pont périclitèrent dans un quartier qui resta pauvre et, selon les mots du conseiller Bochart (1848) « indigne » des belles réalisations des Middeleer. En 1868, on décida donc…de tout raser, le quartier « indigne » et les « belles réalisations » des Middeleer ! Et c’est donc en 1877 que l’on traça la rue Auguste Orts que le bon peuple de Bruxelles appela longtemps…la « nouvelle rue Middeleer » !

     

    On développa dès lors la nouvelle artère de la manière la plus bourgeoise. On y édifia de beaux et grands immeubles. On y établit des cafés, des restaurants plus ou moins fastueux et très fréquentés par les habitués de la Bourse voisine. Mais ce sont surtout les théâtres qui firent la renommée de la rue Auguste Orts.

     

    Citons :

    - Le Théâtre de la Bourse (n°1), inauguré en 1885, il occupait une partie de l’ex-Hôtel Central (actuel Marriott-Grand-Place) mais brûla complètement en 1890;

    -L’Olympia (n°7), inauguré en 1897, ce petit café-concert devait se transformer ultérieurement en un vrai théâtre : le Théâtre-Concert de l’Olympia. C’est à l’Olympia que fut jouée, le 10 mars 1910, la première du Mariage de Mlle Beulemans. En 1930, le théâtre de l’Olympia devint le cinéma Ambassador, qui fut longtemps consacré aux films pour enfants (je l’ai également fréquenté !), avant de disparaître à son tour.

    -Le Poulailler (n°4), fut un cabaret renommé durant les années 1930-1940. Il était animé par un humoriste du nom de Marcel Antoine, dit « Slache », et par sa pianiste, Christiane.

    -La Brasserie Flamande (n°16) qui n’avait d’ailleurs de « flamande » que le nom et le style de la décoration intérieure, également agrémentée de tableaux muraux représentant des vues du Vieux Bruxelles. L’établissement offrait le service de salles pour réunions et banquets. Après la seconde guerre mondiale, cet établissement connut encore quelques heures de gloires, grâce à son chef Matagne, puis vint le jour où il se transforma en dancing, puis en snack-bar… La grande salle de la vieille Brasserie Flamande, fut aménagée en théâtre par un acteur populaire du nom de Darman. Nouveau Théâtre de la Bourse, il ne survécut pas longtemps au décès de Darman, survenu en 1959. En février 1965, il devait devenir le Beursschouwburg, réellement flamand celui-là, et donc ouvert aux productions des cercles flamands d’art dramatique.

     

    Ajoutons que l’on trouve aussi un hôtel dédié à la mémoire de l’échevin bruxellois : le Orts Hôtel, situé au coin de la rue Auguste Orts et de la rue des Poissonniers.

     

    Eric TIMMERMANS

     

    Sources : Dictionnaire d’histoire de Bruxelles, sous la direction de Serge Jaumain, Prosopon, 2013, p.36 et 40-41, p. 93-94, p. 597 / Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, Le Livre, 1995, p.18-22, p.242-244 / Ils ont choisi Bruxelles, Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2004, p.11, P. 227, p. 244-245 /Fontaine Anspach, www.ebru.be, 2016 / Centre historique de Bruxelles : les fontaines, www.horizon-nomade.com

  • La rue du Tabora.

     

     

    papa.JPG


    Mon père, Pierre   GODENS,  est le premier 'blanc' à gauche, avec une belle moustache et un revolver à la ceinture.

    Je ne connais pas la date exacte de cette photo.

    Derrière lui, il y a le Mwami (LE  ROI)  MUSINGA, qui n'avait pas besoin d'un tabouret... il était

    vraiment aussi grand !!!

     

    Un petit mot d'explication pour vous :

     

    Pour info, mon père est né  en mai 1891 (décédé en août 1972).

     

    Il est parti en Afrique la première fois en 1912   - il avait 21 ans et avait vendu son cadeau d'anniversaire (un fusil reçu de son parrain, puisqu'il partait au Congo....!!!!!) pour se payer un billet de 3e classe sur un bateau partant d'Anvers. 

    La traversée durait environ 3 semaines  -  et je pense même qu'il y avait une escale aux Canaries ....si  je me souviens  bien de ce qu'il m'a raconté plus tard !

     

    Il avait des contrats vraiment très bien payés pour l'époque (Firme Gillespie, Firme Delcommune) - il allait dans la brousse récolter  notamment du copra qu'il amenait en pirogue, jeep, ou autre moyen de locomotion jusqu'aux bateaux qui rentraient

    en Europe  -   mais, entendant  que  SON  PAYS  était en guerre, il a donné son préavis et est allé s'engager sous les drapeaux ...

    Il a ainsi fait la  'Campagne de l'Est Africain Allemand',  et a participé à la "Prise de Tabora" avec le Général TOMBEUR qui, plus tard, par décision royale, a pu s'appeler : le Général Tombeur de Tabora...

     

    En tout, mon père a fait 12 ans d'Afrique, mais à une époque où, dans la brousse,  ses  'boys' devaient creuser un trou pour en faire 'des toilettes'.

     

    Il a même passé tout un terme en étant LE  SEUL   HOMME BLANC  dans la province de l'Equateur -  un   terme c'était 3 ans, sans revenir au pays !!!

     

    Cela se passait dans un tout autre monde, une autre période, un temps tellement éloigné et différent de notre monde actuel tellement différent qu'on a peine à le croire....

     

    Pendant ses 12 années d'Afrique, mon père a quasi parcouru tout le Congo 'Belge'; il est passé par toutes ses provinces et a aussi fait 'le Rwanda Burundi' comme on l'appelait alors.

     

    Plus tard, il a ouvert un café rue Ropsy Chaudron  (près des abattoirs) - là où ma sœur et moi  nous avons grandi.  C'était l'époque où

    les premiers 'noirs' arrivaient et ouvraient leur valise remplie de chiques, de lards, de barres de cacahuètes... pour les vendre aux clients

    du bistrot.  Et, un jour, un de ces 'noirs' a  reconnu mon père comme le 'blanc' qui était là-bas  et ils ont commencé à parler dans un de leurs

    dialectes congolais.   Mon père en parlait trois : le lingala, le kiswaheli et le ??????   j'ai oublié le 3e.  C'étaient des situations amusantes ! 

     

    Mon père n'est allé à l'école que jusqu'à ses  12 ans (rien que les primaires), puis il a essayé de travailler avec son père qui était plombier -

    mais, étant trop chétif pour porter le lourd sac du plombier, il a laissé tomber -  ensuite à 16 ans 1/2 il s'est engagé dans la cavalerie à Liège....

    et puis cela a été l'Afrique... Entre tout ça, il a appris à lutter (lutte gréco romaine et lutte libre) et au  ''Congo Belge'' un  médecin américain

    lui a appris à masser... ce qu'il faisait réellement très bien (notre gynécologue lui demandait de masser son épouse après son accouchement

    et le recommandait auprès de ses confrères).    Enfin, tout ceci cher Monsieur, pour vous situer le  'personnage' !

    C'était vraiment  'quelqu'un'  mon père !

    Excusez-moi d'avoir été aussi 'longue', juste pour vous envoyer une photo...  SA  photo, mais je voulais que vous fassiez un peu sa connaissance,

    de façon à vous le rendre un peu moins impersonnel.

     

    Je vous souhaite une excellente soirée.  Bien à vous,

    Nelly GODENS.

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  • Philippront impasse

     

    Impasse Philippront

     

    L'impasse Philippront connu en mars 1894, à l'occasion un l'événement aux limites du croyable pour l'époque, une fête pour les 60 ans de mariage des époux Riwet. Qui reçurent , à l'hôtel de ville , dans l'allégresse générale "un prix spécial dû à la générosité de la comtesse de Flandre.

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    Ville de Bruxelles - Comité officiel de Patronage des Habitations ouvrières et des Institutions de Prévoyance
    Enquête - tome III - 1935

  • Merle impasse du


    Impasse du Merle.

     

    Rue de Flandre 141, cette longue impasse était contiguë à celle de la Pie, qui débouchait au n° 137. Elle avait treize maisonnettes, peuplées en 1866 de 70 locataires, et en 1920 de 35.

    Elle disparut entre les deux guerres. Un magasin de carton en  gros a pris sa place.

    Ecrit par Jean d'Osta. 

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    Ville de Bruxelles - Comité officiel de Patronage des Habitations ouvrières et des Institutions de Prévoyance
    Enquête - tome III - 1935

     

  • Tordoir impasse du

     

     

    Impasse du Tordoir.

     

    Rue de Flandre, 129, cette impasse très longue était bordée de 16 petites maisons à gauche  et de jardinets à droite. Elle avait 76 habitants en 1866.

    Elle disparut dans l'entre-deux-guerres. Au 20e  siècle, on la nommait plus souvent rue du dortoir. mais le Conseil communal en 1853, avait choisi Tordoir.
    Pourquoi ? Le bulletin communal ne donne aucun "exposé de motif".
    Ecrit par Jean D'Osta.

     

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    Ville de Bruxelles - Comité officiel de Patronage des Habitations ouvrières et des Institutions de Prévoyance
    Enquête - tome III - 1935

     

    C'est monsieur Van Vrancen qui était le tenancier de la "BRASSERIE DU VIEUX SAINT PIERRE, téléphone 24292. La Brasserie abritait aussi  "BILLARD CLUB".
    Source : Almanach de la ville de Bruxelles.

  • Willebroeck impasse de

     

     

    Impasse de Willebroeck.

     

    S'ouvrait au 82, rue de Flandre, juste en face de la rue du Nom-de-Jésus, fort longue, cette impasse avait 19 maisons, abritant 129 personnes en 1866. Elle disparut entre les deux guerres.
    Texte de Jean d'Osta.

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    Ville de Bruxelles - Comité officiel de Patronage des Habitations ouvrières et des Institutions de Prévoyance
    Enquête - tome III - 1935

     

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    Rue du Nom-de-Jésus
    vue prise depuis la rue de Flandre, vers le quai aux Briques.
    (photo IRPA date 1980)