Les Fontaines de Bruxelles (10)

 

 LES FONTAINES DE BRUXELLES (10) : LES DOUZE FONTAINES DE BREUGHEL

 


I. Douze fontaines breugheliennes à Bruxelles (et Forest).

 
Il est faux de dire que Bruxelles est une ville où l’eau fut, de tous temps, pratiquement invisible, notamment depuis le voûtement de la Senne. Bien au contraire, des siècles durant, Bruxelles compta un grand nombre de fontaines publiques. Celles-ci ont sans doute vu leur nombre diminuer, peut-être faute d’entretien ou victimes des travaux urbanistiques, il est vrai pas toujours heureux –c’est un euphémisme !- entrepris dans notre ville.

Plusieurs fontaines, par contre, plutôt que d’être détruites ou laissées à l’abandon, ont été déplacées et ainsi conservées. Et d’autres encore ont été édifiées ou réédifiées. C’est le cas notamment des fontaines dites « breugheliennes » qui parsèment le territoire bruxellois depuis déjà quelques décennies.

De fait, c’est au début des années 1980 que l’on décida de réédifier un certain nombre de petites fontaines – dites « fontaines-abreuvoirs »- approximativement à l’endroit où elles se dressaient au 19e siècle. On les doit à deux sculpteurs : Jos De Decker (1912-2000) et Jean Roig.
 
Ces points d’eau potable publics sont les héritiers des célèbres « fontaines Wallace » que l’on retrouve dans plusieurs villes du monde, notamment à Paris, qui en compte 120 exemplaires. Dessinées par Charles-Auguste Lebourg, elles tiennent leur nom d’un philanthrope britannique du 19e siècle, Richard Wallace (1818-1890), qui les fit édifier à ses frais. Elles sont souvent associées à l’image de Paris, vu que c’est dans cette ville qu’elles furent implantées prioritairement et que c’est en France qu’on en trouve le plus.
 
Pourquoi tant de générosité ? Richard Wallace était à Paris lors de la guerre franco-prussienne de 1870. Il offrit une aide financière et logistique à l’armée française dans laquelle d’ailleurs son fils servait comme lieutenant.

En reconnaissance pour ses actions caritatives lors du siège de Paris (notamment en faveur des nombreux citoyens britanniques qui y résidaient), Richard Wallace fut fait baronnet par la reine Victoria, le 24 mai 1871. Mais Sir Wallace n’en resta pas là. C’est en août 1872 que furent installées à Paris les premières « fontaines Wallace ». En outre, le philanthrope britannique n’oublia pas Bruxelles, puisqu’il offrit aussi quelques-unes de ses fontaines à notre ville : elles occupaient, peu ou prou, l’emplacement actuel des fontaines breugheliennes. Sir Richard Wallace mourut à Neuilly-sur-Seine, le 20 juillet 1890.
 
A l’origine, les fontaines Wallace se composaient de trois vasques superposées : la plus haute pour abreuver les oiseaux, la plus grande, celle du milieu, pour abreuver les chevaux et la dernière, celle du bas, pour abreuver les chiens. Nos petites fontaines actuelles se limitent à une ou deux vasques et sont installées sur un socle, le plus souvent en pierre.  Des statuettes ornent le sommet d’une colonne centrale, cannelée, faite de bronze à cire perdue et édifiée au centre de la grande vasque. Elles sont toutes inspirées, comme nous allons le voir, de l’œuvre de Breughel l’Ancien.
 

II.Le parcours des douze fontaines breugheliennes.

 

1. Le Joueur de Cornemuse.

 

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 Rue du Grand-Hospice (métro 1, 5 Sainte-Catherine), on trouve une fontaine breughelienne, œuvre de Jos De Decker. Le sujet représenté sur cette fontaine est inspiré d’un détail de  La Danse des Paysans (1567 ; Kunsthistorisches Museum, Vienne). Sur le tableau, au premier plan, on aperçoit un joueur de cornemuse qui n’a pas l’air très heureux, et pour cause ! A côté de lui, un convive l’invite à boire un pichet de vin, mais le musicien, tout à son ouvrage, ne peut s’arrêter de jouer pour boire ! Ces deux personnages sont représentés sur la fontaine.
 

2. La Galanterie.

 

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Place du Vieux Marché aux Grains (métro 1,5 Sainte-Catherine), on trouve une autre fontaine breughelienne que l’on doit cette fois à Jean Roig : La Galanterie.  Elle fut inaugurée le 26 avril 1982. La sculpture représente un homme tenant une femme par la taille. Il s’agit, semble-t-il, d’un détail d’une œuvre de Breughel l’Ancien : Le Printemps. On aurait pu y voir aussi un couple de patineurs  de L’Hiver, mais, de toute évidence, les vêtements des petits personnages ne se prêtent guère à cette saison !
 

3. La Cuisine grasse.

 
Au Nouveau Marché aux Grains, on trouve une fontaine breughelienne, œuvre de Jos De Decker, dont le sujet est un détail d’un dessin de Breughel l’Ancien, La Cuisine grasse, qui forme un ensemble avec un autre dessin du peintre, La Cuisine maigre. Cette œuvre réalisée par le peintre, fut ensuite gravée par Pieter van der Heyden (Anvers, 1530-1575), sans doute en 1863. Il s’agit d’une gravure au burin sur papier (22 x 29 cm) qui fut acquise en 2008 par le Musée de Flandre (Cassel, Nord, France). Cette œuvre véhicule un message moral : d’une part, on voit les riches, gras et replets, jeter à la porte un pauvre (La Cuisine grasse), et de l’autre, des pauvres, effroyablement maigres, offrir le peu qu’ils ont à un riche, mais celui-ci préfère prendre la fuite, dégoûté par le spectacle qui s’offre à ses yeux (La Cuisine maigre). La fontaine du Nouveau Marché aux Grains est surmontée de deux individus par trop bien nourris et à la panse rebondie, se tenant dos à dos !
 

4. La Danse.

 

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Place du Jardin aux Fleurs, on devrait trouver La Danse, oeuvre que l’on doit à Jos De Decker. Elle semble toutefois avoir disparu du socle où elle devrait se trouver. Cette sculpture représente trois personnages en train de danser. Si l’on considère, comme nous l’avons déjà dit, que les sculptures d’inspiration breugheliennes de De Decker et Roig constituent une vision d’artiste et non, forcément, une reproduction fidèle, en 3D, d’œuvres de Breughel l’Ancien, cette sculpture peut renvoyer à deux tableaux du peintre : La Danse des Paysans (1567/1568 ;  119,4 cm x 157,5 cm ; Kunsthistorisches Museum, Vienne) ou La Danse de la mariée en plein air (1566 ; 119,4 cm / 157,5 cm ; Detroit Institute of Arts, Détroit, Etats-Unis). Mais sur un autre tableau, La Pie sur le gibet (1568 ; 45,8 x 50,8 cm ; Musée régional de la Hesse, Darmstadt), on peut voir trois personnages, une femme et deux hommes, danser ensemble.  Peut-être est-ce là qu’il faut trouver l’inspiration du sculpteur ? Reste aussi à savoir où se trouve actuellement la sculpture de La Danse, mystérieusement disparue...
 

5. La Balançoire.

 

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Place De Brouckère (n°31 ; métro 1, 5 De Brouckère ; tram 3, 4, 31, 32 De Brouckère), face à la terrasse du Métropole et vis-vis d’une autre fontaine breughelienne,  Saute-Mouton (de l’autre côté de la place De Brouckère), on trouve La Balançoire, que l’on doit à Jos De Decker. Elle a été inaugurée entre 1981 et 1984. Comme sa voisine Saute-Mouton, La Balançoire est inspirée d’un détail d’un tableau de Breughel exposé à Vienne : « Jeux d’enfants » (1560 ; Kunsthistorisches Museum, Vienne). On y dénombre 84 jeux d’enfants. Au sommet de la fontaine, on peut voir deux fillettes en train de balancer/bercer un bébé, alors que sur le tableau, on peut voir deux personnages, vraisemblablement adultes (le père et la mère ?), balancer ainsi un enfant bien plus âgé. Beaucoup plus grande que « Saute-Mouton », la « Balançoire » comporte deux baquets.
 

6. Saute-Mouton.

 

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Place De Brouckère (n°34 ; métro 1, 5 De Brouckère ; tram 3, 4, 31, 32 De Brouckère), vis-à-vis de « La Balançoire », on trouve une autre fontaine breughelienne, que l’on doit à Jean Roig : Saute-Mouton, inaugurée comme sa voisine, entre 1981 et 1984. Comme dans le cas de La Balançoire, Saute-Mouton est inspiré d’un détail d’un tableau de Breughel qui se trouve à Vienne : « Jeux d’enfants » (1560 ; Kunsthistorisches Museum, Vienne). Deux enfants jouent à saute-mouton. Le tableau présente six enfants jouant à ce jeu. Quatre d’entre eux sont en action, le sujet de la fontaine reprenant le seul premier groupe de deux enfants en train de jouer.
 

7. Les Aveugles.

 
Au carrefour de la rue au Beurre et de la Petite rue au Beurre, à l’arrière de la Bourse (métro 1, 5 De Brouckère ; tram 3, 4, 31, 32 De Brouckère ou Bourse), on trouve une fontaine incluant quatre robinets et une colonne cannelée, au sommet de laquelle trônent trois aveugles tournant la tête vers le ciel et s’accrochant les uns aux autres. Œuvre de Jos De Decker, ces trois personnages sont un détail du célèbre tableau de Breughel l’Ancien, La Parabole des aveugles (1563). Sur le tableau d’origine, on peut voir six aveugles avançant en file indienne et se tenant, vaille que vaille, les uns aux autres, la main sur l’épaule du précédent ou s’accrochant à un bâton : le premier est déjà tombé, le second trébuche, le troisième va trébucher, le quatrième semble pressentir le danger mais les deux derniers, eux, ne se doutent de rien. Le détail de la fontaine de la rue au Beurre ne reprend que les trois aveugles fermant la marche. Le titre de l’œuvre de Breughel fait référence à une parabole du Christ adressée aux Pharisiens : « Laissez-les. Ce sont des aveugles qui guident des aveugles. Or, si un aveugle guide un aveugle, ils tomberont tous deux dans la fosse. » (Mathieu 15,14 ; Luc 6,39). Le tableau de Breughel est conservé au Musée Capodimonte (Naples, Italie).
 

8. La Moisson.

 

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Rue du Marché aux Fromages/Vieilles Halles au Blé (gare centrale, métro 1 5), on trouve une fontaine surmontée de la sculpture breughelienne de Jos De Decker : La Moisson. Elle représente deux personnages, l’un tenant une cruche, l’autre portant à sa bouche un morceau de pain ou de fromage. Ces deux personnages, disposés dos à dos (soit très différemment que sur le tableau d’origine), sont tirés du tableau de Breughel l’Ancien, « La Moisson, été » (1565). Cette œuvre est l’une de celles consacrées par Breughel, dans le courant de l’année 1565, au Cycle des mois : Journée sombre – Février/Mars ; La Fenaison – Juin/Juillet ; La Moisson – Août/Septembre ; Les chasseurs dans la neige - Décembre/Janvier.
 

9.Hommes titubants.

Rue de Rollebeek (métro 1, 5 Gare centrale), on trouve une fontaine –« Hommes titubants »- dont le détail breughelien, œuvre de Jos De Decker, est tiré d’un tableau de Breughel l’Ancien, connu sous le nom de Combat de Carnaval et de Carême (Kunsthisthorisches Museum, Vienne ; 118 cm / 164,5 cm ; 1559). Ce tableau, synthèse de la vie religieuse et folklorique flamande, telle que Breughel la perçoit à son époque, fait référence aux guerres de religion du 16e siècle. Le « combat », qui ressemble plutôt à un défilé de char, oppose, en les caricaturant, les catholiques (représentés par Carême) aux protestants (représentés par Carnaval). Une explication complémentaire et plus philosophique fait référence à un « monde renversé » (par les luttes politiques et religieuses), un univers sans sens ni raison qui se voit symboliser par deux personnages titubants, guidés et éclairés par un genre de bouffon, un « fou », alors qu’il fait jour. Or, il se trouve que ce sont justement ces trois personnages, disposés différemment, que l’on peut voir à la fontaine breughelienne de la rue de Rollebeek.
10.Les Commères à la Fontaine.
Rue des Renards, face à la taverne « La Brocante » et en vue de la place du Jeu de Balle, sont représentées trois commères, œuvre de Jean Roig. Qui sont-elles donc ces trois commères à la fontaine ? Peut-être renvoient-elles aussi au Combat de Carnaval et de Carême ? De fait, au centre de ce tableau de Breughel, on voit quatre femmes s’affairer autour d’un puit et d’un étal de poissons. S’il ne s’agit point d’elles, alors, je donne ma langue…au singe (voir, ci-après) !

 

11. Le Singe.

 

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Sur la Place Breughel, qui borde la rue Haute, on trouve une fontaine breughelienne que l’on doit à Jean Roig. Elle est surmontée d’un singe. Ce primate rappelle sans doute les deux singes de La Ville d’Anvers et les Deux Singes (1562 ; 20 x 23 cm ; Gemälde Galerie, Berlin) de Breughel l’Ancien. Si un primate unique occupe le sommet de la fontaine de la rue Haute, ce sont bien deux singes enchaînés que l’on peut voir sur le tableau de Breughel. Il s’agit de deux mangabey couronnés (Cercocebus torquatus, originaires d’Afrique équatoriale), une espèce rare mais qui était appréciée par les collectionneurs d’animaux tel que le cardinal de Granvelle, protecteur de Breughel. Or, dans le port d’Anvers, au 16e siècle, on faisait le commerce d’animaux exotiques.
 

12. Bascule sur un tonneau.

 
La Bascule sur un tonneau, œuvre de Jean Roig, a connu, depuis sa création, bien des vicissitudes ! Elle est la seule des douze fontaines breugheliennes à être située hors du territoire de Bruxelles-Ville. Elle fut, à l’origine, édifiée et inaugurée au début des années 1980 (1980 ou 1981), dans le parc Léopold Ier et…elle fut tout de suite vandalisée ! Après réparation, elle est restée dans un bureau de la Ville de Bruxelles des années durant. En 1995, on l’exhuma de son cimetière administratif pour l’installer dans les Marolles.
 
Las, deux fontaines identiques furent inaugurées cette année-là : l’une, en juin, sur la place Albert, à Forest, l’autre, en décembre, dans les Marolles. Cette dernière fut volée quelques semaines plus tard et, faute d’argent, jamais remplacée. Mais en 2002, la statue de la place Albert fut volée à son tour !
 
Face à un grand café qui fait le coin avec la chaussée d’Alsemberg, le socle décapité resta en l’état trois années durant. En 2005, toutefois, la Région bruxelloise (l’emplacement forestois de la fontaine La Bascule au tonneau, est sur une voirie régionale) proposa de mettre une copie de la statuette, à la place de l’originale, dont on a jamais retrouvé la trace, bien évidemment… La fontaine, elle, devait être réactivée en 2006. La sculpture de Jean Roig rappelle un détail du tableau de Breughel l’Ancien, Les Jeux d’enfants, déjà cité (La Balançoire, Saute-Mouton), sur lequel on peut voir deux enfants accrochés à un tonneau dont ils se servent comme « bascule ».
 
Si vous avez des infos complémentaires concernant ces fontaines, n’hésitez pas à nous les faire parvenir : je suis très loin d’être un spécialiste de l’œuvre de Breughel et j’avoue n’avoir pas forcément visité chaque fontaine…mais la plupart malgré tout !
III.Un mot sur Brueghel à Bruxelles.
Pierre Breughel l’Ancien (ou Pieter Bruegel, Brueghel) est un peintre et graveur brabançon né vers 1525 (sans doute près de Bréda, Brabant septentrional, Pays-Bas, dans un village qui portait le nom de « Bruegel ») et décédé à Bruxelles, le 9 septembre 1569. Il est considéré comme l’une des quatre grandes figures de l’Ecole flamande, avec Jan Van Eyck, Jérôme Bosch et Pierre Paul Rubens. Il est également considéré comme l’une des principales figures de l’Ecole d’Anvers (Antwerpen ; termes qui désignent les artistes actifs dans cette ville aux 16e et 17e siècles).
Si le peintre et son œuvre sont célèbres, la biographie de Pierre Breughel l’Ancien est extrêmement lacunaire. On peut dire qu’il fut un contemporain de Charles-Quint et de Philippe II d’Espagne. Elève de Pieter Coecke van Aelst, un personnage cultivé, doyen des artistes, à la fois peintre et architecte, Pierre Breughel fait un voyage en Italie (jusque Rome), en 1552. Quelques œuvres sont le témoin de ce périple : Le Port de Naples, le décor de La Chute d’Icare et du Suicide de Saül, ainsi que quelques dessins.
Entre 1555 et 1562, on le trouve établi à Anvers où il fréquente un cercle d’érudits et d’artistes, mais également le « bon peuple », notamment à l’occasion de ces noces paysannes dont il saura si bien rendre le décor et l’atmosphère. C’est en 1562, qu’à la demande de sa future belle-mère, il s’installe à Bruxelles (rue Haute n°132), dans une maison à pignons à gradins de style médiéval flamand, typique du 16e siècle. L’année suivante, il épouse Maycken Coecke, en l’église Notre-Dame-de-la-Chapelle. Son épouse n’est autre que la fille de son maître, Pieter Coecke van Aelst. En 1564, naît le premier de ses fils : Pieter Breughel le Jeune.
D’un point de vue politique, la situation se dégrade fortement dans les Pays-Bas, du fait des guerres de religion. En 1567, une répression sanglante de l’ « hérésie » protestante, s’abat sur nos régions. Elle est organisée par le duc d’Albe. C’est en 1568, l’année de l’exécution des comtes d’Egmont et de Hornes ( http://bruxellesanecdotique.skynetblogs.be/archive/2013/12/10/le-quartier-du-petit-sablon-et-ses-gueux.html ), que naît son second fils : Jan Breughel l’Ancien dit Breughel de Velours. De toute évidence, Pierre Breughel et son œuvre, ont bénéficié de la protection du gouverneur des Pays-Bas espagnols, Antoine Perrenot de Granvelle, collectionneur de ses œuvres.
Le peintre est décrit comme un homme tranquille, sage et discret mais aimant s’amuser et fréquenter les foires et les fêtes paysannes. L’apparence de Pierre Breughel nous est connue par Les Effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson, parmi lesquelles on trouve un portrait du peintre, attribué au graveur Jean Wierix et publié avec un poème de Lampson, en 1572. On connaît également un autoportrait de Breughel l’Ancien. Ce dernier s’éteint à Bruxelles, le 9 septembre 1569, alors qu’il n’est âgé que d’une quarantaine d’années, et est inhumé en l’église Notre-Dame de la Chapelle.
Les traces de Breughel à Bruxelles nous conduisent donc à sa maison de la rue Haute (n°132), à sa tombe sise église Notre-Dame-de-la-Chapelle et aux douze fontaines citées et décrites dans notre texte.
Parmi les œuvres les plus célèbres de Pieter Breughel l’Ancien, citons Deux singes, Dulle Griet, La Danse des Paysans, La Parabole des Aveugles…
A noter aussi que Jef Bourgeois  http://bruxellesanecdotique.skynetblogs.be/archive/2012/07/20/jef-bourgeois.html ), grand défenseur de Bruxelles et, tout particulièrement, du Théâtre de Toone, fut aussi un grand admirateur de l’œuvre de Breughel l’Ancien.
 
Eric TIMMERMANS.
 
Sources : « Série (4/8) Patrimoine – Les Petites sœurs de Manneken Pis. Breughel abreuve le citoyen aux quatre coins de la ville », J. Claeys et A. Gérard, Le Soir, 31 juillet 2003, p.16 / « Abreuvoirs (fontaines) breugheliens – Diverses adresses, www.ebru.be, 2004-2016 / www.horizon-nomade.com/centre-historique-de-bruxelles-les-fontaines/ / « La place Albert retrouve sa fontaine », Mathieu Colleyn, DH.be, 13/08/2005 / « Breughel en statue à Bruxelles », www.belgique-tourisme.be / « Pieter Brueghel l’Ancien » (1525-1569), https://cieljyoti.files.wordpress.com / « Pieter Bruegel l’Ancien », www.histoire-des-belges.be / « Sur les traces de Pierre Bruegel, Yves Boyen, Fédération touristique du Brabant, 1970, p. 61 & 62.

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