• La rue du Tabora.

     

     

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    Mon père, Pierre   GODENS,  est le premier 'blanc' à gauche, avec une belle moustache et un revolver à la ceinture.

    Je ne connais pas la date exacte de cette photo.

    Derrière lui, il y a le Mwami (LE  ROI)  MUSINGA, qui n'avait pas besoin d'un tabouret... il était

    vraiment aussi grand !!!

     

    Un petit mot d'explication pour vous :

     

    Pour info, mon père est né  en mai 1891 (décédé en août 1972).

     

    Il est parti en Afrique la première fois en 1912   - il avait 21 ans et avait vendu son cadeau d'anniversaire (un fusil reçu de son parrain, puisqu'il partait au Congo....!!!!!) pour se payer un billet de 3e classe sur un bateau partant d'Anvers. 

    La traversée durait environ 3 semaines  -  et je pense même qu'il y avait une escale aux Canaries ....si  je me souviens  bien de ce qu'il m'a raconté plus tard !

     

    Il avait des contrats vraiment très bien payés pour l'époque (Firme Gillespie, Firme Delcommune) - il allait dans la brousse récolter  notamment du copra qu'il amenait en pirogue, jeep, ou autre moyen de locomotion jusqu'aux bateaux qui rentraient

    en Europe  -   mais, entendant  que  SON  PAYS  était en guerre, il a donné son préavis et est allé s'engager sous les drapeaux ...

    Il a ainsi fait la  'Campagne de l'Est Africain Allemand',  et a participé à la "Prise de Tabora" avec le Général TOMBEUR qui, plus tard, par décision royale, a pu s'appeler : le Général Tombeur de Tabora...

     

    En tout, mon père a fait 12 ans d'Afrique, mais à une époque où, dans la brousse,  ses  'boys' devaient creuser un trou pour en faire 'des toilettes'.

     

    Il a même passé tout un terme en étant LE  SEUL   HOMME BLANC  dans la province de l'Equateur -  un   terme c'était 3 ans, sans revenir au pays !!!

     

    Cela se passait dans un tout autre monde, une autre période, un temps tellement éloigné et différent de notre monde actuel tellement différent qu'on a peine à le croire....

     

    Pendant ses 12 années d'Afrique, mon père a quasi parcouru tout le Congo 'Belge'; il est passé par toutes ses provinces et a aussi fait 'le Rwanda Burundi' comme on l'appelait alors.

     

    Plus tard, il a ouvert un café rue Ropsy Chaudron  (près des abattoirs) - là où ma sœur et moi  nous avons grandi.  C'était l'époque où

    les premiers 'noirs' arrivaient et ouvraient leur valise remplie de chiques, de lards, de barres de cacahuètes... pour les vendre aux clients

    du bistrot.  Et, un jour, un de ces 'noirs' a  reconnu mon père comme le 'blanc' qui était là-bas  et ils ont commencé à parler dans un de leurs

    dialectes congolais.   Mon père en parlait trois : le lingala, le kiswaheli et le ??????   j'ai oublié le 3e.  C'étaient des situations amusantes ! 

     

    Mon père n'est allé à l'école que jusqu'à ses  12 ans (rien que les primaires), puis il a essayé de travailler avec son père qui était plombier -

    mais, étant trop chétif pour porter le lourd sac du plombier, il a laissé tomber -  ensuite à 16 ans 1/2 il s'est engagé dans la cavalerie à Liège....

    et puis cela a été l'Afrique... Entre tout ça, il a appris à lutter (lutte gréco romaine et lutte libre) et au  ''Congo Belge'' un  médecin américain

    lui a appris à masser... ce qu'il faisait réellement très bien (notre gynécologue lui demandait de masser son épouse après son accouchement

    et le recommandait auprès de ses confrères).    Enfin, tout ceci cher Monsieur, pour vous situer le  'personnage' !

    C'était vraiment  'quelqu'un'  mon père !

    Excusez-moi d'avoir été aussi 'longue', juste pour vous envoyer une photo...  SA  photo, mais je voulais que vous fassiez un peu sa connaissance,

    de façon à vous le rendre un peu moins impersonnel.

     

    Je vous souhaite une excellente soirée.  Bien à vous,

    Nelly GODENS.

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  • Philippront impasse

     

    Impasse Philippront

     

    L'impasse Philippront connu en mars 1894, à l'occasion un l'événement aux limites du croyable pour l'époque, une fête pour les 60 ans de mariage des époux Riwet. Qui reçurent , à l'hôtel de ville , dans l'allégresse générale "un prix spécial dû à la générosité de la comtesse de Flandre.

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    Ville de Bruxelles - Comité officiel de Patronage des Habitations ouvrières et des Institutions de Prévoyance
    Enquête - tome III - 1935

  • Merle impasse du


    Impasse du Merle.

     

    Rue de Flandre 141, cette longue impasse était contiguë à celle de la Pie, qui débouchait au n° 137. Elle avait treize maisonnettes, peuplées en 1866 de 70 locataires, et en 1920 de 35.

    Elle disparut entre les deux guerres. Un magasin de carton en  gros a pris sa place.

    Ecrit par Jean d'Osta. 

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    Enquête - tome III - 1935

     

  • Tordoir impasse du

     

     

    Impasse du Tordoir.

     

    Rue de Flandre, 129, cette impasse très longue était bordée de 16 petites maisons à gauche  et de jardinets à droite. Elle avait 76 habitants en 1866.

    Elle disparut dans l'entre-deux-guerres. Au 20e  siècle, on la nommait plus souvent rue du dortoir. mais le Conseil communal en 1853, avait choisi Tordoir.
    Pourquoi ? Le bulletin communal ne donne aucun "exposé de motif".
    Ecrit par Jean D'Osta.

     

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    Enquête - tome III - 1935

     

    C'est monsieur Van Vrancen qui était le tenancier de la "BRASSERIE DU VIEUX SAINT PIERRE, téléphone 24292. La Brasserie abritait aussi  "BILLARD CLUB".
    Source : Almanach de la ville de Bruxelles.

  • Willebroeck impasse de

     

     

    Impasse de Willebroeck.

     

    S'ouvrait au 82, rue de Flandre, juste en face de la rue du Nom-de-Jésus, fort longue, cette impasse avait 19 maisons, abritant 129 personnes en 1866. Elle disparut entre les deux guerres.
    Texte de Jean d'Osta.

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    Enquête - tome III - 1935

     

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    Rue du Nom-de-Jésus
    vue prise depuis la rue de Flandre, vers le quai aux Briques.
    (photo IRPA date 1980)