Procession

 

 

 

De temps immémorial il y avait eu à Bruxelles deux paroisses, celles de Saint-Michel et de Saint-Jean-à-Molenbeek, se partageant le territoire échevinal aux deux côté de la Senne.

Chacune  de ses églises avait sa procession  ou cavalcade, à laquelle assistaient  le magistrat et les métiers.

La procession de Saint-Michel conserva longtemps sa splendeur,  et nous aurons plus d’une fois occasion d’en parler ; mais celle de Saint-Jean perdit son éclat vers le XVIe siècle.

 

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Une coutume bizarre distinguait cette dernière.  Les malades de l’hôpital Saint-Jean l’accompagnaient, précédés de musiciens et pendant l’octave, parcouraient les rues en demandant l’aumône.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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On comprit enfin ce que ce spectacle avait de rebutant, et cette coutume fut abolie (3).
Ces deux processions furent complétement éclipsées par celle de la nouvelle chapelle du sablon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(3) Ordonne du magistrat du 19 juin 1527. Archive de la Ville.
En 1425, le chapitre de Sainte-Gudule avait défendu aux vieillards et aux infirmes d’accompagner les processions de cette église. Archives de Sainte-Gudule.
 


HISTOIRE DE LA VILLE DE BRUXELLES
par ALEXANDRE HENNE ET ALPHONE WAUTER,  TOME I, page 104
Archiviste de la ville de Bruxelles.


L'octave de Pâques désigne, dans le calendrier liturgique latin, les huit jours qui suivent la fête pascale, du dimanche de Pâques au dimanche de Quasimodo, ou dimanche in albis, qui est devenu depuis l'an 2000 le dimanche de la divine Miséricorde. D'autres fêtes religieuses de la religion catholique romaine sont aussi suivies d'une octave, destinée à les solenniser. Source Wikipédia.

- L'hôpital Saint-Jean, était situé + ou - sur le site de l'actuel Place Saint-Jean.

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