• La Police

    24/1/2009
     La Police

     

    Papier SVP.

     

    S'il constatait, la  non conformité du lait* ou des règles d'hygiène.
    Un agent de police pouvait dresser un procès-verbal l'hors d'un simple contrôle de routine sur la voie publique.

    Ecrit par Guillaume Kekenbosch

    * Très souvent la laitière, avait tendance à allonger avec de l'eau son lait ce qui lui procurait un bénéfice plus important.

    Encore au début des années 1950, à la Marolles, le laitier apportait encore chez ma boma, le lait dans une cruche.  J'entends encore  ma bobonne lui demander
    « Tes tog gin wouter in ? »

    Ecrit par Francine Kohne 

     

    Uniforme

     Uniformes de Policiers.

    • 1) Agent de la circulation 1955
      2)  SERGENT de ville 1860
      3) Un Commissaire de Police en tenue de service 1953
      4) un Agent de la Police montée en tenue de service d'honneur.
      Photos et commentaires de Guillaume Kekenbosch

     

     police 1

    Photo 2 

     

    police 2

    Photo 3 

     

    Olé
    Extrait du Soir Bruxelles
    Photo 4

     

     

    Police 1
    Extrait du Soir Bruxelles
    Photo 5

    Johnny Hallyday, protégé par la Police

     

    Vaartkapoen1

    Photo 6 

     Le Vaartkapoen est une sculpture de Tom Frantzen, place Sainctelette à Molenbeek-Saint-Jean (1985). Elle représente un policier bruxellois attrapé par un 'fripon du canal' sortant d'un égout.

     

    112.jpg

    Photo 7

     

     

     

    Source photo +texte Wikipédia
    Merci à Nelly Lallemand
     

  • Paquita et Figaro

     

                                             

                                               PAQUITA ET FIGARO

     

     

     

     

    1. L’idylle de Paquita  et de Figaro à la Petite rue de la Madeleine.

     

    Une histoire concernant la petite rue de la Madeleine (une artère aujourd’hui disparue), contée par Eugène Bochart en 1857 et reprise par Louis Quiévreux en 1951, relate le drame amoureux de la belle Paquita de Mello et de son amant, Figaro.

     

    2.jpg

     

    Paquita vivait en 1590, à Madrid, dans une plaza de toros. A seize ans, elle tomba amoureuse dun soldat de fortune de treize ans son aîné : don Figaro de Hurtoda. Et, comme il se doit dans ce genre dhistoire, cet amour fut contrecarré par les ambitions du père de Paquita qui avait déjà prévu de donner la main de sa fille à un vieil officier dénommé don Zumal de Mendoça. La veille des noces, lamant malheureux fut enlevé par la police, puis embarqué de force pour les Indes (les Amériques). Bien quon lui ait affirmé que son Figaro était mort, Paquita ne le crut pas et refusa de se donner à son vieil époux.

     

    Pour essayer de distraire Paquita de ses sombres et frustrantes pensées, don Zumal décida de lemmener à Bruxelles, en 1596. Ils allèrent habiter une maison située au milieu de feue la petite rue de la Madeleine. Là, le vieil époux finit par cloîtrer sa jeune épouse dans une pièce du rez-de-chaussée dont les fenêtres étaient garnies de barreaux de fer. Don Zumal affirma à Paquita quelle ne sortirait de là que « reconnaissant ses droits dépoux » ou morte. Quelques années passèrent, mais Paquita, toujours amoureuse de Figaro, refusait obstinément douvrir son lit à son vieillard d’époux.

     

    A la même époque, la forêt de Soignes servait de refuge à nombre dopposants au régime espagnol, aventuriers mi-brigands, mi-résistants. Le chef de cette bande, Espagnol lui-même, passait pour être le héros de nombreux raids de pillage et dembuscade.  C’est à lui quun jour, don Zumal, exaspéré par la détermination anti-conjugale de son épouse, lança ces mots : « Mon brave, voici trois cents ducats et un poignard. Hâte-toi ! Je veux être veuf ! » Mais voilà que contre toute attente, le brigand refusa loffre ignoble, prétextant quil ne tuait pas les femmes. A ce moment, Paquita, reconnaissant la voix de son bien-aimé, sécria : « Don Figaro, sauve Paquita ! » Sur ces entrefaites, Figaro, fou tout à la fois de colère et de joie, se jeta sur don Zumal et létendit raide mort à ses pieds !

     

    On pourrait sattendre à lheureux et très classique final, « ils vécurent heureux et eurent beaucoup denfants » ou, au contraire, à une fin tragique se terminant par leur exécution publique, par exemple. Eh bien non ! Paquita et don Figaro, nous dit lhistoire, se réfugièrent ensemble en France oùils entrèrent dans les ordres !

     

     

    2.La Petite rue de la Madeleine et les Frères aux Sacs.

     

    Cette artère n’existe plus depuis le début de la seconde guerre mondiale. Elle reliait la rue de la Madeleine à la rue de la Putterie, « qui partant du Marché-aux-Herbes, montait vers la vieille Université de la rue des Sols. » (« Bruxelles, notre capitale », p. 62). Mais on le sait, les travaux de l’ogresse urbanistique connue sous le nom de « Jonction Nord-Midi » vint dévaster et modifier considérablement ce quartier de Bruxelles (le quartier de la rue de la Putterie précitée qui, il est vrai, était insalubre, fut totalement rasé). La Petite rue de la Madeleine portât également le nom de « rue des Frères Sachets », référence au couvent des Frères de la Pénitence de Jésus-Christ, établi rue de la Madeleine au 13e siècle et que l’on nommait aussi « Frères saccites », « Frères Sacs », « Frères aux Sacs », rapport aux habitudes vestimentaires très frustes de ces moines mendiants. Par dérision, on les appelait aussi les « hommes des bois ». Ils se nourrissaient de racines et leur ascétisme semblait destiné à « stimuler les frères Mineurs », si l’on en croit le chroniqueur Thomas d’Eccleston. Cet ordre qui prônait la pauvreté et l’ascétisme ne manqua pas de susciter la méfiance des plus hautes autorités ecclésiastiques pour lesquelles la richesse, l’opulence voire la luxure, semblaient tenir lieu de règle de vie. L’Ordre des Sacs fut donc supprimé en plein épanouissement par le Concile de Lyon, en 1274, après moins d’une vingtaine d’années d’existence. Les révolutionnaires français, quant à eux, la baptisèrent, en 1794, du nom de « petite rue du Capitole ».

    3.jpg

     

    Eric TIMMERMANS.

     

     

     

    Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 195, p. 62-63 / Dictionnaire historique des rues, placesde Bruxelles (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Le Charivari, Henri Rey-Flaud, Payot, 1985.

     

     

  • De la porte de Flandre à la porte de Namur.

    Première parution 27 octobre 2011

     

    Jef nous propose de faire en images, un tour par la rue de Flandre.
    Et bien, avec les images de Jef et de Guillaume, le départ sera donné porte de Flandre
    on traversera la ville pour terminer notre balade à la porte de Namur.

     

     

    porte-de-Flandre.jpg

     

    La-porte-de-Flandre-1.jpg

    Photo 2

    La porte de Flandre

     

    Porte-de-Flandre-+-eau.jpg

    Photo 3

    L'ancienne porte de Flandre était remarquable  par son architecture; les deux angles de son toit portaient, en commémoration de l'expulsion des Flamands en 1356, deux marmitons qui furent renouvelés en mai 1683. Elle fut démolie en 1783 et ses matériaux vendus pour 1775 florins.

    On trouvait près de cette porte, vers le canal, les tourelles dites tour des graissiers, tour d'Olivier Vandernoot, tour des Bateliers. A l'extérieur, à gauche de la chaussée de Flandre, deux retranchements enfermaient la dérivation de la Senne; celui qui était en arrière, s'étendait jusqu'à une demi-lune dont l'extrémité touchait au pont du Diable.
    (Alexandre Henne et Alphonse Wauters)

     

     

    ancienne-porte-de-Flandre.jpg

    Sans-titre-1.jpg

    petit-plan.jpg

    Autrefois un des points-clefs de la défense de Bruxelles, la porte de Flandre était protégée par une série de tours auxiliaires: la tour des Graissiers, la tour d'Olivier Vander Noot, la tour des Bateliers. Comme partout ailleurs autour de la ville, cet important complexe militaire doté de deux énormes donjons circulaires baignait dans l'eau du fossé extérieur (remplacé plus tard par le canal de Charleroi). Là se  terminait, comme de nos jours, la route de Flandre et les commerçants et maraîchers y entraient en ville au moyen d'un pont fort étroit à cinq arches. Hors du pont se trouvait à droite, la maison des commis, mais la chaussée n'y arrivait point dans l'axe du pont, telle que l'actuelle chaussée de Gand pourrait le faire croire.
    C'est après avoir fait un grande boucle, que les voyageurs purent emprunter notre actuelle chaussée de Gand.

    La ligne verte représente l'actuelle rue de Ransfort ?


     

    3.jpg

    195_001.jpg

     

    514_001.jpg

     

    Pont-Pte-Flan-1(16b).jpg

    Photo prise par le Bom-Pa de Roger Come sur l'ancien canal et l'écluse de la porte de Flandres, on y voit d'anciennes péniches à voiles et on remarque un pécheur et que le niveau atteignait le boulevard (d'après mon Bon-Pa, avec l'ancien canal, il y aurait eu des infiltrations dans les sous-sol de certaines maisons. 

     

     

    peniche2.jpg

    Photo prise par le Bom-Pa de Roger Come sur l'ancien canal et l'écluse de la porte de Flandres.

     

    peniche.jpg

     

     

    porte-de-flandre-lomme.jpg
    Merci à Guillaume Kekenbosch

     

     

    Vedett.jpg
    La porte de Flandre le 30 octobre 2011.
    La chaussée de Gand est sens unique.

     

    très-bonne.jpg

     Photo 9

    Numériser0001.jpg

     Photo 10

    Porte de Flandre 1927, En l'honneur de trente-neuf nations membres du "Rotary Club" la Belgique avait ouvert un dimanche, le livre naïvement illuminé de ses traditions et légendes populaires, mobilisé ses géants et rassembler les sociétés costumées qui incarnent le pittoresque local.

    Dans ce défilé des grands noms de la terre flamande et wallonne, la ville de Nieuport se classa première par son géant, Jean Turpin, le plus colossal des phénomènes exhibés. Jean Turpin arrive à hauteur du second étage et exige pour ses mouvements un personnel de 24 personnes."

     

     

    In.jpg

     Photo 11

    Photo Jacques Dubreucq - rue de Flandre 1980

     

    rue-de-flandre-pierrot.jpg

    Photo 12

    Photos de Pierrot Heymbeeck - rue de Flandre - octobre 2011

     

     

    Moers.jpg

    Photo 13

    rue de Flandre 189
    On peut lire sur la façade

    IMPRIMERIE MOERS
    Ancienne Maison CROLS
    Fondée en 1801

     

     

    Anno.jpgPhoto 14 - octobre 2011

     

    Anno2.jpg

    Photo 15
    rue de Flandre - octobre 2011

    L’impasse du Roulier, 176-180 rue de Flandre est toujours bien là. Il s’agissait à l’origine de la porte du Miroir, (avant 4/5/1853) ou "Spiegelpoort", un nom populairement employé jusqu’en 1900. L’impasse était beaucoup plus longue, mais perdit les deux tiers lors de la percée de la rue Antoine Dansaert. Cette impasse est classée depuis 2008.

     On peut lire dans "Le journal l’indépendance Belge" de février 1898, "c’était une grande cour rectangulaire où l’on parvenait par un long couloir voûté débouchant rue de Flandre. Cour entourée d’une quinzaine de maisons identiques, d’un style curieux qui remontait au 17ième siècle, si non plus loin encore, jolies à ravir, avec leur unique étage à pignons espagnol."

     L’on assurait que dans l’une des caves de l’impasse se trouvait le plus ancien théâtre de marionnettes de Bruxelles, les "poechenellen", d’un nommé Pierre Buelens, successeur de Charles Desmedt, trouvé un jour pendu. Un théâtre qui remontait à l’époque révolutionnaire de 1789, rayé à tout jamais de la carte en juin 1898, moyennant un avis donnant dans l’humour triste « Le propriétaire a licencié sa troupe »

     

     

    photo-pierrot.jpg
    Photo 16 - Pierrot Heymbeeck + ou - 1975

     

    la-charrue-d'Or.jpg
    Photo 17

     

    Glaçes.jpg
    Photo 18 - 1912 Patrimoine Artistique.

    rue de Flandre n° 138
    Le petit ket est devant l'entrée de la rue de la Cigogne

     

    rue-de-la-Cigogne.jpg

    Un rapide  coup d'oeil dans la rue de la Cigogne
    Photos Pierrot Heymbeeck + ou - 1975.

    140-rue-de-Flandre.jpg

    Photo 19 - Pierrot Heymbeeck octobre 2011

    rue de Flandre n° 140

     

     

    120-rue-de-Flandre.jpg

    Photo 20 - Pierrot Heymbeeck octobre 2011

    rue de Flandre n° 120

    On aperçoit à gauche l'entrée de la rue d'Ophem. Dans les années 50 et 60, les nombreux cafés - dancing  étaient fréquentés par la jeunesse de Bruxelles.

     

     

    Marché-aux-porcs.jpg

    Vue Aérienne du Marché aux Porcs

     

    cubitus.jpg
    Merci à Jef Slagmulder

     

    Marché-aux-porcs2.jpg

    Photo du marché aux Porcs en octobre 2011.
    Devant nous la première partie de la rue de Flandre.

     

    Numériser0002.jpg
    Merci à Guillaume.

    Le Marché aux Porcs n’a pas toujours été aussi large, c’est la percée de la rue Léon Lepage peu avant la guerre de 14, qui a élargi à ce point le carrefour séparant les deux rue de Flandre.

    En septembre 1830,  800 Hollandais du 6ième  Hussards, les fières cavaliers du Colonel Van Belveren, venant de la porte de Flandre, marchent sur le marché aux porcs, LES IMPRUDENTS.
    En effet, une énorme barricade les y attend, servie par trente bourgeois, ni plus ni moins.
    Qui les accueillent avec tous les flingots des tireurs amateurs, à qui se joignent bientôt, des fenêtres de la rue de Flandre, de massives chutes de briques, bouteilles, tisons enflammés, chaux vive, casseroles, poêles, seaux d’eau, pavés et on en passe.  Engendrant une pagaille monstre des Bataves, en pleine collision avec les fantassins de la 5de afdeeling du noble Roi Guillaume. En une fuite éperdue par la même porte de Flandre.

    Cette bataille devait coûter aux Hollandais la perte de 100 hommes, sans compter les fuyards, 14 chevaux et pas mal de prisonniers dont des officiers supérieurs. Emmenés en un cortège triomphal à la prison de l’Amigo par toute une collection de chiffonniers, marchands et surtout des marchandes de crabes mêlés, aux sarreaux bleus.

    La barricade de la rue de Flandre avait été commandée par un Français, un nommé Pierre-Félix Becker, ex-menuisiers.
    Jacques DEBREUCQ – volume 4 – Bruxelles 1000 une histoire capitale

     

    Bagarre.jpg

    Merci à Jef Slagmulder pour l'image

     

    37.jpg

    Extrait - Plan de la ville de Bruxelles (après 1712)
    J.Covens & C. Mortier.
    Bruxelles ville de Brabant - Lisette Danckaert - BRUXELLES CINQ SIECLES DE CARTOGRAPHIE

    Votre attention sur le n° 37, nous sommes au carrefour du marché aux porcs et de la  rue de Flandre,
    On aperçoit la porte de l’enceinte intermédiaire de "VERLOREN-COST POORT", la porte à peine- perdue
    (un petit clic sur l'image).

     

    Peine-perdue.jpg
    VERLOREN-COST POORT


    La porte à Peine-Perdue était surmontée d’un petit clocher avec une cloche à heure, du poids de 1800 livres, fondue en 1607, par Tondeur de Nivelles. Ce bâtiment servit longtemps d’arsenal ; en 1660, il renfermait 950 mousquets, 66 haches, 380 bandoulières, 240 fourches pour mousquets, 140 rapières, 230 piques, 300 demi-piques, 1 tambour, 12 canons, 700 pelles et une grande partie de fer, etc.  Dans la nuit du 27 et 28 mars 1727, le feu prit à une maison contiguë, habitée par le graissier Pierre Orts,  et se communiqua au magasin de matelas placé sur la porte qui fut entièrement consumée. Les murs qui seuls étaient restés debout, furent démolis ensuite pour élargir la rue. Orts périt dans cet incendie, et l‘on ne retrouva ses restes que le 9 avril suivant.

    Devant la Verloren-Cost poort, il y avait un pont jeté sur le fossé du Rempart-des-Moines. Ce pont existait déjà en 1317, est désigné plus tard sous le nom de pont de milieu et de pont Philippe. La porte elle-même portait aussi quelques fois cette dernière dénomination, dans laquelle on peut voir un témoignage de reconnaissance envers le roi de France Philippe VI qui accorda de grands privilèges aux marchands brabançons.  Quant à la dénomination  de Peine-Perdue, elle provenait sans doute de ce que la construction de la nouvelle  enceinte avait rendu inutiles les travaux exécutés par la ville en 1360, pour fortifier les abords du pont Philippe.

     

    De-la-porte-de-Flandre-à-la-porte-de-Namur.jpg
    Merci à Jef Slagmulder. (un clic sur l'image)

     

     

    Le Laboureur.jpg
    Coin rue de Flandre - Léon Lepage.

     

    Le-laboureur.jpg
    Le "Jass Band" du Laboureur.

     

    La-Maree2.jpg

     Restaurant La Marée

     

     

    La Marée.jpg

     

    Le-Roi-Albert.jpg

    1920, le roi Albert entrant dans le tronçon "ville" de la rue de Flandre, suivi du prince Léopold. A sa gauche le bourgmestre Adolphe Max, à sa droite Paul-Emile Janson, suivi par "de bende du blog".

    Entrée-ville.jpg

    Artère principale d'un des quartiers les plus populeux de Bruxelles, la rue de Flandre fut toujours très animée.
    Au coin de la rue Pays de Liège (à gauche) deux très jolis pignons.C'était une rue très animée et de nombreux commerces. (photo prise au19ème siècle)

     

    Dolce-Romance.jpg
    Photo prise en direction du Marché aux Porcs - novembre 2011

     

    impasse-du-Gril.jpg
    Photo du 5 novembre 2011

    L'impasse du Gril est la seule qui ait survécu, n'ayant conservé toutefois que le tiers à peine des 60 mètres qu'elle  comportait autrefois. Et une seule de sa quinzaine de maisons. qui vers 1900 abritaient 75 habitants. Et dont l'une le n° 3 fut jusque vers 1880 au moins la laiterie-vacherie de P. Verheylewegen. Et une autre , un estaminet, où une rixe mortelle surgit en septembre 1856 entre un charretier et un bourgeois. 

     

    iGrill-noir.jpg
    L'impasse du Gril en 1982 - Photo de Jacques Dubreucq

     

     

    Imp.-Will.jpg
    Photo 1935 - extrait du tome III enquête de la Ville de Bruxelles.

    5 maisons plus loin que l'impasse du Gril

    Joseph Bernaerts et  Anne Marie Bloemaert, ont habité cette impasse dans les années 1860.
    Joseph était un débardeur, rien d’étonnant à cela puisque les canaux n’étaient pas bien loin.
    Son fils, Philippe, né en 1858  (le papa de ma boma) était cigarier.  On peut lire dans le tome 3 de BRUXELLES 1000 UNE HISTOIRE CAPITALE, l’anecdote suivante ;

    L’impasse qui comptait alors près de cent habitants, eut très chaud, un jour d’octobre 1868. Le feu avait pris au n° 2 chez Joseph Cammaerts, ouvrier cigarier, dévorant en moins de deux les fagots entreposés dans son grenier. Ce qui valut au pauvre cigarier un sinistre de 500 francs.

    Est-ce monsieur Cammaerts, qui a appris le métier à mon Grand-Père Philippe ?
    Ma Boma Amélie Bernaerts, a gardé toute sa vie un brol incroyable, de son papa. Je me rappelle bien avoir pris en main « ces formes sombres et rectangulaires en bois, qui une fois ouverte, laissait voir une forme cylindrique pour insérer un cigare. Si Roger me lit, je me demande s’il n’a pas « joué » avec moi chez ma boma ?

    Ah oui, Joseph Bernaerts était aussi un aïeul de Claude Bernaerts.

    Numériser0001.jpg
    rue de Flandre, n°6 Restaurant "Chablis", et au n° 8 Restaurant "Iberica".

     

    Dandy.jpg

    Années 60, le Tailleur "DANDY",73 75,rue de Flandre.

     

    Viva-Boma.jpg

    VIVA M'BOMA 17, rue de Flandre

    rue de flandre.jpg

    Merci à Guillaume
    La rue de Flandre en 2010

     

    De roskam.jpg

    Rue de Flandre n° 9 - Photo Guillaume Kekenbosch - 2010

     

    Daringman.jpg

    Rue de Flandre n37, coin de la rue du Chien Marin, dans les années 60 ce café fut tenu par "Francois Haeseldonck" ce fut aussi un club de jacket très connu.

     

    Henri.jpg

    Rue de Flandre 113

     

    Quartier-du-Vismet.jpg

     La rue du Pays-de-Liège.
    La rue du Nom-de-Jésus.
    La rue du Chien Marin.

    1 L'ancien Marché aux poissons
    2 L'église Sainte Catherine.

     

    pays de liège.jpg
    Rue du Pays de Liège, en direction de la rue de Flandre
    octobre 2011

    Le premier nom de la rue du Pays-de-Liège, fut, rue du Rosier, et comme dans la rue se trouvait une auberge où descendait des liégeois, de passage à Bruxelles, la rue reçu le surnom de "Land van luyckstrotje". Donner une date à tout cela est impossible. Mais en 1816, le n° 193 de la rue du Pays- de-Liège était le cabinet du chirurgien A.J. Delvaux, et en 1832 on a encore vendu une maison située rue du "Rosier ou Pays-de-Liège". Écrit par Jacques Dubreucq. (1997)

     

     

     

     

     

    Pays-de-liège-2.jpg

     

    pays-de-liège-4.jpg

     

    La ruelle du Nom-de-Jésus fut ainsi nommée d’une propriété particulière ; on l’appelait aussi rue des charrons (Rademaeckers straetje).

    A ces dénominations les Français substituèrent celle de rue Mutius-Scévola.

    A un de ses angles, rue de Flandres était l’hospice de Saint-Corneille (het gasthuys van Sinte-Cornelis binnen die plaetse van Sinte-Catharina), qui existait déjà en 1359. (A. Henne et A. Wauters). Tome 4 – NOUVELLE EDITION DU TEXTE ORIGINAL DE 1845.

    Autre source.
    L'administration municipale fit fermer la chapelle en pluviôse an VI; la démolisition des bâtiments eut lieu en 1816.
    (Eug. Bochart.) 

     

     

     

     

     

     

    rue-du-Chien-Marin.jpg
    Photo du BON-PA de Roger COME
    Légende de la photo

    "Une vue de la rue du chien marin où l'on voit les marchandes ambulantes guettant l'arrivée des "casques blancs" (ajoen) A noter que ceux-ci marchaient très lentement pour laisser le temps aux marchandes ambulantes de se sauver et aux marchandes de citron de refermer leur caba et emporter leur siège pliant. Je crois me souvenir que mon Bon-pa m'avait dit que la rue de Flandre était (à l'époque) la limite entre deux commissariats, donc ils marchaient sur un côté de la rue et qu'ils n'avaient pas le droit de dresser un P.V. de l'autre côté de la rue et que certains avaient leur femme qui vendait à la sauvette.  Donc si elles voyaient les flics du mauvais côté, elles se sauvaient à l'autre bout de la rue".
    Écrit par Roger COME

     

    Rue du Chien Marin

    Le nom de la ruelle du chien Marin vient de ce que, lors des débris effectués pour le creusement du canal on y découvrit les ossements  d’un éléphant marin, qui fut longtemps conservés avec soin.
    extrait du tome 4, Histoire de la ville de Bruxelles.

     

    chien-marin2.jpg

    Une vue de la rue au temps où il y avait des habitants. Le mur dans le fond de l'image appartient au marché aux poissons.

    Une école dans la rue du chien marin !

    Vers les années 1850, on trouvait dans la rue une école primaire, annexe de celle des Sœurs de la charité de la rue du Rempart des Moines. Et encore bien, pas une petite école, mais il y avait plus de 500 élèves en 1852. Et quand vous saurez que la rue n’avait que 1.m 90 de large.

    Des faits-Divers dans la petite ruelle !

    En voilà un, parmi tant d’autres.

    Mars 1885,  dans l’estaminet situé au n° 118 de la rue, et dans une salle archibondée, le débardeur de 24 ans, Pierre Vandales, repris de justice porteur de vingt condamnations, poignarda sa maîtresse, Pauline Douzé, fille mère, qui ne voulait plus de lui, et qui tenait à ce moment dans ses bras le bébé d’une locataire. Seize coups de couteau dans le corps de Pauline.  Direction l’hôpital Saint-Jean pour la jeune femme et la prison des Petits-Carmes pour la Crapule.

    Marin.jpg

    Volle Ambiance in strotche.

    rue-du-chien-Marin-4.jpg

    Marin-2011.jpg

    La rue du Chien Marin en novembre 2011

     

    Statue.jpg
    Saint Roch est bien seul de nos jours.

    "C'est le saint représenté le plus fréquemment (avec St Jacques) dans les églises ou au bord des rues ou sentiers empruntés par les chemins de St Jacques allant à Compostelle aussi bien en France qu'en Espagne car les pèlerins se plaçaient sous sa protection pour qu'il les préserve des maladies sur le Chemin."

     

     

    045_001.jpg
    Merci à Jef Slagmulder

     

    Flandre-début.jpg