• La Camargo

     

                    LA CAMARGO ET LE COFFY A LA RUE DE LA COLLINE

     

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    1. La Camargo.

    C’est à la rue de la Colline que naquit, le 15 avril 1710, la danseuse Marie-Anne de Cupis Camargo. L’on n’a pu malheureusement situer avec exactitude la maison où vit le jour celle qui fut la plus grande danseuse de son temps. Marie-Anne était la fille du musicien et maître à danser Ferdinand-Joseph de Cupis Camargo, qui, bien qu’appartenant à une famille de la noblesse romaine, se trouva un jour dans l’obligation de s’exiler à Bruxelles. Ferdinand-Joseph voulut redorer le blason de ses ancêtres, que des problèmes d’ordre financier avaient quelque peu terni. Il chercha pour sa famille un appui dans les arts et devint le maître à danser de la princesse de Ligne. Marie-Anne, quant à elle, étudia la danse et débuta sa carrière au Théâtre de la Monnaie, à l’âge de dix ans, avant d’être envoyée à Paris pour se perfectionner auprès de la danseuse, Françoise Prévôt. Elle se fit connaître à l’Académie de musique de Paris, dans l’opéra Atys, à l’âge de seize ans.

     

     

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    La Camargo, telle qu’on l’appela désormais, fit une telle sensation que la grande danseuse, Mlle de Sallé, en tomba malade de dépit. Voltaire écrivit même quelques vers afin de calmer la seconde et faire valoir le talent de chacune : Ah ! Camargo que vous êtes brillante ! / Mais que Sallé, grands dieux, est ravissante ! / Que vos pas sont légers, et que les siens sont doux ! / Elle est inimitable, et vous êtes nouvelle ;  / Les nymphes sautent comme vous, / Et les Grâces dansent comme elle. La Camargo dansa dans de nombreux ballets et créa de nombreux rôles. Elle quitta toutefois la scène en 1734, cédant aux insistances de son amant, le comte de Clermont, qui lui interdit de se produire sur scène et la séquestra. Une autre histoire raconte qu’elle fut enlevée, deux ans après ses débuts, par le comte de Melun, qui la rendit à sa famille, suite à une plainte qu’adressa son père au lieutenant de police. Quoiqu’il en soit, en 1741, la Camargo rejoignit l’Opéra.  Elle prit sa retraite définitive en 1751 et mourut à Paris, le 28 avril 1770. Son buste est aujourd’hui exposé à l’Opéra Garnier.

     

     2. Le Coffy.

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    2.1. Un estaminet antique.

     

    En 1857, on situait encore, au numéro 16 de la rue de la Colline, l’un des plus anciens estaminets de Bruxelles : le Coffy.

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    En voici l’origine. Un jour, un commerçant bruxellois du nom de Martin Vander Haegen et protégé de Charles de Lorraine, constatant l’engouement de ses contemporains pour les spectacles français, auxquels on pouvait assister en différents endroits de la ville (rue du Fossé-aux-Loups, rue des Comédiens, Quai au Foin, Théâtre de la Monnaie), entreprit de monter, lui aussi, un théâtre. Il décida de s’établir dans un grand café situé rue de la Colline et portant le nom de Coffy. Ce dernier, qui était alors une « maison de café », comme il s’en répandit à Paris, dès la fin du 17e siècle, fut aménagé en une splendide petite salle, bénéficiant d’une scène profonde et bien équipée. La petite salle connut un succès immédiat et les Bruxellois la nommèrent familièrement « la scène à côté ». Martin Vander Haegen sut parfaitement conduire son théâtre et choisir ses acteurs, tous français. Mais ce succès fit qu’il en arriva à débaucher quelques uns des meilleurs éléments du Théâtre de la Monnaie voisin. Celui-ci recourut à tous les moyens d’intimidation possibles pour contrer son concurrent et empêcher ses propres acteurs d’aller se produire au Coffy. Mais rien n’y fit. En désespoir de cause, le directeur du Théâtre de la Monnaie, Pertal, un Français, lui aussi, alla se plaindre à l’amman, le baron de Werde, le suppliant d’expulser de la ville tous les acteurs français qui ne garantissaient pas de jouer exclusivement dans sa troupe. Mais dans une réponse datée de l’année 1708, le baron envoya sereinement paître le directeur indélicat en ces termes : « Et pour autant que le suppliant veut faire passer pour suspects les Français repris dans son billet, tout ce que je puis dire est que le premier y nommé a espousé une fille de Bruxelles, que Robert s’y est fait bourgeois et que tous les autres y résident depuis sept ou huit ans sans que je sache aucune raison particulière de soupçon à leur charge, à moins que l’on ne veuille les tenir suspects parce qu’ils sont nés Français, aussi bien que le sont le suppliant et la plus part de ceux et de celles qu’il employe à l’Opéra. » (Le français à Bruxelles aux siècles passés, p. 153).

     

    2.2. Le Coffy au 18e siècle.

     

     

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    Il est dit qu’un certain Jean Henry dit Danry, dit Masers de Latude (1725-1805), trouva refuge au Coffy pendant trois jours, en 1756, après son évasion de la Bastille (dont il s’échappa, dit-on, par la cheminée !). Il passa ensuite en Hollande, afin d’échapper aux hommes de Madame de Pompadour. Il faut dire que notre Latude (ou la Tude) avait organisé un faux complot contre ladite Pompadour dans le seul but de paraître l’en sauver afin de lui extorquer ensuite une belle récompense ! Mais l’affaire tourna mal… Emprisonné à de nombreuses reprises dans diverses prisons parisiennes, Latude réussira plusieurs évasions. Celle de la Bastille apparaît comme la plus fameuse. C’est donc dans ces circonstances qu’il aurait temporairement trouvé refuge rue de la Colline. En 1762, le local du Coffy figure encore sur la Carte d’Ursel comme un établissement important. En 1789, le Coffy, à côté duquel se situait un grand magasin de bière, devint un lieu de rassemblement de révolutionnaires brabançons. Sous le régime français (1794-1814), suite à la dispersion de la troupe et le passage de ses membres en Hollande, cette salle improvisée fut supprimée. Le local devait toutefois survivre un temps en tant qu’estaminet.

     

     

    Eric TIMMERMANS.

     

    Sources : Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981, p. 167-168. / Ils ont choisi Bruxelles, Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2004, p. 63 / Le français à Bruxelles aux siècles passés, L. van den Bruwaene, Rossel, 1980, p. 153 & 160.

     

     

  • Jef Lambeaux

           JEF LAMBEAUX ET LE PAVILLON DES PASSIONS HUMAINES

     

    Né le 14 janvier 1852 à Anvers, Jef Lambeaux est un sculpteur belge. Il a étudié à l’Académie des Beaux-Arts à Anvers. En 1883, il fonde le groupe bruxellois d’avant-garde Les Vingt. Il aurait été franc-maçon.


    Pavillon Horta - Les passions humaines / Jef Lambeaux





     

     

    Parmi ses œuvres majeures, on compte notamment Les Passions humaines, un bas-relief de marbre réalisé en 1886, qui a été intégré dans le pavillon de Victor Horta, sis Parc du Cinquantenaire. Pour cette œuvre, il a reçu une médaille d’honneur lors de l’Exposition universelle de 1900, à Paris. Jef Lambeaux a ensuite été nommé membre de l’Académie royale de Belgique, en 1903. Si Les Passions humaines ont fait l’objet d’éloges, elles furent également l’objet de nombreuses critiques moralisatrices.

     

    Le Pavillon des Passions humaines, également nommé le pavillon Horta-Lambeaux, est un bâtiment de style néo-classique (incluant des prémisses d’Art Nouveau) édifié par l’architecte Victor Horta dans le Parc du Cinquantenaire. Il est géré par les MRAH. Ledit pavillon était prévu à l’origine pour l’Exposition internationale de Bruxelles de 1897, dont il est l’un des rares vestiges. Il fit l’objet d’une dispute entre l’architecte Horta et le sculpteur Lambeaux durant deux ans, reportant l’ouverture officielle jusqu’en 1899. Le bâtiment sera profondément modifié en 1909-1910 et Lambeaux, mort en 1908, ne le connaîtra donc jamais sous sa forme actuelle. De fait, ce n’est qu’après le décès du sculpteur qu’Horta accéda à ses désirs en construisant le mur qui fermerait le temple et cacherait le bas-relief pour ne laisser comme lumière que celle venant de la verrière.

     

     

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    Mais à quoi ressemble la sculpture de Lambeaux (œuvre inachevée) ? A un amas de corps, le plus dénudés possible, s’étendant sur une surface de 12m sur 8m. Toutes les passions humaines sont représentées, y compris la guerre, le viol et le suicide. Le pavillon Horta-Lambeaux fut inauguré le 1er octobre 1899. Inutile de dire que cette représentation de nus désinhibés, féminins et masculins, dans toutes les formes de plaisir charnel, ne manqua pas de causer scandale. Moins toutefois que la représentation du Christ crucifié sous la mort qui outragea littéralement la Belgique catholique ! Fermé en 1906, puis rouvert (sans ouverture officielle), en 1910, la pavillon continua à être une source de discorde et resta en souffrance pendant plus d’un siècle.

     

    En 1967, le très catholique roi Baudouin se débarrassa partiellement du problème en cédant en bail, pour 99 ans, le pavillon litigieux, au roi Faisal d’Arabie Saoudite qui, lors d’une visite officielle en Belgique, acquit également le Pavillon oriental voisin de l’Exposition nationale de 1880 qui n’est autre que l’actuelle Grande Mosquée de Bruxelles. Le pavillon Horta-Lambeaux devait, quant à lui, devenir un musée d’art islamique. Ce projet ne vit jamais le jour, et le gouvernement saoudien rendit finalement ledit pavillon aux MRAH. Depuis -faut)il s’en étonner ?- le pavillon resta fermé au public -officiellement pour le préserver du vandalisme…- sauf à l’occasion d’événements exceptionnels… Des travaux de rénovation ont toutefois commencé en mai 2013 et ont porté leurs fruits durant l’automne 2014 (Sources : Wikipédia).   Eric TIMMERMANS.

     

     

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  • Freddy Guitare

    Freddy Guitare

     

    Freddy Heusdens est né à la Maternité d'Etterbeek.
    C'est un ketche de la rue de la Verdure, près de la place Anneessens.  Il termine ses études moyennes à l'école de la rue des Riches Claires.

    A l'âge de sortir et de fréquenter les dancings , il est pris dans une bagarre de rue devant le cinéma Ambassador de la rue Auguste Orts. Grâce à l'intervention de Louis Culot( l'ami de mon père) lutteur très connu sur la place de Bruxelles et qui exploite la taverne" Le Saint François " rue Borgval, il sort pas trop abimé de cette rixe.

    De fil en aiguille Louis Culot le guide vers la salle de lutte située à l'arrière du café " A La Tête de Veau, boulevard de l'Abattoir , exploité par un certain Carlos.

     
    Plus tard il ouvre "Le Rouge et Vert" là où maintenant il y a le "Cercueil" rue des Harengs et fut associé à Paul Schoonjans , mieux connu sous le sobriquet de Polle Buun du Windsor de la rue de la Fourche.

    A cette époque il reçoit la visite de Jacques Brel , ils sympathisent et vont boire un godet au Copacabana rue de Laeken.  Dans les années 60 il dirige le café dancing " Les Dragueurs", situé rue Jules Van Preat, en face du resto "Le Chat Noir".

     
    A l'occasion de la sortie de "Docteur No", un des tout premiers James Bond , il reçoit la visite d'un certain Togo , acteur coréen au chapeau melon , qui joua un des rôles principaux dans ce film. Outre qu'il chante et joue de la guitare , il sera champion de Belgique de lutte en 1972 dans la catégorie "Poids Moyens".

    Après cela il monte à Paris où débutera sa carrière de catcheur et d'acteur de cinéma . Au cours d'un de ses multiples combats il est remarqué par un organisateur , lequel va l'introduire dans le monde du cinéma .
    Il donnera la réplique aux plus grands acteurs français dans plusieurs films , notamment :

    - Boulevard du Rhum avec Brigitte Bardot.
    - Borsalino avec Alain Delon et J-P Belmondo
    - Le Tueur avec Jean Gabin et Félix Marten;
    - Cannabis avec Serge Gainsbourg et Fabio Testi.
    Durant sa période parisienne, il sera aussi le garde du corps d'Olivier , le fils de Louis de Funès lequel craignait le kidnapping de son rejeton et de devoir payer une forte rançon pour obtenir sa libération. En tant que cascadeur il a été la doublure de Lino Ventura à plusieurs reprises. Est- ce le mal du pays qui le ronge...? Toujours est-il qu'il revient à Bruxelles en 1986 et ouvre le café- dancing "Le Rouge et Vert" rue de l'Acqueduc jusqu'en 1998. C'est là qu'il aura le plaisir d'accueillir Jean-Claude Van Damme encore un bruxellois très réputé.


    Merci Freddy de m'avoir accordé cette interview de Bob De Backer président de l'Ordre du Bloempanch.

    Source: la revue de l'Ordre du Bloempanch du 4e trismestre 2008.
    Revue où à chaque fois il y a des articles du tonnerre et des photos superbes sur Bruxelles ou autres. En voici un très bel exemple avec l'article sur Freddy Guitare. Je suis membre de l'Ordre du Bloempanch et reçois la revue 4 fois par an. Si vous n'êtes pas encore membre je vous le conseil vivement. Pour plus de renseignements consulter le site de L'Ordre du Bloempanch.

    Nelly Lallemand.

     

     

    francis verbesselt, Léon Paris,
    Merci
    à Léon Paris.

     

     

    francis verbesselt
    Merci
    à Léon Paris

     

     

    francis verbesselt
    Merci à Léon Paris.

     

    francis verbesselt, Léon Paris,
    Merci
    à Léon Paris pour la photo.

    Freddy et son MG

     

     

      

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    A1 FREDDY GUITARE - A2 Jef DE Meuter - A3 François Cerfontaine(SUSSKE)

     

     

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    Photo 2 

     

    FREDDY ALAIN DELON dans Borsalino

     Freddy et Alain Delon

     

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     Photo 3

     

    GAINSBOURG ET FREDDY

    Freddy et Gainsbar

     

     

    JC Van Damme et Freddy

     Freddy et Jean Claude Van Damme

     

    LINO ET FREDDY

     Freddy avec Lino Ventura

     Merci à Titi pour les photos
    et à Nelly pour le commentaire.

     

  • Colonne du Congrès

     

     

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     Le premier Roi des Belges et la couronne qu'on aperçoit au pied de sa statue en haut de la Colonne du Congrès.

     

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    Léopold 1er

     

     

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    Sur fond de paysage bruxellois,la même couronne photographiée..de dos.Document rare car l'intérieur de la Colonne du Congrès,NE SE VISITE  PLUS! 
    Ecrit par Jef.

     

    francine, est un jour montée là tout en haut, avec le Patronnage de la Marolle.

     

     

     

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    La Colonne du Congrès
    Haute de 47 mètres elle est érigée en 1850.
    Cette oeuvre de Poelaert est surmontée d'une statue de 4 mètres 70 représentant Léopold I(oeuvre de Guillaume Geefs).
    La Colonne immortalise le Congrès National de 1831 qui proclama la Constitution belge.
    Au pied du monument brûle la flamme éternelle,hommage au Soldat Inconnu de la Première Guerre Mondiale(1914-1918)et aux héros de la guerre 1940-1945.