Byron à la rue Ducale.

 Byron.jpgBYRON A LA RUE DUCALE

C’est dans une maison de la rue Ducale située près du coin de la rue de la Loi, soit au numéro 51, que vécut brièvement Lord Byron, en 1816, l’année qui suivit la défaite de Napoléon à Waterloo. C’est dans cette maison que Byron composa quelques strophes relatives à la bataille de Waterloo et non pas, comme cela fut dit, la totalité de la pièce intitulée « Childe Harold », que l’auteur mit neuf ans à réaliser (« Bruxelles, notre capitale », p.34). En janvier 1924, à l’occasion du centenaire de la mort de Byron, une plaque commémorative fut apposée sur la maison où il vécut. Voici ce qu’elle proclame :

 

        Au printemps MDCCCXVI

                                              Cette maison abrita quelques jours

                                                              LORD BYRON

                                              Délaissant sa patrie qui méconnaissait

                                                                 Son génie

                                                      Et qu’il ne devait plus revoir.

                                                               Il y composa

                                        Les strophes du IIIe chant de « Childe Harold »

                                                       Sur la bataille de Waterloo.



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En outre, une histoire peut-être légendaire se rapportant au poète, prétend que lors d’un soir de beuverie, parcourant avec des amis les allées du Parc de Bruxelles, Byron s’amusa à mutiler certaines statues à grands coups de canne ! Les bustes endommagés auraient ensuite été restaurés ou remplacés.

 



Byron, criblé de dettes, avait, en fait, fuit Londres pour échapper à ses créanciers. Il voyageait néanmoins dans une luxueuse voiture qu’il avait fait construire à l’imitation de celle de Napoléon. Hélas pour lui, un bris de ressort empêcha ledit véhicule de poursuivre sa route. Aussi, Byron commanda-t-il « une autre calèche au carrossier bruxellois Mommaerts pour la somme de 1.800 francs. Mais comme Byron ne lui en avait payé que 847, Mommaerts envoya un huissier pour saisir le véhicule. Trop tard ! Le poète avait déjà quitté Bruxelles avec plumes et bagages. Cet incident fut commenté dans la presse anglaise, en dépit d’un démenti envoyé de Bruxelles par un ami anglais de Byron. Une anecdote, précise celle-là, rapporte que Byron, après avoir visité Waterloo, rentra, plein de fièvre et d’inspiration à Bruxelles, où il composa sur l’heure la strophe commençant par « Stop ! –for thy tread is on an empire’s dust ! » « Arrête, car ton pas foule la poussière d’un empire ! » (« Bruxelles, notre capitale », Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951).

 

 

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Eric TIMMERMANS.

Sources : « Bruxelles, notre capitale », Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951 / « Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles » (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / « Histoire secrète de Bruxelles », Paul de Saint-Hilaire, Albin Michel, 1981.

 

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