• Oltimers à Bruxelles

    Oltimers à Bruxelles.


    Pourquoi ce titre et quel rapport avec Bruxelles ?

    Eh bien ce sont des motos et voitures de la famille qui , à partir des années 1950 , ont toutes comme particularités d'avoir  usés leurs pneus et leurs carcasses à Bruxelles ... il y a bien longtemps déjà !

    J'ai volontairement arrêté la liste en 1969 (à part la RN 18) après , les voitures contemporaines n'ayant pas le même intérêt.

    On pourrait aussi s'amuser à découvrir quelles sont les marques de ces motos... pour les autos ça va !

    Voitures



    Voitures1

     



     CHEVROLET Bel Air 1948 // STANDARD Vanguard 1952

     WANDERER 1935 // OLSOMOBILE Eight 1937 // MERCEDES 170 D de 1949

     Voitures2


     ROOVER P2 1947 ( en partie  ) // CHEVROLET Bel Air 1952
     
     CHEVROLET Bel Air 1948 // RENAULT 4 CV 1948 // STANDARD Vanguard 1952

     


     

    Voitures3


    SKODA Tudor 1951 // ???

    PANHARD 1957 // RENAULT 4CV 1948

     




    Voitures5


    PANHARD 1957 // DAF  600 1959 // CITROEN 2 CV

    RENAULT 4 1969 // CITROEN AMI 6 1964 avec RENAULT DAUPHINE 1961


    Voitures6


    PEUGEOT 403 Break Diesel 1962 // SKODA 1000 MB 1964

    Photos et textes d'André COLARD



    RENAULT 16 TL 1966 // RENAULT 18 TS 1977

  • Les Cartes de Guillaume Kekenbosch

    Les Cartes de Guillaume

     

     

     

    113

    Photo 1

    Rue de Flandre,(de kasaa) en direction de la rue Sainte Catherine.
    A gauche  l'entrée de la rue du Pays de Liège.

     

    114
    Photo 2

    rue de Laeken - à la hauteur du Théâtre Flamand.

     

     

    115

    Photo 3

    A droite l'entrée de la Centrale de Police
    et à gauche la rue du Midi.

     

     

    126

    Photo 4

     

     

    132
    Photo 5

     

    Le belvédère du Café "lA ROTONDE" ressemble étrangement à une pagode indo-chinoise,qui donc habitait dans ce curieux édifice ? (1910)

     

     

    144
    Photo 6

    La rue de la Montagne se trouve devant nous.
    Prenant la direction du Théâtre des Galeries Saint-Hubert en 1907,Frantz FONSON y fera ce petit chef-d'oeuvre
    "Le Mariage de Mlle Beulemans"

     

    Franz Fonson

     

     

     

     

    Herbe1

    Photo 00

    Même endroit quelques années plus tôt
    Fontaine des Satyres
    .

     

    Sans titre - 1

    Photo 000

    LIQUIDATION TOTALE
    "RATIBUS"

     

    146

    Photo 7

    A droite l'entrée des galeries Saint-Hubert

    Saviez-vous qu'il y avait eu,à Bruxelles,des omnibus à impériale?    Ils n'appartenaient pas à un service public: celui que nous voyons ici amenait, probablement pour le compte d'un hôtel,les clients de la gare.

     

    Numériser0001

    Photo 8

    La rue Haute vu de la Porte de Hal

     

     

    Numériser0001

    Photo 9

     

    La Barrière de Saint-Gilles

     

    Numériser0001

    Photo 10

     

     

     

    suisse

    Photo 0

    La rue Cantersteen vers 1907

    "Tony", les bons pains français de la Bourse !!

    Et bien, dans le temps le magasin était situé
    au CANTERSTEEN . 

     

    LA PREUVE UNE PUB DE LA MAISON

     

    suisse2
     

  • Un Milliard pour des Navets

    UN MILLIARD POUR  DES NAVETS.

     

    Petit livre édité par l'Université catholique de Louvain et comporte un total de 36 pages.

    Note de l'éditeur : Les remerciements les plus vifs iront à Messieurs Jean COPIN et H. BECKER, professeur d'urbanisme, sans les encouragements de qui cette brochure n'aurait vu le jour.

     

    Les photographies représentes les habitants de la rue et ne font pas partie de la brochure de Monsieur J.M. COLLIER.
    Année académique 1984-1985

     

     

     

     

     

    Navets 1

    Photo 1

     

    Navets2

    Photo 2

     

     

    Navets 3

    Photo 3

     

    12 rue des Navets

    Photo 4

     

    Quelques habitants de la rue des Navets, peu avant la guerre de 14-18

    Nille van de Wat, la maman des TREE, Poepke, l'épicière sur les coins de la rue de la Verdure - Cureghem. Mon père, mes tantes et mon parrain et d'autres personnes bien connues sont sur cette photo.

     

    Navets 4

     

    Photo 5

     

    Mère Odile + les chiens

    Photo 6

     

    Ma mère et trois de ses petits-enfants, Lisette, Joseph et Camille, sans oublié ses deux chiens Zestry et Milou. Ma mère était Boma de 16 petits enfants

     

     

    rue des Navets

    Photo 7 - Pierrot Heymbeeck

     

     

    42 rue des Navets

    Photo 8

     

    Amelie, l'épouse de mon frère et ses deux fils, à côté Lisette la fille ainée d'Ernest.

     

    Navets 5

     

     

     

    Dema

     

     

     

    Copie de rue des Navetsmaison

    Rue des Navets
    Rue Van Artevelde

    3 Imp. du Calvaire
    Maison d'Andrée - Place Fontainas

     

  • rue de l'escalier.

    RUE DE L'ESCALIER, ON NOUS A CONSERVE LE NOM ET L'ASSIETTE, ABSOLUMENT RIEN D'AUTRE.
    Jacques DEBREUCQ - volume 9 - Bruxelles 1000 une histoire capitale.

    La rue doit son nom  du fait qu’il y avait autrefois  sur ses terrains un escalier donnant accès au castel d’un grand seigneur bizarre et brusque en ses manières, qui n’employait sa force herculéenne et sa puissance qu’à défendre  le faible contre le fort, et à faire une chasse continuelle aux voleurs et aux brigands dont les routes étaient infestées. Source Eug. BOCHART – dictionnaire historique des rues et places de Bruxelles (1857)

     

     

    1.jpg

    Photo 1

     

     

     

    2.jpg

    Photo 2

    La rue de l'escalier en direction de la rue d'Or

     

     

    3.jpg

    Photo 3

    Les photos 3 et 4 sont prisent à la fin de la deuxième guerre, on aperçoit à droite l’entrée de l’impasse de la Maison Rouge. Laquelle était à côté  de cette longue entrée cochère, au 29 de la rue de l’escalier. Là même où fut fondée la librairie "PELE MELE", la dame au tablier fleurie était la fondatrice, son fils Henri est en culote courte. Tous les fouineurs savent que ce Pêle-Mêle émigra vers les années 1970 au boulevard Maurice Lemonnier, près de la place Anneessens.

     

    4.jpg

    Photo 4

    L’impasse de la Maison Rouge.

    C’est par cette petite porte qu’on accéda à l’impasse et ce jusqu’aux dernières heures de la rue de l’escalier. Le doute n’est pas permis, c’est bien une auberge qui donna le nom qui servit à désigner cette allée : Jacques DEBREUCQ  a trouvé trace  de sa mise en vente en 1781, étant occupée par Monsieur STEVENAERT. L’annonce  la qualifiait de « très renommée ».
    Après quelques mètres le mince goulet s’élargissait, ce qui donnait un peu plus de place aux huit maisons de l’impasse.

     Impasse ? Il faut savoir que les habitants de l’impasse de la Maison Rouge, avaient la possibilité de sortir par …..La Place de Dinant !

    -------

    Eug. BOCHART (1857), situe l’impasse de la Maison Rouge, au n° 23 de la rue de l’escalier.

     

     

     

    5.jpg

    Photo 5

    Pub 1791 – A vendre beau cheval anglois, poil noir, taille de cinq pieds deux pouces, âgé de six ans & demi, la queue et les oreilles coupées. Portant beau & très vite au cabriolet, qui est son usage, au prix de 30 louis d’or. S’adresser chez le sieur MORIAN, tenant l’hôtel de la Maison Rouge, rue de l’escalier.

     

     

     

     

    6.jpg

    Photo 6 

    L’impasse des Trois Perdrix.

    L’impasse s’ouvrait au n° 35 de la rue de l’escalier, elle reçut le nom d’une enseigne d’un  cabaret. Le nom au 16ème siècle était ruelle de Stalle, car l’allée constituait une sortie de la Maison de Stalle, pied-à-terre bruxellois des seigneurs de ce hameau ucclois. C’était un couloir long de 40 mètres menant à trois courettes, garni de 4 maisons peuplées de 65 personnes, selon un rapport établi en 1904.

     

    Le 1er Germinal an 5 (21 mars 1797) fut instaurée une "chaise à quatre places" partant "jour à autre de Bruxelles pour Liège et vice versa". S’adresser chez le citoyen Guilbert, marché de Bavière (place de Dinant), n° 6, derrière la petite boucherie, ou par la porte de derrière, rue de l’escalier, au fond de l’allée des Trois Perdrix.  En 1812, pour louer une confortable voiture, il suffisait de  s’adresser au n° 655 de l’allée des  Trois Perdrix, vers la petite boucherie chez De bousschen.

    Quant au cabaret "Les Trois Perdrix"

    Il reçut en 1844, la visite du tribun populaire socialiste (on disait alors agitateur) et défenseur de la cause flamande, Jacques Kats organisa un meeting bien sentis.  Le cabaret avait la réputation pour débiter le meilleur et le plus vieux lambic de toute la ville.

     

    1863, Monsieur P. Ketelbant organise au cabaret Les Trois Perdrix un grand concours de vogelpik à tous les amateurs de la Flèche volante. De nos jours (2012) PLUS RIEN, pourquoi avoir détruit  ce coin du très vieux Bruxelles – Pourquoi ?

     

    7.jpg

    Photo 7
    Cinéma AVIA
    Dans les années 50 ce cinéma ne s’appelait PAS : "AVIA", mais bien le « RITZ » !!! que l’on voit sur la photo 7 (grille fermée).
    Ecrit par Gilbert Delepeleere. 

     

    Marie-Laure.jpg

    Photo 7 bis
    Couture MARIE LAURE + un commentaire de
    Cathy Gigi Vanachter Pany

    La rue de l' escalier,à gauche le magasin de philatélie de mes grands parents ,a côté le café "chez Marin" de mes arriérés grands parents, cela dois être dans les années 40

     

     

     

    9.jpg

    Photo 8

     

    confection.jpg

    Photo 9

     

    Robery.jpg

    Photo 10

     

     

    1953.jpg
    Le point rouge situe la rue de l'Escalier (ce qu'il en reste)

     

    maman1.jpg

    rue de l'Escalier n° 3

     

    maman2.jpg 

     

    Nelly.jpg
    Photo 11 - Merci à Nelly Lallemand.

    Sur cette photo en avant plan Louisa qui a tenu le Franlou rue de l'Escalier et au fond je pense que c'est Mary sa fille.Sur cette photo il y a également ma maman et Mich son mari et Paulette et Achille qui tenait le Chaperon Rouge rue du Marché."

     

     

    Votre-maman.jpg
    Photo 12

    PHOTOS CHARELS - rue de L'Escalier.
    Jeannine & Pierrot
    HEYMBEECK

     

    17-ans.JPG
    Photo 14
    PHOTOS CHARELS - rue de L'Escalier.

    Gilbert DELEPELEERE à l'âge de 17 ans

     

     

     

    plan.jpg
    Un clic sur la photo

     

     

     

  • Jacques Louis David

     DAVID, PEINTRE IMPERIAL ET REGICIDE

    « Son trépas fut, pour Bruxelles, une perte générale. Comme les héros victorieux, David fut exposé, embaumé, dans sa maison. Les Bruxellois, défilant devant son lit, purent apercevoir, au-dessus de la couche, son œuvre Passage du Mont Saint-Bernard. » (Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, p. 102).

     

    Jacques-Louis-David.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     



    1. Louis David à la rue Léopold (ex-rue Guillaume).

     

    1.1. Qui était Jacques Louis David ?

     

    Jacques Louis David naquit à Paris, le 30 août 1748. Formé à l’Académie royale de peinture et de sculpture, David se fit reconnaître en 1785 par son œuvre Le Serment des Horaces. Il prit part à la Révolution et devint député de la Convention, de même qu’ordonnateur des fêtes révolutionnaires.

    le-serment-des-Horaces.jpg

    Le SERMENT DES HORACES


    Son engagement politique l’amena à voter la mort de Louis XVI, de Madame Capet (Marie-Antoinette) et d’un certain nombre d’autres aristocrates. Proche de Robespierre, il fut lui-même, à la chute de ce dernier, inquiété et emprisonné, lors de la réaction thermidorienne. Ses activités politiques prirent fin sous le Directoire. En 1804, il se vit confier par Bonaparte la charge de Premier peintre. Si l’Empereur ne partagea pas toujours les goûts du peintre, il n’en n’est pas moins vrai que David produisit une série de chefs-d’œuvre tels que
    Bonaparte au Grand Saint-Bernard (1801), Le Sacre (1805), La Distribution des Aigles (1810). A la Restauration, son passé de « régicide » et de peintre impérial le contraignit à l’exil, à Bruxelles.

     

    1.2. L’exil bruxellois.

     

    Au lendemain de la défaite de Waterloo (18 juin 1815), David se réfugia temporairement en Suisse, avant de regagner la France au mois d’août. Une loi votée le 12 janvier 1816 proscrivit du royaume de France les « régicides » et, malgré une intervention visant à lui permettre de s’y soustraire, David choisit, au contraire, de s’y soumettre. Il espérait ainsi, dans un premier temps, trouver asile auprès de Rome qui le lui refusa. Aussi prit-il finalement la route de Bruxelles où il arriva le 27-28 janvier 1816. Il prit ses quartiers à l’Hôtel d’Angleterre qui se situait sur l’actuelle place de l’Albertine (anciennement : Section 8, 405 ; aujourd’hui : rue de la Madeleine, 81-83). A noter toutefois que David et sa famille se cachèrent aussi momentanément chez un certain M. Demeur qui habitait la Petite rue de l’Ecuyer (anciennement Section 7, n°221), une artère aujourd’hui disparue, qui était proche de la cathédrale et dont le tracé correspondait à l’actuelle rue du Gentilhomme (entre le Treurenberg et la rue des Colonies). David retrouva à Bruxelles d’autres proscrits, de même que d’anciens élèves qui l’assistèrent dans la réalisation de plusieurs tableaux. Ainsi David établit-il son atelier à la rue de l’Evêque (totalement détruite lors du voûtement de la Senne, cette rue fut ensuite reconstruite), face à la Maison de l’Archiprêtre de Malines. On le vit aussi dîner parfois à l’Hôtel de Belle-Vue (actuellement : Place Royale n°9). En France, le roi lui offrit le pardon, et en Prusse, le roi Frédéric-Guillaume III lui proposa de devenir son ministre des Arts, mais rien n’y fit. David, quitte à ne plus jamais revoir cette ville qu’il nommait « son cher Paris », préféra rester à Bruxelles plutôt que de se commettre avec les monarques de son temps.

     

    1.3. La maison de la rue Léopold.

    maison-DAVID.jpg

    Le peintre s’installa finalement au numéro 679 de la rue Guillaume (actuellement, rue Léopold, 5). Cette artère, tracée en 1820, sous le régime hollandais, devait être rebaptisée, lors de la création du royaume de Belgique en 1831, soit six ans après la mort du peintre, « rue Léopold », en référence au roi Léopold Ier. De la vaste maison qu’occupait David n’a été préservée que la façade surmontée d’un fronton triangulaire. « L’intérieur de la maison fut complètement modifié en 1888. Dix ans plus tard, le rez-de-chaussée est à nouveau remanié. En août 1936, on démolit la moitié de la maison (…) » (Bruxelles, notre capitale, p. 101). Durant l’automne 2007, à la suite d’une nouvelle rénovation en profondeur, c’est un hôtel cinq étoiles du groupe Carlton qui ouvre ses portes à l’emplacement de la maison du peintre : The Dominican (statut de capitale européenne oblige, on s’est vraisemblablement cru obligé de donner à cet hôtel bruxellois un nom anglais…). Le nom trouve son origine dans l’emplacement de l’ancien couvent des Dominicains qui couvrait le terrain de l’actuel Théâtre de la Monnaie et de la rue Léopold. A l’emplacement de la maison de David se situait le cloître de l’abbaye dominicaine du 15ème siècle aujourd’hui intégré dans l’hôtel.

     

    1.4. Mars désarmé par Vénus.

     

    David fut un spectateur enthousiaste du Théâtre de la Monnaie dont il était désormais le voisin (le rue Léopold longe l’arrière du Théâtre de la Monnaie). Il y remarqua une danseuse parisienne nommée Marie Lesueur et en fit son modèle pour la Vénus vue de dos dans Mars désarmé par Vénus, la dernière grande œuvre du peintreconservée au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles. Toutefois, s’il se montra satisfait du corps de la danseuse, le peintre ne put en dire autant de ses pieds ! Aussi fit-il vraisemblablement appel à une jeune ouvrière de la rue Haute pour que lui soit fournis les pieds divins qu’il désirait !

     

    1.5. La mort d’un peintre.

     

    En 1824, David, qui, depuis 1820, connaissait plusieurs problèmes de santé, fut renversé par une calèche à la sortie du Théâtre de la Monnaie, ce qui provoqua l’apparition d’un œdème. En novembre 1825, il se trouva paralysé des deux mains et ne put donc plus peindre. Il continua toutefois à fréquenter le théâtre mais finit par prendre froid, un soir, en sortant de celui-ci. « Il veut voir jouer Tartuffe et s’y fait conduire, mais on doit le ramener chez lui avant la fin du spectacle. » (Bruxelles notre capitale, p. 101). « Deux jours avant sa mort, en dépit de la souffrance et de la paralysie grandissante, il signala encore [ndr : à Stapleaux] les endroits défectueux de la gravure exécutée d’après son tableau Léonidas, gravure qu’on venait de lui envoyer de Paris. » (Bruxelles, notre capitale, p. 102). Il expira dans son lit le 29 décembre 1825.

     

    1.6. Une inhumation difficile.

     

    « Son acte de décès, conservé aux Archives de Bruxelles est rédigé en néerlandais, langue officielle du royaume des Pays-Bas. Il porte que David est mort le 29 décembre, à 10 heures, à l’âge de septante-sept ans, trois mois et vingt-neuf jours, et qu’il était l’époux de Marguareta (sic) Charlotte Pecoul. » (Bruxelles, notre capitale, p. 101). Aujourd’hui encore, au numéro 5 de la rue Léopold, une plaque commémorative rappelle que Louis David a vécu et est décédé dans cette maison. On déposa la dépouille du peintre dans la Collégiale des SS. Michel et Gudule, dans l’attente d’une réponse du gouvernement français à la demande de sa famille visant à faire rapatrier son corps : « Le 7 janvier 1826, sa dépouille est transportée à la collégiale des SS. Michel et Gudule pour y reposer provisoirement dans la Chambre des Morts avant l’inhumation. Bruxelles rarement vit une cérémonie aussi prenante. Parti à 3 h. de la rue Guillaume le cortège funèbre gagna l’église par la place de la Monnaie, la rue des Fripiers, le Marché-aux-Herbes, la rue de la Magdelaine (sic), la rue de l’Impératrice et la rue des Paroissiens. En tête marchaient les élèves de l’Académie des Beaux-Arts. Ils portaient des couronnes de laurier et des branches de palmier. La musique militaire de la 1ère Division suivait. Puis venait le corbillard traîné par six chevaux noirs. Sur le cercueil étaient posés la palette de David et ses pinceaux. A côté de chaque cheval marchait un laquais en deuil. Parmi la foule nombreuse qui suivait le char funèbre se trouvaient Eugène David, le fils du défunt, puis Navez, Paelinck et Stapleaux, élèves de David. Stapleaux, son préféré, portait son épée. Malgré le grand froid, beaucoup de personnes se trouvaient aux fenêtres. A l’arrivée à Sainte-Gudule, la foule se distribua les guirlandes de cyprès attachées au corbillard. » (Bruxelles, notre capitale, p. 102). Mais le gouvernement du royaume de France fit preuve de la plus grande intransigeance et refusa le retour de la dépouille du peintre, et le 11 octobre 1826, Louis David fut donc finalement inhumé au cimetière de Bruxelles (situé sur le territoire de la commune d’Evere).

    tombe-Bruxelles.jpg

    Toutefois, son fils Eugène emporta son cœur à Paris et le déposa au cimetière du Père-Lachaise, auprès de l’épouse du peintre, Charlotte David, décédée peu après lui, le 26 mai 1826. Le corps du peintre fut donc autopsié avant d’être embaumé. On constata que son cœur était deux fois plus volumineux qu’un cœur ordinaire et qu’il pesait une livre et demie. Et Louis Quiévreux de se poser cette question : Louis David fut-il réellement victime d’un accident de circulation ?

     

     

     

    2. Un mot sur la rue Léopold.

     

    2.1. L’ex-rue Guillaume.

     

    Longue de 105 m, la rue Léopold, qui s’étend de la rue de l’Ecuyer à celle du Fossé-aux-Loups et longe l’arrière du Théâtre de la Monnaie, se nommait originellement « rue Guillaume », du nom du roi des Pays-Bas. De fait, elle fut tracée en 1819, sous le régime hollandais (1815-1830) et reçut, après la création du royaume de Belgique en 1831, le nom de Léopold Ier, roi des Belges. Parmi les lieux intéressants de jadis, on peut citer dans la rue Léopold, outre le Théâtre de la Monnaie et le n°5, résidence de David, les numéros suivants :

     

    -N°1 (coin de la rue de l’Ecuyer) : Le « Café Riche », en vogue pendant toute la Belle Epoque.

     

    -N°6 (coin de la rue de la Reine) : L’ « Hôtel Splendide » qui fut l’un des premiers, et ce dès 1880, à être relié au téléphone.

     

    -N°s 7-9 : Déjà connu en 1875, on note la présence, à cet endroit, en 1909, du « Restaurant de la Monnaie ».

     

    -N°13 : La « Cabane Bambou » qui, durant quelques années de l’entre-deux-guerres, imita avec succès les cabarets montmartrois.

     

    -N°15 : La « Grande Taverne de Strasbourg », fondée en 1855. Lors des bals de la Monnaie, cet établissement restait ouvert toute la nuit. Ultérieurement, ses étages furent transformés en cinéma.

    Aujourd’hui, la rue Léopold est essentiellement bordée de bureaux. Signe des temps…

     

     

    2.2. L’antre du duc d’Albe.

     

     

    Le nom du duc d’Albe est indissociablement lié à l’époque de terreur politique et religieuse à laquelle, avec Philippe II d’Espagne, nos régions furent soumises après le règne de Charles-Quint. Ainsi, dans le sous-sol d’un établissement jadis situé rue Léopold (derrière le Théâtre de la Monnaie) et nommé « Café du Cercle », Louis Quiévreux indique, en 1951, la présence de caves « maçonnées depuis des temps immémoriaux et ouvertes pour les travaux » et dans lesquelles furent trouvés, dit-on, de nombreux restes humains. L’auteur appuie cette affirmation en citant un article du journal « Nation » daté du 27 juin 1887 et évoquant ces travaux et cette découverte : « Cette découverte donne lieu à d’étranges conjectures. Un manuscrit très incohérent, raconte qu’au bas de la colline est de Bruxelles, non loin de la Grand Place, se trouvait une sorte de pavillon, où le duc d’Albe se livrait, avec quelques fidèles, à de mystérieuses orgies. Les bruits les plus sinistres couraient sur cet étrange séjour. L’opinion publique prétendait que les seigneurs disgraciés étaient condamnés à y soutenir des torchères ; lorsque le duc était gris, il contraignait ses victimes à se brûler les membres au moyen de ces flambeaux. Tout porte à croire que le local du restaurant du Cercle est situé au même emplacement que la sinistre construction, qui fut rasée vers 1587. » (Louis Quiévreux). Etrangement, cette histoire renvoie aux Récits des temps mérovingiens d’Augustin Thierry (1795-1856). Evoquant le duc Rhauking, l’auteur nous dit qu’il faisait le mal non par nécessité, mais par goût, et que cet homme était d’une fabuleuse cruauté : « Lorsqu’il soupait , éclairé par un esclave qui tenait à la main une torche de cire, un de ses jeux favoris était de forcer le pauvre esclave à éteindre son flambeau contre ses jambes nues, puis à le rallumer et à l’éteindre encore plusieurs fois de la même manière. Plus la brûlure était profonde, plus le duc Raukhing s’amusait et riait des contorsions du malheureux soumis à cette espèce de torture. » (Augustin Thierry). Alors, réalité ou légende transmise à travers les âges et adaptée au goût du jour ? Le mystère reste entier.

     

     

     

     

     

    Eric TIMMERMANS.

     

     

     

     

     

    Sources : « Bruxelles, notre capitale », Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951, p. 29-30, 100-102 / « Dictionnaire encyclopédique de l’histoire de France », Charles Le Brun, Maxi Poche Histoire, 2002, p. 116-117 / « Dictionnaire historique des rues, places…de Bruxelles », Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / « Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles », Jean d’Osta, Le Livre, 1995 / « Ils ont choisi Bruxelles », Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2004, p. 87-89 / Récits des temps mérovingiens, Augustin Thierry, Editions Complexe, 1995, p. 144).