• La rue de Samaritaine

     plaque rue de la samaritaine

     Origine

    Cette rue semble dater du 15ème siècle.
    En tout cas, le puit public qui s'y trouvait encore en 1850 (au coin de la rue des Chandeliers) est cité dans un livre censal de 1491. Ce puits était surmonté d'un groupe sculpté représentant Le Christ et la Samaritaine, d'où le nom de la rue. Les Français la dénommèrent rue de la Prudence.

     

    Café chez Jeannine 1

     Photo 1


    francis verbesselt
    Photo ajoute de février 2014.

     

    Aussi loin que je me souviens (c.à.d. toute ma vie) je connais ce petit café ainsi que toutes les personnes qui l'ont tenu, le plus ancien Dikke Pierre et sa femme Jeanne étaient des grands amis de mes parents, avec qui dans les années début 50, ils sont partis au Mont Saint Michel, qui à l'époque était pour eux un voyage au bout du monde !

    Et ma grand mère a tenu une « caféhoise » dans la maison juste à coté en descendant la rue des chandeliers que les parents de Victor (bouge) Jef et Hélène ont repris par après ! La patronne du petit café Jeannine (de la photo) je connaissais aussi très bien, quand elle est dcd sont fils, Francis a continué mais maintenant c'est fermé.
    Ecrit par Francis Verbesselt

     

    LA RUE DE SAMARITAINE
    Titi "es gepact van de Gaz
    Il est gebaveré

    bouge louis tapis1
    Photo de Henri Asselbergh - Photo 2

    Encore une photo où je replonge dans des souvenirs ouil ouil ouil !!!
    J'ai été avec tous (sauf les parents bien sur) a l'école 10.

     
    A1 Henri "le stach"(même classe)
    A2 Raymond "Black" (même classe)
    A3 Victor "Bouje"
    A4 Hélène, la maman de Victor
    A5 Sont père Jef
    A6 Jean Louis tapis.(dcd)

     
    Au sujet du père de Victor "Jef" c'est lui dont Gilbert nous avait raconté le stuud avec le taxi qui cherchait le bistro "AMADEO" au lieu de "l'ADAMO"
    Ecrit par Francis Verbesselt

     

    Samaritaine
    Photo 3

    rue de la Samaritaine en 1930, en direction de la rue des Pigeons.
    Photo de Guillaume Kekenbosch

     

     

    Avant 1890, la rue de la Samaritaine se poursuivait en droit ligne vers la rue de Rollebeek.

    Le tronçon disparu au-delà de la rue des Pigeons, était alors la rue de la Fortune.

    En effet, seul le fragment de rue entre la rue des Pigeons et des Chandeliers s'appelait authentiquement,  rue de la Samaritaine.
    Extrait du tome I, Bruxelles 1000 - Une Histoire Capitale - Jacques DUBREUCQ.

    Acte de naissance de Bernaerts Amélie née à Bruxelles le 28 octobre 1881 à cinq heures du matin, rue de la Vierge Noire, 38. Fille de Bernaerts Philippe, cigarier  né à Bruxelles,  âgé de 23 ans et de Jeanne Francens, colporteuse, née à Bruxelles âgée de 19 ans, résidants même maison et domiciliée rue de la Samaritaine, 26.
    Extrait de l'acte de naissance de ma Grand-Mère.
    P. Heymbeeck

     

     

    francis verbesselt
    Photo A

     

     

     

     

    francis verbesselt
    Photo B

     

     

     

     

    francis verbesselt
    Photo c

     

     

    Plan1

     

     

    rue du temple - merci titi
    Photo 4

    rue du Temple

     

    rue de la samaritaine - merci titi
    Photo 5
    Sortie de l'armée du Salut

     rue de la samaritaine
    Photo 6

     

     

    rue des chandeliers
    Photo 7

     

     

     

    rue des chandeliers 2
    Photo 8

     

    rue des chandeliers bis
    Photo 9

    rue du temple
    Photo 10
    La rue du Temple

  • RUE DE LA BERGERE

     

     

     

    LA RUE DE LA BERGERE

     

     

    bergère-1.jpg

    C'était une petite rue étroite et ancienne de Bruxelles, puisqu'elle est attestée déjà dans un acte de vente de maisons en date d'août 1258. Sur la photo la rue de la Bergère (à gauche) débouchant rue de Loxum.
    Les rues Disparues de Bruxelles, page 24 - Jean d'Osta.

                                                                                                        

    1. La petite bergère.

     

    Une ruelle réunissait jadis la rue de Loxum (n°11) à la Putterie (n°s 70-72). Signalée dès le 12ème ou le 13ème siècle, elle prit plusieurs noms dont celle de « rue du Maire ». Il y existait autrefois une auberge pour rouliers. Un jour, l’aubergiste y vit entrer dans son établissement, une brebis blanche. A sa suite, arriva une jolie bergère, toute haletante d’avoir poursuivi la brebis égarée. Ainsi put-elle récupérer son animal fugueur. Elle fut si émue d’avoir retrouvé sa chèvre, qu’elle fondit en larmes et embrassa chaleureusement l’animal. En souvenir de cet événements, l’aubergiste fit peindre sur la façade de sa maison, une enseigne représentant la petite bergère et sa brebis accompagnées de cette légende : Het Herderinneken (=la Petite Bergère). Pour cette raison, cette rue fut finalement baptisée, et ce jusqu’à sa disparition, la « rue de la Bergère ».

     

    2. Le mort-vivant…

     

    En 1844, la rue de la Bergère connut un autre événement, bien plus lugubre et, pour tout dire, tragique. Un homme qui habitait l’ancienne maison du maire de Sainte-Gudule, vint un jour à mourir. Selon l’usage, ses funérailles furent organisées, on le déposa dans son cercueil et on le porta au cimetière. La cérémonie ayant pris plus de temps que prévu, le fossoyeur remit la mise en terre du cercueil au lendemain. Toutefois, durant la nuit, le couvercle du cercueil sauta et le « mort » en sortit !

     

     

    inhumation-precipitee-wiertz[1].jpg

    Tableau du peintre Wiertz, l’ « Inhumation précipitée 

     

     

    Le malheureux, plongé dans une profonde léthargie, avait bien failli être enterré vivant ! Après s’être extirpé de sa sinistre couche, l’homme reprit tranquillement le chemin de son logis, situé « rue de la Bergère ». A la nuit tombée, sa veuve supposée entendit soudain quelqu’un frapper à la porte de sa maison. Elle demanda qui avait l’audace de se livrer à un tel tintamarre à pareille heure et intima au perturbateur l’ordre de déguerpir. C’est alors que le prétendu défunt s’identifia. A peine l’eut-elle reconnu que la malheureuse épouse fut frappée d’apoplexie, s’écroulant, morte, sur le plancher. Le « mort-vivant » finit par entrer, monta dans sa chambre pour y trouver son épouse morte. Le malheureux sombra dans la démence et termina ses jours, réellement cette fois, dans une maison de santé, quelques années plus tard. Cette histoire n’est pas sans rappeler un tableau du peintre Wiertz, l’ « Inhumation précipitée ». Cette œuvre, en effet, représente un homme prétendument mort du choléra, sortant d’un cercueil placé dans un caveau…

     

     

    Eric TIMMERMANS.

    Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951, 53-55.

     

     

    plan.jpg

     

    Un petit clic, c'est plus mieux Sourire

     

     

     

     

  • Quai de l'Industrie

    Quai de l'Industrie
    Canal de Charleroi

    Concernant l'entreprise G.LIGNIAN (anciennement Lignian-Story fondée en 1834), elle était au 55 quai de l'Industrie à Molenbeek.
    Je pense que ces photos ont du êtres prises peu avant ou après la guerre de 14/18 . Mais sans aucune certitude, basée sur le fait que mon BonPa (né en 1884 à Molenbbek) a déménagé Bd Barthélémy en 1919, et qu'il avait acheté un appareil photo a plaque en 1917 alors qu'il était réfugié en France)
    Peut-être aussi, un spécialiste pourrait la dater en fonction du camion photo 2 et 6

     

    Merci à Roger CÔME

     

     

    Péniche a quai -1(5)

    Photo 1/6 - Photo G.LIGNIAN
    Quai de l'Industrie

     

     

     

    Panorma-01

    Photo 2/6 - Photo G.LIGNIAN
    Quai de l'Industrie

     

     

     

    Pont prov-1(Pl4)

    Photo 3/6 - Photo G.LIGNIAN
    Quai de l'Industrie

    Grue-7(E20)

     

     

    Photo 4/6 - Photo G.LIGNIAN
    Quai de l'Industrie

     

     

    Const grue-2 (BB1)

    Photo 5/6 - Photo G.LIGNIAN
    Quai de l'Industrie

     

    Voiture

    Photo 6/6 - Photo G.LIGNIAN
    Quai de l'Industrie

  • Napoléon

                   CAMBACERES OU NAPOLEON A L’HÔTEL SCHÖNFELD ?

                                              (RUE DES PAROISSIENS)

     

    « Cambacérès, observait l’Empereur, a répondu à l’interpellation qu’il lui adressait un jour sur la condamnation de Robespierre, par ces paroles remarquables : « Sire, cela a été un procès jugé, mais non plaidé. » (Napoléon par Napoléon, Charles Napoléon).

     

    1. Cambacérès à Bruxelles.

    Thumbnail for version as of 08:52, 14 November 2005



    1.1. Qui était Cambacérès ?

     

    Jean-Jacques-Régis de Cambacérès naquit à Montpellier, le 18 octobre 1753, dans une famille de magistrats appartenant à la vieille noblesse de robe de cette ville. En 1789, avocat de formation, il participa activement à la Révolution française. En 1792, il fut élu député de l’Hérault à la Convention nationale. Il vota la mort de Louis XVI (bien qu’il demandât que son exécution fût reportée à une date postérieure à l’arrêt des hostilités), de même que celle des Girondins (juin 1793). Accusé de tendances royalistes, il fut écarté du Directoire. Le 20 juillet 1799, Cambacérès devint ministre de la Justice et, en tant que tel, appuya le coup d’Etat du 18 brumaire (9 novembre). Le 11 nivôse an VIII (1er janvier 1800), il est nommé deuxième consul en remplacement de Sieyès, et prit une part importante dans la rédaction du Code civil. En 1803, il devient membre de l’Académie française (dont il sera radié en 1816). En 1804, lors de la proclamation du Premier Empire, il est nommé prince-archi-chancelier par Napoléon. Lors des nombreux déplacements de l’Empereur sur les champs de bataille, Cambacérès assure la présidence du Sénat et du Conseil d’Etat, de même que la direction de l’administration. Le 24 avril 1808, nommé prince de l’Empire et duc de Parme, il accumule une importante fortune et son train de vie se révèle fastueux. En 1814, bien que dépourvu de titre, Cambacérès apparaît comme le véritable régent de la France. Evincé temporairement par le retour de la monarchie (1814), il reprend du service pendant les Cent-Jours (1815), ce qui lui vaudra d’être condamné à l’exil, à Bruxelles, en 1816.

     

    1.2. Lexil bruxellois.

     

    Le 6 février 1816, Cambacérès arriva à Bruxelles. Il logea d’abord à l’Hôtel de la Couronne Impériale (Grand-Place), puis prit ses quartiers à l’Hôtel Wellington (sis section 7 n°1061, actuellement rue Ducale, n°33). En septembre, il fit l’acquisition de l’Hôtel Schönfeld (aujourd’hui disparu), sis rue des Paroissiens n°12-14. Il ne devait toutefois occuper que le premier étage de l’immeuble, les fenêtres de sa chambre étant orientées vers la rue de Loxum. Les sous-sols furent, eux, aménagés en cuisines, en caves à vin et en remises à provisions. Cambacérès et d’autres proscrits fondèrent une caisse de secours pour les exilés en difficulté, alimentée par des cotisations mensuelles. Trouvant refuge dans la religion (du moins voulait-il le laisser croire), l’ancien consul ne tarda pas à acquérir une réputation de grande dévotion : chaque matin, il se rendait à la collégiale des SS. Michel et Gudule, suivi d’un domestique portant un gros livre d’heures. Toutefois, il s’affichait également avec une certaine Hélène Cuistot, jolie actrice des Variétés françaises de Paris. S’agissait-il d’une idylle sincère ou d’un subterfuge visant à cacher une homosexualité notoire bien que non attestée ? De fait, son homosexualité, de même que son attrait pour les jeunes garçons, étaient connus, à tel point que l’on prétend souvent, mais à tort, que Cambacérès aurait été à l’origine de la décriminalisation de l’homosexualité en France (Code Napoléon, 1804). En réalité, c’est l’Assemblée Nationale Constituante de 1791 qui la décriminalisa. A propos de l’homosexualité de Cambacérès, citons encore ce bon mot de l’Empereur,  à qui Cambacérès venait d’affirmer qu’il avait été retenu par des dames : « Quand on a rendez-vous avec lEmpereur, on dit à ces dames de prendre leurs cannes et leurs chapeaux et de foutre le camp ! ». Et de fait, constatons que la jolie Hélène Cuistot termina ses jours au couvent… Quant à Cambacérès, il fut autorisé à rentrer en France, en 1818, mais il ne joua plus aucun rôle politique. Il mourut à Paris en 1824 et fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise.  

     

    2. La rue des Paroissiens et l’ancien Hôtel Schönfeld (ou Shoenfeld).

     

    2.1. La rue des Paroissiens.

     

    Cette rue qui s’étend sur 120m du carrefour Colonies-Loxum jusqu’à la place Sainte-Gudule, est très ancienne. On la connaît déjà à l’époque médiévale sous le nom de rue des Paroissiens (elle prendra aussi parfois, au fil des siècles, le nom de « rue du Curé). Elle fut, des siècles durant, bordée par des institutions de charité et de bienfaisance. L’une d’elles, la Maison du Saint-Esprit des pauvres ménages, est déjà citée dans un testament de 1259. En 1352, on y trouvait également, un peu plus loin, un hospice pour vieilles femmes désargentées, tenu par une certaine dame Baeckx. Et on y dénombre encore d’autres institutions paroissiales et scolaires, tout au long de son histoire. Sous le régime républicain, la rue fut temporairement rebaptisée « rue des Amis », atteinte bien superficielle à la tradition toponymique si on la compare aux saccages urbanistiques des années 1960. La rue des Paroissiens, dont les caves profondes avaient servi d’abri lors des bombardements de 1944, fut jugée « non-rentable ». On la laissa donc pourrir savamment, avant de la déclarer insalubre et d’en raser les habitations anciennes afin de les remplacer par ces horreurs de verre, de métal et de béton qui font la joie des promoteurs et des banquiers.

     

    2.2. L’Hôtel Schönfeld.

     

    L’Hôtel Schönfeld fut construit en 1770 par la comtesse autrichienne de Mighuna et de Weizenau, épouse du comte Joseph de Schönfeld, chambellan de l’impératrice Marie-Thérèse. A la mort de la comtesse, en 1805, l’hôtel fut acquis par le vicomte de Rathmore, qui le revendit en 1816 à Cambacérès, comme nous l’avons dit. Lorsque ce dernier rentra en France, l’hôtel resta longtemps vide et les meubles d’acajou dont Cambacérès l’avait meublé furent vendus en 1823. L’immeuble fut finalement acquis par un certain vicomte de Jonghe qui le loua à des commerçants. Il devait ensuite servir à toutes sortes de dépôts et de négoces. L’Hôtel Schönfeld était situé au niveau des numéros 12 et 14 (qui correspondaient respectivement, jadis, à deux portes cochères) de la rue des Paroissiens. Il fut détruit –« rentabilité » oblige !- en 1967 alors qu’il était encore en très bon état. Chaque porte cochère était surmontée d’un balcon saillant et l’on pouvait encore admirer, dans la première moitié des années 1960, sa « façade de pierre ornée de guirlandes et de rinceaux sculptés, dun style Louis XV déjà apparenté à Louis XVI » (« Bruxelles, notre capitale », p.43-44). Cet hôtel était également doté de profondes caves qui servirent d’abris durant les bombardements de 1944 : « Quelles belles, quelles amples, quelles multiples caves ! Voûtées en plein cintre, exhalant une telle force que je ne métonne pas quand japprends que de nombreux habitants du quartier sen servirent comme abris pendant les vagues de V1 (ndr : missiles non-guidés de fabrication allemande qui furent lancés par le IIIe Reich à la fin de la seconde guerre mondiale, notamment sur Bruxelles). Il y a un four à pain qui navait plus servi depuis peut-être cent ans et que M. et Mme Van Gerwen, les concierges de limmeuble, remirent en fonctionnement durant la guerre. » (« Bruxelles, notre capitale », p.44). Louis Quiévreux évoque encore de vastes greniers et un énorme treuil qui au 19ème siècle avait dû servir à hisser des marchandises. Quant aux anciennes écuries donnant sur la vaste cour de l’immeuble, elles servaient encore de garages au début des années 1950. Tout cela n’est plus aujourd’hui qu’un souvenir.

    AVB17.jpg

    2.3. Une comtesse bien acariâtre.

     

    La comtesse de Schönfeld était, paraît-il, un être pour le moins fantastique et stupéfiant : « Il paraît quelle samusait à casser la tête de ses postillons dun coup de pistolet lorsquils nallaient pas assez vite à son gré. Un auteur anonyme a laissé delle cette description : « Imaginez-vous une femme déjà âgée, de taille ordinaire, maigre, la tête surmontée dune coiffure élevée dun pied et demi, bien pommadée et poudrée, les joues enluminées dune épaisse couche de rouge et de blanc, les yeux étincelants » La comtesse de Schönfeld aimait de préférence le Waux-Hall (ndr : une « guinguette » située à l’arrière du Théâtre du Parc) et venait sy installer vers le soir, suivie dun domestique portant sous le bras une cassette contenant des papiers et tout ce qui est nécessaire pour écrire. On lui préparait une table sous les arbres, des glaces, des liqueurs. Avant de procéder à la lecture des poulets, dont, sans doute, la cassette était pleine, la douce bergère tirait de ses poches deux énormes pistolets chargés, les posait sur la table, et malheur aux indiscrets qui osaient la fixer avec trop dattention ! » (« Bruxelles, notre capitale », p.44).

     

    3. LEmpereur à Bruxelles.

     

    Selon ce qu’il nous faut sans doute considérer comme une légende, l’Empereur lui-même aurait un jour dormi dans l’Hôtel Schönfeld. Mais celui qui est à l’origine de cette histoire est, plus que probablement, l’ex-archichancelier Cambacérès lui-même, arrivé à Bruxelles, comme nous l’avons vu, l’année qui suivit la défaite napoléonienne à Waterloo. Mais cela ne signifie nullement que la présence de l’Empereur ne fut point attestée dans d’autres lieux de Bruxelles.

     

    3.1. En 1798.

     

    Lors de son premier séjour bruxellois, le 16 février 1798, celui qui n’était pas encore l’Empereur, accompagné de Bourrienne et du général Lannes, logea à l’Hôtel d’Angleterre qui, ultérieurement, devait devenir la Grande Harmonie (aujourd’hui disparue). Nous y reviendrons. Cet hôtel se situait sur l’actuelle place de l’Albertine (Nos 81-83, rue de la Madeleine, anciennement section 8 n°405).

     

    A la même date, Napoléon Bonaparte et ses proches passèrent la soirée au Théâtre de la Monnaie. Après la représentation et avant de regagner l’Hôtel d’Angleterre, ils s’attardèrent à l’Hôtel du Morian (sis rue d’Or ; cette rue et l’hôtel ont été détruits lors de la réalisation de la Jonction Nord-Midi) aux abords duquel, de même que dans les rues avoisinantes, Bonaparte devait se souvenir ultérieurement d’avoir rencontré des « Prêtresses de Kypris » (référence au temple d’Aphrodite à Chypres).

     

    Au numéro 19 (ancien 1162) de la rue de l’Etuve, était établie une dentellière dénommée Madame Jado. Sa maison, aujourd’hui disparue, se situait à l’emplacement actuel de l’Hôtel Amigo. On dit que Bonaparte et Lannes y achetèrent des mouchoirs et des manchettes en dentelles pour Joséphine et Hortense de Beauharnais.

     

    3.2. En 1803.

     

    Bonaparte et Joséphine de Beauharnais logèrent à l’Hôtel de la Préfecture du 21 au 30 juillet 1803. Sis place des Palais, cet hôtel se situait à l’emplacement actuel du corps central du palais royal.

     

    Napoléon et Joséphine de Beauharnais furent invités à un grand banquet, organisé au Waux-Hall, le 21 juillet 1803. Nous avons déjà évoqué le Waux-Hall, cette « guinguette » située à l’arrière du Théâtre du Parc, lorsque nous avons abordé le sujet des excentricités de la comtesse de Schönfeld et son penchant pour les glaces (effectivement réputées en cet endroit !) et les liqueurs dudit Waux-Hall. Cet établissement, où l’on donnait du théâtre et des concerts, existait déjà à la fin du 18e siècle, mais fut totalement reconstruit en 1910.

     

    Le 23 juillet (5 Thermidor), Napoléon se leva à 3 heures du matin et monta à cheval pour passer en revue tous les corps d’infanterie présents à Bruxelles. La scène se déroula dans la plaine de Monplaisir (actuelle avenue Monplaisir).

     

    Napoléon se rendit au Théâtre de la Monnaie les 23 et 25 juillet 1803. Il fut particulièrement satisfait du spectacle et lorsque qu’il fut sacré empereur le 2 décembre 1804, il ordonna la construction d’une nouvelle salle de spectacle jugée par lui plus digne des représentations que l’on y donnait.

     

    3.3. En 1804.

     

    Napoléon et Joséphine de Beauharnais passèrent la nuit du 1er au 2 septembre 1804 au château de Schoonenberg (actuel emplacement du château de Laeken). C’est là que Napoléon aurait signé la déclaration de guerre à la Russie. L’édifice fut totalement détruit par un incendie le 1er janvier 1890.

     

    3.4. En 1810.

     

    On retrouve l’Empereur à Bruxelles, le 22 avril 1810, accompagné de l’impératrice Marie-Louise. Le 15 mai, le couple impérial, fortement acclamé lorsqu’il fit son entrée, assista à un gala au Théâtre de la Monnaie. Il y avait au programme l’opéra de Dalayrac, Les Prétendus. La représentation fut interrompue par un personnage qui fit l’éloge de l’Empereur. Cette intervention provoqua une explosion d’enthousiasme et…l’évanouissement de l’impératrice.

     

    La même année, l’Empereur faillit périr à la Montagne du Tonnerre (actuellement, rue des Trembles, en face de la chapelle Sainte-Anne). Alors que sa berline descendait à grande vitesse la Montagne du Tonnerre, un des chevaux s’écroula et fut tué sur place.

     

    3.5. La rue des Trois-Têtes.

     

    Il est dit que Napoléon appréciait particulièrement une maison située rue des Trois-Têtes (aujourd’hui disparue, cette rue se situait à la Montagne de la Cour, à hauteur de l’actuel Palais des Congrès) et dénommée elle-même Maison des Trois-Têtes. Il recommanda même vivement de préserver cet édifice, mais il ne fut point écouté : en 1824, sous le régime hollandais, la Maison des Trois-Têtes fut démolie. La rue des Trois-Têtes porta plusieurs noms, notamment ceux de « l’Héritage de l’Amman » et de « rue de Saint-Jean ». Quant à la Maison des Trois-Têtes, il s’agissait d’un édifice de bois, sur la façade duquel étaient sculptées trois têtes qui ont vraisemblablement donné à la rue sa dernière dénomination. La rue des Trois-Têtes a longtemps eu la réputation de servir d’asile aux « femmes de mauvaise vie » et aux « vagabonds » (Bochart). D’épouvantables crimes y auraient même été commis. Ainsi, un jeune homme « aux manières distinguées » y aurait disparu : après avoir fait la charité à un mendiant et lui avoir fixé rendez-vous au lendemain, il ne reparut point. Alerté, le mendiant raconta tout ce qu’il savait, tant et si bien que la police finit par enquêter et à perquisitionner la maison où le jeune homme avait disparu. C’est ainsi que l’on retrouva le cadavre de ce dernier et que les assassins avouèrent leur crime commis, dit-on « dans des circonstances d’un raffinement si atroce que la plume ne peut les décrire, et que l’imagination d’un homme honnête se refuserait à les concevoir. Les assassins furent livrés au bourreau et la maison fut rasée » (Bochart).

     

    3.6. Autres.

     

    Au numéro 317 de la rue Léopold Ier, à Jette, étati établi l’hôtel « Le Pannenhuis ». Napoléon y aurait séjourné une nuit.

     

    Au numéro 6 de la rue des Ursulines, on peut encore trouver une plaque commémorative dédiée à l’Empereur Napoléon (25 mars 1805 – 25 mars 1905).

     

     

    Eric TIMMERMANS.

     

    Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951, p. 44-45 / Dictionnaire encyclopédique de lhistoire de France, Charles Le Brun, Maxi-Poche, 2002, p.57 / Dictionnaire historique des rues, placesde Bruxelles (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, Le Livre, 1995, p. 249-250 / Ils ont choisi Bruxelles, Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2004, p. 43-45, 63-64 / Napoléon par Napoléon - Pensées, maximes et citations, Charles Napoléon, Le Cherche-Midi, 2009, p. 262.

     

     

  • Sainte Catherine.

     

     

    L'église Sainte-Catherine, est située... place Sainte Catherine, mais qui d'entre nos lecteurs, est un jour rentré voir l'intérieure de l'église ?

    Et bien, lors de la Nuit-Blanche, Naomie S. a franchi le pas de la porte et écrit :


    "J'ai découvert l'église Ste Catherine petit à petit. On remarque d'abord, bien sûr, l'église elle-même, imposante, sur la place Ste Catherine. Elle a été construite au 19ème par Joseph Poelart - oui, le même que le Poelart du Palais de Justice! Il a été heureusement plus sobre pour cette église, mais on note tout de même de nombreuses gargouilles, des contreforts élaborés, et la relative lourdeur de l'ensemble.

    On découvre ensuite, sur la droite de l'église, une tour isolée, étrange. Il s'agit en fait du clocher à l'italienne de l'ancienne église, seul rescapé de la destruction de cette dernière (à la place de celle-ci se trouve maintenant la Centrale Electrique).

    Revenons à l'église actuelle : j'y suis rentrée pour la première fois lors de la Nuit Blanche, et ai découvert un intérieur plus sobre que ce que laissait présager l'extérieur, avec de belles hauteurs d'inspiration gothique. Moi qui aime bien les vitraux, j'ai été déçue de ne pas les trouver très élaborés ni colorés".

    Hélas, Naomie S., n'a pas fait des photos lors de sa visite dans la Maison de Dieu.

     

     

    Et bien, Ben Debourse  le photographe du quartier "Saint-Catherine", lui y a pensé en ce mois de février 2014, et a fait une dizaine de photos, images que vous pourrez découvrir ci-dessous.  Merci à Ben.

     

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      Photo n° 1

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      Photo n° 2

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     Photo n° 3

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      Photo n° 4

     

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      Photo n° 5

     

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      Photo n° 6

     

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      Photo n° 7

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     Photo n° 8

     

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      Photo n° 9

     

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      Photo n° 10

     

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