L'ENTRAIDE DES TRAVAILLEUSES.

 

L'ENTRAIDE DES TRAVAILLEUSES

 

"Pour Joseph HEYMBEECK : Dag Jef, ce stuut s'appelait tout simplement "L'Entraide des Travailleuses", mais les gens disaient simplement "Den Entraid", hei ma vast ? J

J'ai fréquenté (sic) "L'Entraide" quasi depuis ma naissance (pour la fameuse pesée). Plus tard ma mère m'emmenait régulièrement dans cet endroit pour recevoir gratuitement un vêtement usagé (veste, manteau, etc,) pour passer l'hiver.

 

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Photo 1 - merci à Guillaume KEKENBOSCH

 

Voici une première photo pour illustrer les propos de Gilbert. Remarquez la corde, pour maintenir la foule. Les gens étaient pauvres et même pour certains très pauvres et pourtant ils avaient tous la fierté de bien se vêtir.

 

L'endroit était catho à la base mais j'ai toujours gardé un souvenir TRES ému en songeant à toutes les personnes (rien que des femmes) douces, bonnes et généreuses qui essayaient de nous donner un sourire à la vie (très difficile pour moi à cette époque). Fin des années 40 j'ai passé 2/3 Fêtes de Noël dans la grande salle du rez de L'Entraide, c'était absolument vollem bak (souvenance de la VRAIE MISERE DU QUARTIER) pour savourer un morceau de buches, un bol de cacao (cacayo) et recevoir un "colis". Aaaaaah "THE COLIS", fallait nous voir soupeser les qq mandarines, l'inévitable speeculoos, bonbons guimauves, personnages en chocolat, massepain. On serrait notre "COLIS" tout contre notre corps pour sortir dans la nuit glaciale de fin décembre. Auparavant nous avions du chanter dans la salle des prières et autres chants de NOËL. A l'étage il y avait une petite bibliothèque TOUJOURS ouverte et TOUJOURS déserte, c'était une petite pièces avec des rayons remplis de livres... que personne ne lisait, que personne ne fréquentait. Tous les 15 jours environ je volais 2/3 livres auxquels j'enlevais soigneusement la page de garde estampillée par cachet de l'Entraide. J'allais ensuite rue de l'Escalier pour vendre ces livres chez PELE-MELE... la commerçante n'a JAMAIS été dupe, hei ma nog vast ? Les quelques pièces que je recevais me permettait de m'acheter quelques modestes friandises ou parfois j'épargnais 2 semaines pour aller au cinéma (à cet âge là je ne resquillais pas encore). Etc, etc, etc. Twass toch zoû de gooïen taaïd, oué mais UNIQUEMENT POUR CEUX/CELLES qui avaient du poon !!!

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Photo 2 - merci à Guillaume KEKENBOSCH

C'est sous l'oeil de l'agent de Police, que la dame à la casserole, patiente pour rentrer à l'endraide.

 

Epilogue : bien, bien des années plus tard, j'avais un appartement à louer. Par un hasard extraordinaire (c'est souvent, souvent le cas avec moi) je reçois une candidate pour la location. Malgré les années je reconnais immédiatement l'infirmière de l'Entraide qui me pesait... jusqu'à 6 ans, très très très douce et tellement gentille avec tout l' monde. Lorsque j'avais une dizaine d'années puis ado, elle passait parfois par le vieux marché où je jouais au foot, toujours elle me disait "bonjour Gilbert" --- bref je ne l'ai jamais perdu totalement de vue... Donc, nous nous reconnaissons, nous fondons pratiquement en larmes (surtout moi) et je lui loue l'appartement... (elle a vécu 23 ans dans cet appart). Pour moi ce furent 23 ans de bonheur car sa présence dans cette maison était un "soleil" pour tout l' monde. Je ne voulais absolument pas percevoir un loyer de sa part (je pouvais me le permettre). Ma "locataire"-infirmière à alors décidé de verser pendant 23 ans! un montant de sa poche au service social de.. L'ENTRAIDE DES TRAVAILLEUSES...en indiquant soigneusement que c'était MOI le donateur (pff, tu parles que je râlais quand même un peu). Sincèrement j'eusse préféré que ce fut ELLE seule qui en profita, mais bon elle était profondément croyante et cela lui faisait tellement plaisir... L'ENTRAIDE DES TRAVAILLEUSES !!! Que de souvenirs. J'arrête (non relu il est 3h du matin)".
Ecrit par Gilbert Delepeleere.

 

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La Baronne des Marolles, Marie -Thérèse van der Elst. avait sous ses ordres douze femmes.
Après leur travail quotidien,elles se rendaient dans les Marolles et visitaient des femmes en difficulté: mères avec de nombreux enfants, mères célibataires, femmes maltraitées, prostituées, malades, mourantes. Ces femmes ressentaient une inspiration religieuse.
En marge de leurs visite à domicile, elles s'occupaient aussi d'enseigner le catéchisme aux enfants.
Elles n'assuraient pas d'aide concrète. Leurs présence suffisait pour amener les femmes des Marolles à se manifester une solidarité mutuelle.

 

 

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Ce petit libre est paru dans le milieux des années trente et contient
79 pages.

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Quand et où j'ai fais l'acquisition de ce petit livre, je ne sais plus
Une seule indication le prix : 150 Fr.

 

 Voici comme promis le lien vers toutes les photos anciennes qui portent sur "l'Entr'Aide des travailleuses"
Ecrit par Jacques Janssens


https://plus.google.com/photos/103129657904377279369/albums/5659167589927254449?banner=pwa&authkey=CJj9qc66283lXg

 

 

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Photo A - Merci à Jacques Janssens

 

 

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Photo B - Merci à Jacques Janssens

 

 

Commentaires

  • SUP SUP SUPER Braaave LOMMEKE pour tes photos qui traduisent T.O.U.T... et infiniment mieux que n'importe quel texte, hei ma vast ?

    Petite remarque aux CHAUKESS qui on eu la chance de ne PAS connaître ce fameux gooïenn taaïd, vous apercevez une petite fille devant l'agent de police (cigarette au bec !) qui a un espèce d'écouteur Walkman sur les oreilles...

    Eh non ce n'est PAS un WALKMAN !!! mais simplement des protections aux oreilles contre le froid et le vent... hei ma nog vast ?

  • Et l'agent de Police qui fume en public !!!!
    J'ai été quelques x avec ma mère, pourquoi ?
    Après avoir passé un long couloir, se trouvait la salle d'attente et une petite table avec quelques bandes déssinées.

    Ma boma, s'ouffrait de blessures aux jambes, deux x par semaine une dame de l'entraide venait la soigner.
    Boma Amelitje,(Amelie BERNAERTS), possédait de belles statues sous globe de verre de la Sainte-Vierge.
    Elle avait promis que le jour de son décès, les statues étaient pour l'entraide de la rue des Tanneurs.
    Victime d'une "attaque" ma boma fut transportée à Saint-Pierre et ensuite à l'hôspice de la rue du canal.
    Je ne sais pas part quel miracle, mais les statues se sont volatilisées, alors que ma boma était encore en vie.

  • Moi je me souviens uniquement que c'était pour les bébés. Je me souviens pas pour moi évidemment, mais comme ma maman allais encore pour mon frère et me prenais "avec", c'est de ça que je me rappelle. Dans mes souvenirs, ce n'était que les bébés...

  • La Baronne des Marolles,Marie -Thérèse van der Elst. avait sous ses ordres douze femmes.
    Après leurs travail quotidien,elles se rendaient dans les Marolles et visitaient des femmes en difficulté:mères avec de nombreux enfants,mères célibataires,femmes maltraitées,prostituées,malades,mourantes.Ces femmes ressantaient une inspiration religieuse.
    En marge de leurs visite à domicile,elle s'occupaient aussi d'enseigner le catéchisme aux enfants.
    Elles n'assuraient pas d,aide concrète.Leurs présence suffisait pour amener les femmes des Marolles à se manifester une solidarité mutuelle.

  • merci à Guillaume pour la photo et le texte.

  • Passé 800000 visiteurs , youpie

  • Je suis absolument certain que l' UNE des ses infirmières de "l' ENTRAIDE DES TRAVAILLEUSES" a écrit un p'tit livre sur LA Marolle, son cortège de miséreux, la vie idyllique dans les taudis, hei ma vast ? Aaaaah qui était cette femme, son nom, le titre etc du bouqin...

    Bouquin qui existe, là j' suis formel... vais essayer de le retrouver...

  • Je confirme pour le petit livre Gilbert.

    Le format est semblable à un "Bob Morane", la couleur du papier +- gris, et contient quelques photos.
    Je dois aussi avoir un exemplaire dans mon "brol".

    800.000 visiteurs, ont eu l'occasion de nous lire, c'est dingue 800.000 awel, awel, awel.

  • Bravo pour les 800.000 !

  • "Vingt années de travail social dans les Marolles" (1948) souvenirs et expériences de A. Geeraerts, assistante sociale.
    extrait; .

    (???) cœur de LA MAROLLE...rue des Tanneurs, moi pas d' accord et vous?
    Nicky

  • Toutes mes félicitations pour les 800.000!
    Si mes souvenirs sont exacts, malgré Al ZEIMER ( doit encore être un loustic du côté de Nelly)) Il avait été question au début d'une bouteille de Leffe, attention pour le 1.000 000 faudra prévoir tout un tonneau!

  • Pendant la guerre,l'Entraide fonctionnait à plein régime.Comme l'avaient fait tant d'autres organisations caritatives ,van der Elst avait organisé un restaurant populaire pour les pauvres du quartier.
    On y distribuait jusqu'à sept cents portions de potage par jour.Et cent repas aux femmes enceintes.
    Le 3 novembre 1941,la baronne organisa même une visite de la reine mère Elisabeth à l'Entraide.
    On était à nouveau au seuil d'un rude hiver.Cette visite devait amener les aristocrates amis de la baronne à faire des dons généreux.

  • Et voilà le petit livre qui décrit la vie ouvrière dans les quartiers de Bruxelles (et pas que dans la marolle)

  • Bonjour,

    L'entr'Aide des Travailleuses existe toujours sous le nom de l'Entr'Aide des Marolles....Vous pourrez librement télécharger les ouvrages précédemment cités sur le lien suivant :

    http://www.entraide-marolles.be/ouvrages/

    Je possède également des photos d'époque je pourrais vous faire parvenir à votre demande...

    Merci à vous
    Jacques Janssens
    Assistant Social à l'Entr'Aide des Marolles

  • C'est avec un GRAND plaisir de recevoir tout document qui parle de l'entraide des Marolles.
    Merci pour votre courriel.

    Pierrot HEYMBEECK
    beeck45@hotmail.com

  • Voici comme promis le lien vers toutes les photos anciennes qui portent sur "l'Entr'Aide des travailleuses"

    https://plus.google.com/photos/103129657904377279369/albums/5659167589927254449?banner=pwa&authkey=CJj9qc66283lXg

    Copier le lien dans votre navigateur et vous accèderez à l'entièreté des photos....

    Merci à vous
    Jacques Janssens
    Assistant social à l'Entr'Aide des Marolles
    j.janssens@entraide-marolles.be

  • Alors là !!!! C'est quand même formidable l'internet zaile... Mille et mille mercis Monsieur Jacques JANSSENS pour le lien sur l'Entraide des Travailleuses... car j'ai reconnu MON ADORABLE infirmière/locataire qui était toute toute jeune sur l'une des photos... j'en ai été VRAIMENT ému car je n'avais aucune photo d'elle...

    J'ai reconnu aussi l'infirmière qui pendant des décennies était dans la loge/bureau à l'entrée à dr lorsqu'on rentrait..

    'ai encore reconnu quelques personnages de l'époque qui vivaient dans une misère affreuse.. comme par ex ce brave garçon bossu et sa soeur et leur maman ils s'appelaient "RAPETTI" et vivaient dans le bas de la rue du Miroir et plus tard rue des Charpentiers (vieux blocs) etc, etc, etc.

    Je vois aussi une VRAIE photo de l'emplacement ou le fameux V1 est tombé pendant la guerre, etc, Que de souvenirs, souvenirs, souvenirs...

  • Bonjour , merci monsieur Jacques Janssens les photos sont superbes .La marchande de fleurs avec la charrette je pense que c'est la grand-mère de Marie- Andrée Levasseur.

  • Oui, ma SWEET, la marchande de fleurs je l'ai aussi tout de suite reconnue, mais simplement reconnue car je n'ai pas souvenance d'un fait précis la concernant. Bigs à toi et chez toi.

  • moi j'etais contend de revoir une photo de notre pleine de jeux en plain air

  • D'après Jeanine Desmet , la petite fille près de la marchande de fleurs serait Loulou Demoté la tante de Guy

  • D'après Guy Demoté la marchande de fleurs est la soeur de son grand-père Marie Demoté . Marie Demoté habitait rue du Faucon et aussi la grand-mère de Marie Andrée. La petite c'est bien Louise Demoté pour nous Loulou.

  • en face de chez moi , rue du Faucon, il y avait une marchande ambulante, moules,escargots etc... , elle cachait sa kerre dans la cité.
    Elle s'appelait Jeanne avait 3 enfants 2 filles et 1 garçon dont je ne me rappelle pas les noms.

  • La femme à la kerre ressemble comme deux gouttes d' eau à la femme du couple qui était avec leur kerre (fruits et légumes) en face de la porte de l' église du Vieux-Met. Hier sur FB j' ai un peu "babelé avec Guy Moté, cette femme (de l' église ) était une de ses tantes. Très belles photos en tous cas!!!

  • Bonjour Nicky , la femme de la Kerre devant l'église sur trouve sur une vidéo du vieux marché , je pense que c'est la fille de la personne avec Loulou ou sa soeur.

  • http://www.youtube.com/watch?v=_kAPqbVJlRw

    Nicky cette personne ce trouve sur cette vidéo

  • Bonsoir Nelly, c' est la bonne personne ; et encore une fois une photo "empruntée".

  • Très émouvant, l'Enrt' Aide des Travailleuses. Je viens également d'un milieu de gens simple et pauvre. Touts ces commentaires ce vécus me touche profondément. Je n'oublie jamais d'où je viens. Merci Nelly, et tes camarades....

  • moi je suis egalement tres emues par tous ces temoignages...je vivais aussi aux marolles quand j'etais petite et n'ai aucune photo de cette periodes ...mais en regardant celles ci on dirait que je me vois avec mes freres et soeurs ca me touche vraiment merci a tous ceux qui temoignent du passe!!!!

  • Bonsoir Carole ,merci de ta visite

  • Voici divers livres et articles de presse qui concernent l'histoire de l'Entraide des travailleuses..Bonnes lectures. http://www.entraide-marolles.be/ouvrages/

  • Bonjour pierrot je voudrai demmander a toi où a nicky est ce que tu te souviens d'une petite femme rousse qui faisait ou(qui fait encore)le marché elle vendais des poupées et des peluches je crois que je l'ai toujours connue il y a 2ou3 ans je lui ai acheté toutes ça collection de clownesque je pensais qu'elle étais sourde et muette mais elle a sûrement appris à parler car avec nous elle parlai fort mais bien mais j'aimerai savoir si elle fait. Toujours le marché merci Ps (pierrot n'oublie pas les cartes postales et les photos du maiboom) a plus

  • Bonsoir, Henriette, je connais une personne répondant à ta description (emplacement de son brol plutôt près du café "la clé d'Or"... elle vend surtout de la lingerie, dentelle, bref du "blanc", --- elle a un "phrasé" assez particulier - elle est petite, rousse et porte des lunettes.

    Je l'ai vue il y a de cela 3 semaines... elle n'est pas tous les jours au vieux met.. mais elle le fréquente toujours... si c'est ELLE que tu cherches !!!

  • Bonjour Gilbert oui c est bien elle ces une brave marchante qui ne ce laisse pas marcher sur les pieds merci Gilbert

  • Bonjour Gilbert oui c est bien elle ces une brave marchante qui ne ce laisse pas marcher sur les pieds merci Gilbert

  • Bonsoir Henriette content de t'avoir aidée... si je la vois encore je lui demanderai si elle a un jour de prédilection pour venir au vieux marché et je communiquerai la réponse ici, hei ma vast ? Bigs à toi...

  • Bonjour Gilbert merci a toi big

  • Oyé ôyé bonne gens demande de la par de Simone plasmane il paraît que la rue du l'avoir tout est bloquer ils ont mis des barrière dans toute la rue du papier collant sur toute les portes ça lui tien a cœur car c'est l'ancien quartier de son mari Henri Renard décédé et ça lui lui fait de la peine elle a peur que cette rue soit démolie merci d'avance

  • Décidément l' monde est petit, petit...

    Dans le blog "école 7" il y a plusieurs commentaires (de ma part et d'autres) sur Henri RENARD et sa famille... et dans notre blog (en cherchant bien) on trouvera aussi des com sur "Riti RENARD" que j'ai connu, connu, connu... vers 1950/51... Hei ma vast

    Sa famille a d'ailleurs déménagé en son temps de la rue de la Philantropie vers la rue du Lavoir... Je me souviens encore très bien de la "stuutkair" que Riri Renard et sa soeur Mary poussaient,

    Moi j'y ai habité (rue du Lavoir n° 20.. p'tit magasin "achète tout") ---- pendant la guerre (suis né à 1942 rue de la Porte Rouge) ... jusuqu'en 1948 souvenirs, souvenirs.. Bigs à tou(te)s.

  • Merci Gilbert Simone va être contente de lire ton commentaire je lui es donné le blog de sa belle sœur MARIE RENARD mais est ce que tu peu te renseigniez le vrai ou le faux aus sujet de la rue du l'avoir big a toi

  • Bonsoir Henriette,

    J'ai rencontré ce samedi au vieux marché, "la marchande aux cheveux roux-qui vend surtout du "blanc"..", elle m'a dit qu'elle se souvenait de toi en tant qu'acheteuse de "sa collection de clownesque"... Bref elle vient au vieux marché TOUS les week-ends et TRES SOUVENT aussi le mercredi...

    Elle n'avait pas de tél ou de carte d'adresse à me donner... Et voilà. Bigs à toi.

  • C'est magnifique. Des retrouvailles émouvantes. Bravos à vous (Francine,Nelly, Gilbert, Pierrot, Nicky, et d'autres bien évidement. Bravos.... je suis heureuse de faire partie de votre bloc et de Bruxelles Anecdotique.

  • Salut Gilbert

    Bientôt d'autres photos (je scanne) et encore Merci à "l'Entraide des Travailleuses" pour les photos

  • Bonjour Gilbert merci d avoir parler a cette gentille dame rousse de moi j ai bien l intention d allé très vite aux marché pour lui dire bonjour et lui dire que je prend bien soin de ça collection quand elle me les. A vendu elle ma dit prend bien soin de mes clowns merci Gilbert bisou

  • http://marolles-memories.net/fr/tag/entraide-des-travailleuses/#respond

    L'entraide des travailleuses a également participé durant la guerre au sauvetage de familles d'origine juive...

  • Bonsoir monsieur Janssens ,

    Un grand merci pour le lien.

  • Oui, mille mercis cher, Monsieur JANSSENS, pour le lien qui m’a éclairé sur TOUT ce que l’on doit à l’Entraide des Travailleuses.

    Tous ces repas, soupes distribués généreusement à la POPULATION marolliennes qui TRES nombreuses se pressaient à l’entrée de la rue des Tanneurs. J’y ai bien souvent accompagné ma mère…

    Ce souvenir en appelle un autre bien plus récent et il me reste toujours comme un coup d’ rasoir sur l’estomac.
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    Il y a environ 2 ans, mon ami Jean B. (dirigeant dans un club de jeunesse) me contacte à l’issue de la messe du dimanche pour rejoindre des élèves sur le vieux marché.

    Ces élèves souhaitaient faire une interview sur le « passé du vieux marché ». Bon.

    J’explique l’après-guerre et la misère qui sévissaient sur le vieux marché, dans les marolles en insistant sur le fait que le marollien pauvre était CONTRAINT de se débrouiller pour TOUT.

    Le marollien DEVAIT donc faire régulièrement la file soit au Bureau de Secours (Bloempanchgang), Entraide des Travailleuses, diverses églises ou couvents, d’autres institutions caritatives, bla, bla, bla…

    J’ai été interrompu péremptoirement par mon ami Jean B. qui a décrété que : « AUCUN (sic) marollien ne répondait à ce genre d’aide car « LE MAROLLIEN ETAIT TROP… FIER pour quémander »…
    Cher Jean ce sont EXACTEMENT TES PAROLES !
    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
    J’étais douloureusement sidéré !!!

    Je me demande alors à --- QUI on a distribué tous ces repas, --- QUI était dans la LONGUE FILE rue de l’Abricotier (jusqu’à la rue Haute), --- QUI était dans la foule devant l’Entraide des Travailleuses : Ma famille et des centaines d’autres marollien(ne)s tiens…

    QUI ? : --- Eh bien RIEN, RIEN QUE DES MAROLLIENS FIERS ?, --- (fiers de quoi) --- ???? mais surtout HEUREUX d’être là pour « recevoir » ce qu’ils ne savaient pas se payer, c'est-à-dire l’ESSENTIEL, LE VITAL…ce qui étaient le cas dans ma famille.

    Aussi cher Jean si on ne sait pas alors on se tait car j’ai trouvé ton propos sur la fierté (sic) marollienne du plus mauvais goût : arrogant, choquant mais surtout erroné et blessant.

    J’ai voulu raconter ce stuut pour vous démontrer, chers CHAUKESS que même de vrais marolliens, sincères et tout et tout comme mon ami Jean peuvent raconter avec conviction… des « légendes », style le marollien ceci, la marolle ça ! ---- mais il y a des « légendes » qui blessent. J’arrête.

    Oué, JEANKE tu es né en 1947 cela fait une sacré différence avec moi, né en 1942. A ta naissance en 1947 je faisais les « tournées et… les files avec ma mère et tant, tant, tant d’autres »… Hei ma vast ?

    Bigs à toi.
    Gilbert (non relu)

  • La ligne du temps de l'Entr'Aide des travailleuses à télécharger! Bonne lecture!

    http://www.entraide-marolles.be/wp-content/uploads/ligne-du-temps-pdf-en-ligne.pdf

  • Bonjour GILBERT je suis choquée part le commentaire de ce monsieur on peut être marolliene êtres pauvre et fière de recevoir de l'aide pour ses enfants ,mon deuxième mari qui est grec et qui à touché un eritage (début des années 2000) a décidé de retouné dans son pays, bon mais seulement il a vidé le compte en banque qu'ont avaient en commun soit ,je suis restée seule avec trois petites filles ,,sans un centime pour les nourrirent et ma fierté a moi GILBERT c'était de chercher toutes les association pour nourrire mes filles et en temps que marolliene j'en suis fière quand on est dans la merde(excuse) on met sa fiertée dehors voilà GILBERT j'en avait gros sur le cœur merci de me lire (excuse pour les fautes) bisous a toi et tout les tiens

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