Le port de Bruxelles

 

 

Maman, les p'tits bateaux. Qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ?

 

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 Photo 1

Chouette tableau peint par Bossuet en 1888 et conservé à l'hôtel de ville, nous donne une idée des installations portuaires de Bruxelles avant 1830.

Dans l'axe de l'hôtel de ville et du quai aux Briques. A droite la Maison du cheval Marin (toujours en place en 2012) et à gauche la Maison aux Barques, dont la tourelle avec l'horloge est surmontée d'un petit bateau à voile. C'est là qu'on s'embarquait , pour le "grand" voyage.

 

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Photo 2 (pour lire, un clic sur le texte)

 

A gauche de la photo,  on voit une belle petite maison, qui se trouvait à quelques mètres de la maison du Cheval Marin, c’était "la Maison des Barques". C’est dès les origines des bassins bruxellois du canal, au 16ème siècle, que fut inaugurée au quai Aux Barques "la Maisons des Barques", la "Veerhuys", qui plus tard pris le nom populaire de  "Oud Verhuysken".

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Photo 3

Embarquement de la Barque Publique au Quai aux Barques.
(dessin humoristique début 18ème siècles).

C’était une Jolie petite construction avec des façades de style espagnol et petite tourelle carrée, c’était le bureau où se percevait  le prix du voyage, pour se rendre en barque à Malines et ensuite, après avoir changé par un bateau à voile à Anvers.

Le bureau donnait accès à un embarcadère en bois, qui était séparé du reste du Quai aux Barques par une grille, entrecoupée de pilastres de pierre, au milieu de laquelle se trouvait un deuxième petit bâtiment, également avec un agréable  petit fronton à gradins. Le bureau principal,  possédait dans une tour une cloche d’appel des voyageurs, appel  qui devait se faire 5 minutes avant le départ par le son de la cloche, précise encore un règlement arrêté en 1822, ainsi qu’une horloge qui variait quotidiennement  avec l’heure de la marée.

 

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Photo 4

Lorsqu’on a démoli la "Maison des Barques" en 1832, on récupéra sa cloche  pour la faire fondre  à la fonderie de la Monnaie qui était situé en face du grand théâtre.

Durant des siècles,  c’est ici  qu’accostèrent  les barques publiques, les "coches d’eau" comme on les appelait aussi, qui, à l’égale des diligences, assuraient de véritables transports en commun par eau.

Après que les deux à trois personnes ont pris place dans la barque, les quatre bons chevaux de bruxelles, tractèrent nos voyageurs jusqu’à "Trois Fontaines".  Le règlement stipulait encore que  le conducteur des chevaux de halage était obligé de donner du cornet à l’approche des ponts et écluses et bateaux, qu’il devait rester poli en toute circonstance, et avoir une tenue correcte, il était interdit de fumer (déjà) sauf sur le pont supérieure, et les  "zatlapes" sont interdits sur la barque.

 

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Photo 5

 

Le voyage d’Anvers, avant l’arrivée des chemins de fer, était simple, soit vous y alliez en diligence ou bien vous preniez la barque  à halage par chevaux j’usqu’à Boom. Et de Boom, vous poursuiviez votre voyage soit en diligence, soit en bateau à voile.

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 Photo 6

 

Voilà à droite,  les maisons de la rue du Marché aux Porcs, dont une à été épargné par le bombardement de la ville qui eut lieu en 1695. J'ai encore connu en 1950, une fête foraine au "Varkesmet", qui était déjà une place avec jardin à l'époque.

 

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Photo 7

 

 

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Photo 8

 

C'est avec le porteur de dépêche  équipé d'un grand bis de la marque "Turner", que nous allons quitter la quartier.
Dessin de Tichons, paru en 1887, dans L'Illustration Européennes

 

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Aux visiteurs que le sujet a intéressé, je ne puis que les conseillers d'acquerir le volume 4 de BRUXELLES 1000 - UNE HISTOIRE CAPITALE - Jacques DUBREUCQ

Commentaires

  • "Cher Monsieur, C'est avec grand intérêt que je découvre votre blog à l'instant. Je m'y plongerai avec délices dans les semaines qui viennent. Je suis moi-même d'origine jettoise. Je m'intéresse particulièrement aux parlers bruxellois ainsi qu'à l'histoire de ma ville: aussi, suis-je membre du Cercle d'Histoire de Bruxelles, de l'Academie van het Brussels et Académicien à l'ADIPB (Académie pour la Défense et l'Illustration du Parler bruxellois). "Bien que" Docteur en Sciences de l'ULB, je donne des cours de bruxellois depuis 2 ans, au sein de l'ADIPB. Des divergences accumulées avec la Direction de l'Académie me font m'en retirer, mais je projette de continuer à titre individuel, à partir de janvier 2013. Je donnerai en outre deux conférences sur les parlers bruxellois, à "La Fleur en Papier doré", rue des Alexiens : 1) Vendredi 14/12/2012 - 19h00: Le dialecte bruxellois français ou Beulemans Il se caractérise par l'intrusion de mots et/ou d'une structure de phrase néerlandais(e) dans un discours essentiellement francophone. L'accent tonique des mots est également modifié et d'étonnantes variations dans la "musique" de la phrase rendent ce dialecte attractif pour nous et - souvent - ridicule pour nos voisins de l'Hexagone. Leur imitation de notre Beulemans est en général parfaitement erronée, mais il faut savoir que "Le mariage de Mlle Beulemans" fut le déclic d'inspiration qui insuffla à Marcel Pagnol sa célèbre trilogie dialectale "Marius - Fanny - César" ... Non peut-être ? 2) Jeudi 10/01/2013- 19h00: Le dialecte bruxellois flamand ou Vloms Il fait partie du groupe des dialectes brabançons. Il se caractérise par une intrusion plus grande de mots francophones que dans le Néerlandais standard (l'ancien ABN), en particulier pour le nom des rues ! Il est riche d'insultes particulièrement breugheliennes et développe 7 niveaux d'éthylisme (à Anvers, on n'en recense que 5). La variabilité entre le Vloms des Marolles et des autres communes bruxelloises est parfois surprenante. Une variante très particulière, le Bargoensch (un argot, en réalité), fait actuellement l'objet de nombreuses publications tant en Belgique qu'aux Pays-Bas ... Saluu en de kost, en de wind vanachter ! Je serai très heureux et honoré de vous y rencontrer si le coeur vous en dit. Cordialement, Jean-Jacques DE GHEYNDT

  • Expo: Peintures anciennes du vieux port de Bruxelles
    De:
    17/11/2012 - 11:14
    Jusqu'a:
    10/12/2012 - 12:00

    Exposition-vente de Marc De Ro qui ressort de ses trésors d’antiquaire, 5 tableaux centenaires qui parlent du temps
    où le port de Bruxelles étendait ses bassins jusqu’au pied de Ste Catherine. En regard, des photos des mêmes endroits aujourd’hui.

    Il a fallu l’aide d’Eric Demarbaix et même de Thierry Demey (1) pour avoir le fin mot de certains emplacements. Du coup, Eric et
    Thierry s’embarquent ensemble dans une conférence à partir des tableaux le jeudi soir, suivie le samedi d’après par une balade sur le terrain.

    Samedi 17 novembre 11h : Vernissage
    (source: http://www.lafleurenpapierdore.be/)

  • Bonjour Serge,

    Le lien ne fonctionne pas.

    L'exposition de Marc De Ro, les 5 tableaux centenaires, pourrait être chouette à voir.
    Malhereusement, impossible pour moi d'y mis rendre.

    La balade sur le terrain, comme beaucoup de nos visiteurs et mes aventures de ketje de Bruxelles, font que je "connaissais" très bien le quartier du Vismet, du Théatre Flamand, etc.

  • Salut Pierrot,

    Je tape sur mon plastron en disant Messa coulpa, Messa coulpa.

    C'est à cause du signe ) à la fin du lien.

    http://www.lafleurenpapierdore.be/

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