• Emile Hellemans

     

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    Au début du XXème siècle(1906) l'architecte Emile Hellemans imagine un projet de grande ampleur portant sur l'un des îlots les plus denses des Marolles, chargé d'une dizaine d'impasses..
     
    Pour mener à bien ce projet, l'architecte s'est inspiré de constructions sociales bâties à Liverpool en 1885.
     
    Une lettre d'expropriation fut adressé aux habitants de l'îlot situé entre la rue Haute, la rue Blaes ,la rue Pieremans et la rue de la Rasiére (si chère à notre ami Gilles!) et cela concernait 152 habitations qui ont ainsi été radiées de la carte et portant, en ce temps là, sur 2.164 habitants à reloger!
     
    La cité ouvrière se compose de 7 blocs d'habitations parallèles entrecoupés de 6 rues piétonnières:
     
    - La rue des Ramoneurs la plus courte, côté Pieremanstroet. Son nom vient de l'ancienne impasse du même nom  et qui a été rasée pour la construction de la cité. Cette rue est la première en commençant par la rue Haute. Reliée à la rue des Carpentiers par une large volée d'escaliers.

    - La rue des Charpentiers, 2ème rue à partir de la rue Haute. On y trouve aussi la crèche Joséphine Charlotte et un dortoir pour filles/femmes mères sans domicile.

    - La rue des Tonneliers est la 3ème rue à partir de la rue Haute.

    - La rue des Chaisiers 4ème rue de la cité.

    - La rue des Brodeurs est la seule rue à être dotée de 2 arbustes,à son entrée et à sa sortie.

    - La rue des Orfèvres est rue dont l'arrière des maisons du coté impair borde la rue Blaes.
     
    Les appartements de cette cité sont agencés sur toute la profondeur des bâtiments pour assurer une  circulation maximale de l'air et la lumière. Ils comportent 1,2 ou 3 chambres, d'un WC, d'une arrivée d'eau privée  et d'une cave. 

    Un document interne de l'époque prévoyait la disparition de ces blocs dans les 70, 80 années à venir.

    Le conseil communal socialiste du moment était convaincu que les ouvriers partiraient s'établir en periphérie afin de laisser le centre-ville à une population plus bourgeoise.

    Aujourd'hui, ce complexe appartient au Foyer bruxellois, société gérante des logements sociaux de la Ville de Bruxelles et a été renové au début de ce XXIème siècle....

     

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     Photo 5

    Merci à Jef SLAGMULDER pour les documents.

     

     


     

    Les impasses disparues pour faire place au "Vieux Blocs"

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  • Impasse Deffuiseaux

    d.jpgUne belle impasse bruxelloise, la plus belle selon divers chroniqueurs!
    Sur la gauche, on devine l'inscrition CONCIERGE, et en dessous sa loge ? 
    le lieu est très propre et les gens correctement habillés. Ce qui surprend c'est la grille, qui interdit l'entrée du lieu ? 

    Cela m'étonne, oui car j'ai lu à maintes reprises qu'un réglement de la ville de Bruxelles interdisait ça. Une impasse est un lieu public et à ce titre doit être accessible.

    De nos jours, il ne reste plus rien de cette impasse, oui un trou, moche qui sert de sortie à...... Triste, triste. 

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    Photo prise un jour de 1963 - La fin est proche, dans le fond de l'image un magasin de la rue Haute.

     

    Impasse Deffuiseau.jpgL'impasse Defuisseaux était presque en face de la rue de la Rasière (les anciens du quartier disaient de Zustervatstroet).
    A droite en sortant passé la grille il y avait un magasin de la Coopérative Coop.
    Rue Haute il y avait un autre magasin Coop à la Chapelle et un autre rue Blaes.
    Je me souviens que j'y allais pour ma boma acheter le café qui à l'époque était moulu devant le client. Ma boma me recommandait bien de ne pas oublier les timbres de fidélité qu'on collait dans un carnet et une fois rempli donnait des avantages.
    A gauche en sortant c'était le coiffeur "Jean".
    Ecrit par Nelly Lallemand

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    Photo 3

    Quelques années plus tard, un emplacement pour automobiles.

     

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    Photo  André COLARD

    Aujourd'hui, une entrée et sortie rue Haute pour les ambulances.

  • Léon LEPAGE

     

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    En feuilletant le livre "Bruxelles en cartes postales anciennes " de Monsieur Abeels, j'ai retrouvé 2 cartes (les 110 et 112) qui rappelaient un peu l'ALL. La 110 : Les Hospices de la Ville. Leur première pierre fut placée le 21 avril 1824. L'école moyenne B devenue l'Athénée Léon Lepage, y fut établie dans une des ailes du bâtiment. La 112, nous montre l'Eglise des Riches-Claires. La photo est splendide. Je me vois encore fouler les pavés de son trottoir pour me rendre à l'athénée. Cette petite brochure de Monsieur Abeels nous donne un aperçu (modeste) de la personnalité de son auteur. Je ne peux que vous conseiller de vous la procurer. Pour ceux qui aiment Bruxelles, c'est un bijou. Je ne peux qu'approuver ceux, qui en début de ces colloques ont souligné l'immense culture de leur ancien professeur. Un petit clin d'oeil personnel (sans aucune prétention) : la carte 60 représente le rayon "PASSEMENTERIE" de l'Innovation. La vendeuse joufflue qui fait face à l'appareil, c'est ma grand-mère paternelle (et marraine). Elle avait 18 ans... Bien à tous ceux qui nous lisent Gus Van Boxem"

     

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    Photo Andrée Bolsius

     

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    Photo Andrée Bolsius.

  • rue aux Laines

     

     

     

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    Photo 1

     

    A gauche du Palais de Justice, on aperçoit une partie de la rue aux Laines, quelle Marollienne d'entre nous se souvient encore de cette partie de la rue aux Laines ? Jeannine de Guillaume ?  Francine ?
    Cette partie de rue fut rasée dans les années 1960, pour laisser la place à l'énorme bloc C.I.B.E. (les eaux)

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    La rue aux Laines en direction de la Place Jean Jacobs (Katenhof).
    Il y avait dans cette partie de rue, comme partout à la Marolle un Estaminet, un Coiffeur, un Marchand de cigarettes, une impasse etc.

      

     

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    La rue aux Laine en direction de la Place Poelaert.

    En 1897, lors d'un conseil communal l'échevin M. DE JAER, écrit que la rue qui longe le Palais de Justice, est dans un état lamentable, mal alignée et pleine de bosses et fosses.

     

     

    laine3.jpgPhoto 4 - merci à Guillaume Kekenbosch

    La photo prise le 4 Septembre 1911.

    Sur le mur de l'estaminet on peut lire : Ici on paye la taxe des témoins !

    Cet estaminet, situé au 98 rue aux Laines était tenu par Monsieur DELCOMMINETTE, se trouvait dans le troncon de la rue des Quatres-Bras et la place Jean Jacobs.

    Cette partie de la rue aux Laines a disparu pour faire place aux bâtiments de la Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux. (C.I.B.E.)

     

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    Grâce à la riche photothèque du Patrimoine Artistique, nous pouvons encore voir le minuscule bistrot du n° 98 "AUX QUILLIERS", tenu par Monsieur DELCOMBE avant la première guerre mondiale.

    Lequel DELCOMBE, pour attirer la précieuse pratique, avait apposé l’affichette  "ICI ON PAYE LA TAXE DES TEMOINS"*. Les témoins ramassés dans la rue, pour les affaires du Palais. On ne voie pas d’autres explications.
    Ce brave DELCOMBE savait-il que cinquante plus tôt, son voisin d’en face, au coin opposé de la rue aux Laines, était un modeste petit tonnelier, nommée J.B. VAN ACKER ? De vieille lune pour lui.

    Pour ceux du 96 également, proche de là : la bagatelle de soixante-deux ménages entassée non pas dans une impasse (1900) mais dans un bloc caserne affublé du non dérisoire "d’Hôtel de Bruxelles".

    Extrait du volume I Bruxelles 1000 + une Histoire Capitale.

    *Personnellement, j’ai vu une inscription analogue sur le mur de l’ancien cordonnier installé sur le coin de la rue Montserrat – rue Wynants.
    P. Heymbeeck

     

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    Photo 5

     

    A côté du salon de coiffure RICHARD, celui-ci coiffait par abonnement, parfumerie, postiches, "Ici on repasse les rasoirs". Près du coin de la rue d'artifice, se trouvait vers 1910 l'atelier d'ébénisterie de Monsieur BARBIAUX.

     

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    L’impasse de la  Crèche était située sur le côté gauche de la rue aux Laines, à trois maisons du coin de la rue des Quatre Bras, elle fut démolie vers 1951. Encore habitée par une dizaine de personnes, étroit couloir d’une vingtaine de mètres de profondeur comptant trois maisons adossées à la longue et étroite chapelle des Carmélites (située rue des Six-Aunes). Cette impasse était bien le reflet  d’un Bruxelles d’une misère infinie, à deux pas de la très chic avenue Louise.

    Un jour de Janvier  1884, lors d’un fameux ouragan une cheminée est tombée sur une maison surpeuplée et enseveli ainsi des enfants. Heureusement ils seront sauvées, mais de justesse, sous les regards d’innombrables Marolliens

     

     

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    rue aux Laines en 1953 et à gauche le "Katenhof", la pleine de jeu pour enfants sages ;o)

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    1930 

     

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    Une carte postale de  ou - 1905 de la Place Jean Jacobs
    Les maisons de la rue d'artifice, et la rue des Six-Aunes et à gauche la rue de Wynants

  • SAINT MICHEL SUR LE PAVE

    Sign by Danasoft - For Backgrounds and Layouts

     

     

     

     Photos de Joseph BRISART

     

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    Photo 1

     

    SAINT MICHEL SUR LE PAVE

    VANTROYEN,JEAN-CLAUDE

    Mercredi 16 juin 1993

    La statue qui surmonte l'hôtel de ville sera enlevée lundi

    Saint Michel sur le pavé

    Ce sera une fameuse opération. Lundi, on va enlever la statue de saint Michel qui se dresse tout en haut de l'hôtel de ville de Bruxelles. Dès dimanche soir, les éléments d'une gigantesque grue vont être amenés sur la Grand-Place et, lundi matin, on commencera à monter l'engin. Le saint Michel culmine à 96,93 m. La grue aura quelque 110 mètres de haut.

     

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    Photo 2

    En principe, la grue devrait enlever le saint Michel vers 15 heures, lundi, explique M. Dardenne, du service d'architecture de la ville de Bruxelles. Mais il faut voir si la météo le permettra. C'est qu'il ne faut pas un souffle de vent pour une grue de cette hauteur.

     

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    Photo 3

    On se rappelle que le Léopold Ier juché sur la colonne du Congrès a dû, lui aussi, attendre que le vent s'apaise pour se dégourdir les jambes.

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    Photo 4

    Cette statue fait 5,02 m de haut. C'est un saint Michel terrassant le dragon qui sert de girouette et qui, d'après le «Guide illustré de Bruxelles», de Des Marez, a été hissé sur la tour en 1454. Il est du à Martin van Rode.

    C'est une statue en cuivre qui a été réparée plusieurs fois, précise M. Dardenne.

     

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    Photo 5

    En 1617, en effet, elle fut descendue devant la porte de l'hôtel de ville où les archiducs Albert et Isabelle vinrent la contempler. Elle fut encore redorée en 1658, 1770, 1825, 1841 et en 1896. Cette dernière fois, l'armature intérieure de la statue, fortement consumée, fut remplacée par une autre, en bronze phosphoreux, qui ne s'oxyde pas.

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    Photo 6

     

    Vous le constatez sur nos clichés: ce saint Michel n'est guère joli, il ressemblerait même à un robot. «Vu de près, écrit Des Marez, cette statue, faite de plaques de métal agencées, paraît maladroite et disproportionnée. Placée à cent mètres de hauteur, elle devient svelte et grâcieuse, profilant sur le ciel sa superbe silhouette».

     

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    Photo 7

    Saint Michel restera sans doute deux jours sur la Grand-Place, où vous pourrez l'admirer. Le temps de le démonter. On l'a dit, cette statue est creuse.

     

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    Photo 8

     

    Si on la garde entière, il faudrait la transporter debout. Ce qui est impossible, vu sa hauteur. On va donc la démonter. Et puis l'envoyer dans un atelier spécialisé, chez un dinandier, en Belgique. Pour combien de temps?

     

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    Photo 9

     

    Le restaurateur a la durée du chantier de restauration de la tour pour faire son travail, répond M. Dardenne. L'entrepreneur a 610 jours ouvrables depuis février 1993. C'est dire que le dinandier a du temps.

     

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    Photo 10

    Ce sera sans doute fin 1995 que saint Michel retrouvera sa place de choix, d'où il voit tout Bruxelles. Pendant deux ans, la ville sera orpheline de son protecteur.

    JEAN-CLAUDE VANTROYEN.

     

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    Photo 11

     

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    Photo 18

    Encore merci à Joseph et à Nelly.