Impasse Defuisseaux

 



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Photo 1

Une belle impasse bruxelloise, la plus belle selon divers chroniqueurs!
Sur la gauche, on devine l'inscription CONCIERGE, et en dessous sa loge ? 
le lieu est très propre et les gens correctement habillés. Ce qui surprend c'est la grille, qui interdit l'entrée du lieu ? 

Cela m'étonne, oui car j'ai lu à maintes reprises qu'un réglement de la ville de Bruxelles interdisait ça. Une impasse est un lieu public et à ce titre doit être accessible.

De nos jours, il ne reste plus rien de cette impasse, oui un trou, moche qui sert de sortie à...... Triste, triste. 

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Photo 2

Photo prise un jour de 1963 - La fin est proche, dans le fond de l'image un magasin de la rue Haute.

 

Photo 3

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Photo 4

 

L'impasse Defuisseaux était presque en face de la rue de la Rasière (les anciens du quartier disaient de Zustervatstroet).


A droite en sortant passé la grille il y avait un magasin de la Coopérative Coop.
Rue Haute il y avait un autre magasin Coop à la Chapelle et un autre rue Blaes.

Je me souviens que j'y allais pour ma boma acheter le café qui à l'époque était moulu devant le client. Ma boma me recommandait bien de ne pas oublier les timbres de fidélité qu'on collait dans un carnet et une fois rempli donnait des avantages.

A gauche en sortant c'était le coiffeur "Jean".

Ecrit par Nelly Lallemand.

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Photo 5

Quelques années plus tard, un emplacement pour automobiles.

 

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Photo 6 - photo d'André Colard

Aujourd'hui, une entrée et sortie rue Haute pour les ambulances.

Commentaires

  • Oui jai adoré d'habiter dans l'impasse on a bien eu de bons moments grave ..Mais voila rien ne reste durer et on était les derniers pour nous placer ça a été tres dure, que pour finir il nous ont aidé à nous mettre dans les vieux blocs. Là encore plus heureux car là j'ai connu l'électricité et une chambre à nous .car on n'avait que 2 places une en bas et une en haut où tout le monde dormait c'était ma meilleure jeunesse .

  • Elle était entre les N° 284 et 286 d' une ancienne voie romaine.

  • Je pense qu'il faudrait REGROUPER les PHOTOS d'UN MEME SUJET E.N.S.E.M.B.L.E car les nouvelles photos (excellentes d'ailleurs) devraient souvent être REPRISES dans le MEME SUJET passé antérieurement car par ex : sur le stuut "DUFUISSEAUX" nous autres CHAUKESS on a DEJA "donné", hei ma vast. REGROUPER LES SUJETS (groupir il faut rester groupir)

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    pur ZOLA ! NICKY a bien raison, car il faut savoir « regarder » une photo. Imaginez un instant que cette photo soit un tableau effectué par un artiste peintre de renom…quel tableau, hein !

    Pour moi, TOUT dans cette photo résume la marolle, la marolle qu’on n’aimait pas voir, pas SAVOIR, ici on voit l’ EXTERIEUR des maisons mais je vous assure que l’ INTERIEUR était à l’avenant, c.à.d. l’image d’une misère, d’une VRAIE misère noire…

    Admirez le double vitrage des fenêtres et particulièrement le haut de l’imposte à la fenêtre de droite (carreau cassé) tof hein, surtout en hiver !

    Les pauvres hardes qui pendent à l’extérieur ! les traces de craie d’un jeu !!!, la porte d’ entrée patinée façon « antique », probablement l’ éclairage à la bougie, bref l’ environnement rêvé pour vivre, élever des enfants, étudier, jouer, dormir.

    Toutes les impasses et autres « breims » du quartier étaient aussi avenantes, j’en ai même connu où le soleil ne perçait JAMAIS.

    Pittoresque hein , oye, oye, oye comme c’était le bon temps, hei ma vast ? Gilbert


    Écrit par : Delepeleere | 27.06.2008

    De kreekembuum aiss zeek ! La dame à l'arrière gauche cest "FRANCOISE", qui accompagnait St-Nicolas. Je remarque que le fameux cerisier au fond (car l'arbre était un cerisier) est en piteux état. Moi je me souviens du temps où ce cerisier était SURVEILLE mais alors là SURVEILLE par un pei qui habitait la breim (j' demanderais à Léon MEURIS qui a habité cette breim le nom de ce fameux gardien). Ce pei "sidolait" pratiquement ces cerises et lorsqu'était venu le moment de la cueillette, on COMPTAIT les cerises afin de les partager le plus équitablement possible avec les gosses de la breim.

    Je dois signaler que jusque dans les années 50 cette breim était infiniment mieux entretenues et que la dégradation s'est accélérée au début des années 60 car même s'il n'y avait qu'un MINIMUM de confort l'ensemble de la breim était nettement plus pimpant..

    Écrit par : Delepeleere | 27.06.2008

    Ecrit sur le blog de l'école 15 (y en ailleurs, soit un peu partout... et ça c'est dommage, hei ma vast ?)

  • Je suis quasi certain que cette photo date d'avant-guerre... dans ce temps là, Monsieur, les gens nettoyaient et respectaient l'environnement. Pauvres oh oui, mais propres !!!

  • Tu as encore "une fois" raison Gilbert.

    Je fais déjà des regroupements, le dernier en date est "LEON LEPAGE".

    Les images et photos, c'est très bien, mais les commentaires des visiteurs donnent du relief au "POST".

    Quant à la photo de l'impasse De Fuisseaux, j'ai l'avantage de pouvoir la voir "en grand", c'est ainsi que j'ai découvert l'incription "CONCIERGE". Un concierge dans une impasse!!!!!

  • L'impasse Defuisseaux méritait plus d'égards

    Les impasses constituent une particularité du développement territorial de Bruxelles. Les premières maisons furent élevées le long de la lisière des champs. Quand le champ était entièrement entouré, ses riverains se partageaient l'intérieur du bloc et y firent des cours, des jardins, etc.

    Lorsque la population de la ville s'accrut, il fallut mettre à profit ces espaces et on y créa de petites cours intérieures qu'on mit en communication avec la rue extérieure par un couloir ou une allée. A travers les siècles, des centaines d'impasses furent ainsi créées. Ce phénomène fut accéléré au XIXe siècle, Bruxelles devenant une ville manufacturière et administrative. Ainsi sont nés les innombrables impasses, culs-de-sac et cités qui ont caractérisé le quartier des Marolles jusqu'au milieu de notre siècle. La rue Haute, notamment foisonnait d'impasses, dont plusieurs furent ouvertes à la fin du siècle passé. Toutes ont pratiquement disparu. Elles avaient de délicieux noms: impasse de l'Acacia, du Camélia, du Muguet, de la Fauvette, des Chansons, du Chevreau, du Dragon, du Taureau, de la Providence, des Liserons dont nous avons déjà parlé dans cette rubrique. D'autres étaient baptisées du patronyme de leur propriétaire: impasse Bulinckx, Ververs, Ronsmans, Puttemans, Meert, Peeters, Winterbeek, etc. Parmi elles, existait l'impasse Defuisseaux située aux numéros 284 et 286.

    Jean d'Osta, dans son ouvrage «Les rues disparues de Bruxelles» édité chez Rossel, la décrivait comme étant: La plus belle impasse qu'ait eue la rue Haute. Elle s'ouvrait par une double grille en fer forgé... Large de 8 m, elle était longue de 80 m et possédait 36 maisonnettes à un étage, disposées en deux rangées rectilignes, comme une rue. Sa seule verdure était un grand cerisier, mais les maisons étaient propres et fréquemment repeintes en blanc. Une enquête de la ville souligne, en 1935, que les 5 w.-c. de cette impasse sont en bon état et contiennent tous un seau (à remplir à un robinet proche). Cinq w.-c. pour 36 maisons, ce n'est tout de même pas beaucoup... D'autant moins que ces maisons comptent 119 habitants (mais il y en avait 163 en 1920 et 262 en 1866).

    L'on pourrait se méprendre sur le nom de Defuisseaux. En effet, des homonymes vivaient à la fin du XIXe siècle. L'un d'eux, Alfred Defuisseaux, Montois, homme politique socialiste, docteur en droit et ingénieur. Il fonda, à Baudour, une industrie de céramique restée fameuse. Il publia le «Cathéchisme du peuple» qui mettait la doctrine socialiste à la portée des travailleurs. Son frère, Léon, lui aussi homme politique socialiste, publia «Les Hontes du suffrage censitaire». Mais, celui qui, vers 1845, a donné son nom à l'impasse en est son propriétaire et créateur; il n'a aucun lien avec les deux personnalités politiques.

    Jean d'Osta précisait encore que par arrêté du 4 mai 1853, cette impasse avait été nommée Saint-Léonard. Mais tout le monde continua à l'appeler Defuisseaux, nom qui finit par s'imposer d'autant plus naturellement que son propriétaire y habitait, au coin de la rue Haute. On l'appela aussi parfois De Breim, vieux mot flamand signifiant buisson mais aussi grille du fait que sa grille d'entrée était remarquable. Le 19 février 1968, le Conseil communal décida de supprimer cette impasse qui malgré son charme et sa quiétude, avait évidemment fait son temps.»
    Source: le Soir 1993.

  • Les maisons que l'on voit sur la rue Haute portent les numéros 287 et 285 et existent toujours.
    Amusant d'aller voir cela sur Street View

  • Les noms de "Porcelaine de Baudour" et "De FUISSEAUX" me disaient quelque chose:
    Après recherche sur un llivre de famille, un de mes ancêtres côté maternel: Gabriel LIGNIAN, le père de mon triaieul, receveur de l'enregistrement royal à Gosselies, a été en 1843 un desactionnaires fondateurs de la "Manufacture de porcelaine de Baudour" qui aurait même été tenue par son fils Gonzalve Lignian sous le nom "G.LIGNIAN et Cie".

  • moi aussi j'ai grandi dans une impasse des escargots et cela est un tres bon souvenir ,les gens etait la pour l'autre ce qui n'ai plus le cas maintenant dommage???

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