Bruxelles vu par les bruxellois.

  • La rue des Minimes

     

     

    LA RUE DES MINIMES, SON COUVENT, SON EGLISE…ET L’OMBRE DE L’ABBE SIEYES.

     

    La rue des Minimes.

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    Photo - Pierrot Heymbeeck, septembre 2016.

    Longue de 650 m, la rue des Minimes s’étire de la place du Grand Sablon à la rue du Faucon, parallèlement à la rue Haute. Originellement, la rue des Minimes reliait le Sablon à une défunte rue des Feuilles (qui fut aussi nommée « El Blad », nous y reviendrons), qui s’étendait jadis entre la rue Notre-Dame-de-Grâce et la rue du Faucon (actuellement au pied des grandes rampes du palais de justice). La rue des Minimes semble déjà exister au 14e siècle, vu que, selon un document de 1374, on la nommait « Par où on va du Sablon à Saint-Gilles ».  Elle a probablement porté d’autres noms avant 1621, année de l’installation des Frères Minimes d’Anderlecht (ou ordre des ermites de Saint-François, communauté d’origine française, installée près de Saint-Guidon, dès 1618, et dont le couvent était situé au coin de la rue Erasme et de l’avenue Edmond Delcourt). Les religieux y établirent un couvent et une église, et donnèrent le nom de leur communauté  à la rue. A noter que les Minimes, pourtant réputés pour leur volonté de venir en aide aux plus démunis, en cela compris les prostituées, obtinrent de l’infante Isabelle qu’elle fit entourer d’un mur tout le quartier mal famé du Bovendal, largement fréquenté par les « filles publiques ». Peur de la tentation ? Le couvent des Minimes connut son heure de gloire, mais à la fin du 18e siècle, il apparaissait bien dépeuplé. Expulsés une première fois par Joseph II, en 1787, mais revenus à Bruxelles en 1790, les derniers Minimes furent définitivement chassés en 1796, durant la Révolution, alors que leur église était fermée. Si celle-ci devait être rendue au culte sous le Concordat, en 1801, le couvent, lui, servit à divers usages avant d’être démoli et remplacé par une école.




    En 1853, on ajouta à la rue des Minimes un tronçon de 200 m qui rejoignait la rue aux Laines. Auparavant, ledit tronçon portait le nom de « rue des Marolles », nom qu’il tenait du couvent des Sœurs de Marie également nommées Mariolles ou Marolles. Ces religieuses s’étaient établies dans un cimetière désaffecté, situé à cet endroit, en 1660. Elles avaient pour mission de catéchiser les « filles publiques » du Bovendal, un quartier situé alors à l’emplacement de l’actuel palais de justice. Dès 1597, afin d’empêcher les filles d’aller déranger les « honnêtes gens » de la rue Haute, l’autorité avait établi un « guichet », dans le haut de la rue de l’Epée. Celui-ci était ouvert matin et soir, par un surveillant, pendant une demi-heure seulement, et ce dès que sonnait la cloche du travail. Durant la même année 1853, on ajouta un autre tronçon nommé « rue des Feuilles », déjà signalée.

     

    En 1920, les locaux du vieux couvent, qui avait été utilisés de maintes façons durant plus d’un siècle, furent démolis afin d’édifier à leur emplacement  une grande école moyenne (1923-1927), qui devait devenir l’Athénée Robert Catteau (1948). Jusqu’en 1895, la rue des Minimes ne communiquait avec le Sablon que par deux artères en fourche la rue du Coq d’Inde, aujourd’hui disparue, et la Petite rue Notre-Seigneur, nommée « rue de la Vieillesse », durant la Révolution, et devenue par la suite la Petite rue des Minimes.

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    La petite rue des Minimes en direction du Grand Sablon.
    Photo Pierrot Heymbeeck - 23 septembre 2016.

    Cette artère longue de 40m et qui relie la rue des Minimes à la place du Grand Sablon, est aussi ancienne que la rue des Minimes elle-même. A noter aussi, pour l’anecdote, que le Coq d’Inde désigne en français, par ellipse, une dinde. Cette rue également très ancienne devait son nom à l’enseigne d’une auberge située au coin de l’actuel Sablon.

     

    Les kermesses d’ « El Blad ».

     

    Nous avons évoqué une « rue des Feuilles », il nous reste à déterminer l’origine de son nom. A l’origine, la rue prit le nom de l’un de ses premiers habitants, voire de son créateur : Messire Jean Blaers. De fait, au 14e siècle, on signale une « Blaerstraete » dont on orthographie parfois le nom Blaere, Blae, Blaes, Blaren et, enfin, Bladeren. Francisation oblige, on entreprit, au 19e siècle, de traduire les noms de rue thiois en français. Or, « blaren » et « bladeren » (pluriel de « blad ») signifient « Feuilles ». De leur côté, les ouvriers wallons qui habitaient les Marolles au 17e siècle ont appelé ce quartier « El Blad ». Des kermesses furent organisées dans ce quartier jusqu’en 1914. Les courses en sac et les courses de grenouilles, les bals du soir, la cavalcade dominical, les jeux divers, laissèrent longtemps des souvenirs que l’on crut impérissables mais qui, malgré tout, s’effacèrent progressivement de la mémoire collective.

     

    L’église et le couvent des Minimes.

     

    C’est en 1616 que les Frères Minimes d’Anderlecht demandèrent l’autorisation d’ouvrir une succursale à Bruxelles. Ils durent attendre cinq ans avant d’être autorisés à s’établir dans une rue bruxelloise à laquelle ils allaient donner le nom de leur communauté : les Minimes ou « tout petits ». De fait, la ligne franciscaine de leur ordre les incitait à l’humilité, à l’austérité, au dépouillement et à venir en aide aux plus démunis. Dans un premier temps, ils installèrent leur couvent dans les jardins du comte de Bournonville, qui fut aussi occupée, à une époque précédente, par la famille du célèbre anatomiste André Vésale (actuel emplacement de l’Athénée Robert Catteau). A côté de leur couvent, les Minimes firent construire une église dont la première pierre fut posée par l’archiduchesse Isabelle, le 6 avril 1621. Elle fut vraisemblablement ouverte au culte en 1624 et aurait, dit-on, été édifiée sur l’emplacement d’une maison de débauche.

     

    L’église du 17e siècle se révélant bientôt trop étroite, une seconde, celle que nous connaissons, aujourd’hui encore, sous le nom de Saints-Jean-et-Etienne-aux-Minimes, fut construite dans les années 1700-1715. Cette construction marque la fin du baroque brabançon et le début du classicisme.  En 1787, la communauté des Minimes ne comptait plus qu’un petit nombre de religieux. L’empereur réformiste Joseph II décidera donc de les réunir à la communauté d’Anderlecht. L’église, elle, resta consacrée au culte. Les Minimes revinrent quelques années plus tard à Bruxelles, mais la Révolution allait mettre un point final à leur aventure. En 1796, ils furent à nouveau expulsés, définitivement cette fois, alors que leur église était fermée. Elle fut toutefois rouverte au culte en 1801, sous le Concordat, et l’on en fit une succursale de la paroisse de la Chapelle. Les Frères Minimes, eux, ne devaient plus jamais revenir à Bruxelles. Quant à leur couvent, à la suite de sa désaffectation, il servit à maints usages : magasin d’artillerie, « atelier de travail et de charité » (dont le but était de faire diminuer la mendicité enfantine…), manufacture impériale des tabacs, hôpital militaire, prison pour femmes…  Il fut complètement détruit en 1920 et remplacé par l’école moyenne A, construite entre 1923 et 1927. Le 7 décembre 1948, l’école devint l’Athénée Robert Catteau.

     

    Sur la demande des habitants du quartier des Marolles, l’église des Minimes devint leur paroisse. Mais sous le régime protestant hollandais (1815-1830), elle fut à nouveau fermée au culte, malgré les protestations des habitants. Comme ceux-ci n’étaient pas écoutés, ils décidèrent d’occuper leur église. Mais le conflit ne trouva une issue qu’en 1830, au lendemain de la création du royaume de Belgique et du rétablissement de la liberté de culte catholique. Il semble que le fait que l’église ait été aux mains des paroissiens eux-mêmes, au moment de la promulgation des lois régissant les relations entre Eglise et Etat dans le nouveau royaume, lui donne un statut particulier : elle serait la seule église paroissiale appartenant aux paroissiens eux-mêmes ! L’église des Minimes fera l’objet d’une restauration au 19e siècle.

     

    Notre-Dame de Lorette en l’église des Minimes.

     

    Léglise des Minimes abrite la reproduction de la Maison de Notre-Dame de Lorette (Italie). La chapelle de Lorette est supposée être la « véritable représentation de la sainte maison de Nazareth, dite de Lorette, dans laquelle sest opéré le mystère de lIncarnation du Verbe divin, où Jésus a habité depuis lâge de 7 ans jusquà 30, et a travaillé avec St-Joseph. » (« Dictionnaire historique des rues, placesde Bruxelles », p.298). Selon la légende chrétienne, la maison quhabita la Vierge Marie à Nazareth fut transportée dans les airs à la fin du 13ème siècle, pour échapper aux troupes musulmanes et voilà la raison pour laquelle Notre-Dame de Lorette est considérée aujourdhui comme la patronne des aviateurs !

     

    Ainsi, « une vitrine contient des reliques relatives à cette dévotion, ainsi que des images mortuaires daviateurs belges tels que Roger de Cannart de Hamal, Albert Soete, le baron van der Linden dHoorgvorst, le baron del Marmol, tous membres de la confrérie de N-D. de Lorette. Un avion pend au plafond entre deux lampadaires, sous une voûte céleste étoilée. Des morceaux de peintures murales ont été appliqués sur les murailles aux imitations de jointures de briques. La statuette de la madone se trouve sur lautel, derrière un crucifix, tandis que, devant lautel, un médaillon sculpté retrace un épisode du voyage aérien de la maison de Nazareth. La Vierge et lEnfant ont le visage noir, comme à Hal et à Montserrat. Un voile de dentelle pend de la couronne de la Vierge, mais sur sa poitrine, ne brille plus son collier précieux avec sa croix. Il fut dérobé le 31 décembre 1935, par des malandrins qui sétaient introduits dans léglise. » (Bruxelles, notre capitale, p.58-59).

     

    La légende de Notre-Dame de Lorette nous dit quen 1291, alors que les musulmans menaçaient de semparer de la terre revendiquée comme « sainte » par les chrétiens, et que Nazareth était sur le point de tomber dans leurs mains, Dieu ordonna à ses anges de transporter, par la voie des airs, la maison familiale de la Vierge Marie et de son divin enfant, en Dalmatie (région de lactuelle République de Croatie). Après trois ans et demi passés en pays dalmate, la « sainte maison » fut transportée, sur ordre divin, en Italie, et ce, en trois étapes aériennes… Elle atterrit finalement à Lorette (Ancône, Italie) où son culte débuta dès 1295. On comprendra aisément que ces quatre voyages par les airs justifièrent amplement ladoubement de la Dame de Lorette en tant que patronne des aviateurs, dès que lhomme, sans assistance divine cette fois, se mit à emprunter les mêmes voies aériennes… !

     

    En 1624, larchiduchesse Isabelle ordonna que la Maison de Lorette soit reproduite et érigée près de léglise des Pères minimes. Au début du 19ème siècle, cette maison fut reconstruite à lintérieur de léglise des Minimes et, pendant de longues années, le culte de Notre-Dame de Lorette fut particulièrement vivace à Bruxelles. Cest le 24 mars 1920 que Notre-Dame de Lorette fut officiellement établie patronne des aviateurs et des aéronautes par un décret de la Congrégation des Rites. Il est dit notamment que lorsque Lindbergh traversa lAtlantique, il avait, clouée dans son avion, une médaille de ladite madone qui lui avait été donnée par un pasteur de la Louisiane.

     

    L’ombre de l’abbé Sieyès, à la rue des Minimes…

     

    Pour rappel, l’abbé Sieyès (1748-1836), fut un homme d’église qui, dépourvu de vocation religieuse, fut surtout connu pour ses écrits et son action durant la Révolution française. Vicaire général de Chartres en 1787, il se rendra célèbre, en 1788, pas son Essai sur les privilèges, et sa notoriété augmentera encore lorsque sera publié son Qu’est-ce que le tiers état ?, texte fondateur de la Révolution. Il votera la mort du roi Louis XVI et prendra part aux événements révolutionnaires, jusqu’au coup d’Etat du 18 brumaire An VIII (9 novembre 1799) qui porte Napoléon Bonaparte au pouvoir (Consulat). L’abbé Sieyès, désormais favorable à un rétablissement de l’ordre par les militaires, prend une part active à cet événement. En 1808, il est nommé Comte d’Empire. Mais après la défaite de l’Empereur à Waterloo, en 1815, Sieyès, en tant que régicide, est condamné à l’exil.

     

    Comme bien d’autres, il part pour Bruxelles où il arrive le 19 janvier 1816 (cour des messageries, rue de la Madeleine). Il logera d’abord à l’hôtel Bellevue (sis rue Royale, 9). L’ex-abbé habitera également à deux adresses, rue de l’Orangerie (rue disparue dont le tracé correspondait à celui de l’actuelle rue Beyaert). Enfin, on note sa présence, une année durant, au 756 (ancienne numérotation), rue des Minimes, une maison qui était située au coin de l’actuelle rue Hanssens et qui fut rasée (1894) lors des travaux de restructuration du quartier. Sieyès, craignant d’être reconnu, vit en reclus à la rue des Minimes. Ultérieurement, il déménagera rue de l’Orangerie, où il fera l’acquisition d’un immeuble (n°129), le 22 juillet 1817. Sieyès rentrera en France, en 1830. Il décèdera en 1836, à l’âge de 88 ans, et sera inhumé au Père-Lachaise. Qu’a-t-il laissé de son passage à Bruxelles ? Rien, vraisemblablement, si ce n’est, peut-être, un témoignage dans les registres de la population qui annonce la naissance d’un dénommé Léonce-Théodore Sieyès, qui serait mort, onze mois plus tard, rue de l’Orangerie. Selon la tradition, qui, faute de références historiques suffisantes, ne peut être prise pour argent comptant, un enfant serait né des amours de Sieyès et d’une jeune bruxelloise (Les mystères de Bruxelles, D.-Ch. Luytens, p.108-114)… Qui peut savoir ?

     

    Eric TIMMERMANS.

     

    Sources : Bruxelles, notre capitale, Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951, p. 57 / Dictionnaire historique des rues, placesde Bruxelles (1857), Eug. Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981 / Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d’Osta, Le Livre, 1995 / Les mystères de Bruxelles, Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2005, p. 108-114 / Ils ont choisi Bruxelles, Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2004, p. 270-271 / Promenades dans les Couvents et Abbayes de Bruxelles, Jacques van Wijnendaele, Editions Racine, 2007, p. 50-52.

  • Rue du Poinçon

     

    Un Petit Coin Perdu

     

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    Photo n° 1

     

    Cette photo est prise après la deuxième guerre mondiale, c'est dire que beaucoup d'entre nous ont connu ce lieu.
    Mais comme d'habitude, on passait pas "là" sans faire attention au lieu qui nous entoure. Et puis un jour étonné on s'exclamme ; tiens ça a changé ici... mais quoi ?  Le café "Chez Alfonse" se situe sur le coin de la rue des Alexiens et de la rue du Poinçon. La rue des Alexiens, monte en direction de l'église de la chapelle.

     

     

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    Photo n° 2

    Nous sommes toujours rue du Poinçon, à l'ancle de la rue Accolay (photo de 1944). Encore, un coin que j'ai bien connu, le magasin était situé près de la maison des jeunes "Chez le père Caille"

     

     

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    Photo n° 3

     

    Encore la rue du Poinçon, mais la Brasserie de la Violette fait le coin avec la rue des Bogards.

    Jacques DUBREUCQ, nous apprend  dans le volume II de BRUXELLES 1000 – UNE HISTOIRE CAPITALE, que …  « le coin de la rue des Bogards,  qui était la demeure après 1860 du déménageur Pierseaux. Il ne  s’agissait de rien moins qu’un  petit hospice remontant au 17ème siècle, vivant ainsi dans l’ombre des Bogards, et qu’on  appelait l’Hospice de la Miséricorde de Dieu et de la Sainte Vierge.  En 1899, l’ancien petit hospice  était devenu un gros et bruyant cabaret. Ce cabaret la Violette fut même  le siège du cercle philanthropique «  La Violette ». Un  jour de juillet 1898, le cercle put distribuer aux pauvres 200 kilos de viande. Ce qui valut dans la presse « le spectacle était curieux de voir ces 200 malheureux défilant devant l’étal  où on leur remettait à chacun 1 kg de viande. C’était une grosse joie bruyante des pauvres gens, qui allaient fêter le dimanche  en mangeant à leur faim ».

     

     

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    Photo n° 4

    Ci-dessus l'entrée de l"Hospice de la Miséricorde, subdivisée à droite par la Brasserie et à gauche le marchand de meuble "Sauvage".  Au dessus de la porte deux amphores et tout en haut le millésime Anno 1712.

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    A remarquer dans le texte, de Jean D'Osta, l'ortographe correcte
    de Menneke-Pis

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    Photo n° 5

     

    La Maison des Tramwaymen, c'était une des plus grande salle de la ville, un théâtre de 1000 places,une salle de billard, des salles de réunions à tous les étages. Plus loin la Brasserie de l'Evêque.Tout cela existait encore après la deuxième guerre.

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    Photo n° 6

     

    Ci-dessous une photo en direction de la rue Philippe de Champagne et les deux belles façades, dont celle du coin, fut sous l'occupation Française "La Poste aux Lettres" (J. DEBRUCQ). Pour être remplacée vers 1831 par la pharmacie militaire. Je pense me souvenir que le bâtiment était occupé encore dans les 1950, par les Soeurs de Marie.

     

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    Photo n° 7

     

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    Photo 8

     

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    Photo n° 9

     Un jeune laveur de vitres à l'ouvrage aux fenêtres de la Maison de Jeune "Au Caves", le responsable était le "Père Caille".

     

    http://www.sonuma.be/archive/le-p%C3%A8re-caille-et-la-cave-de-la-rue-du-poin%C3%A7on

     

  • Rue de L'Homme Chrétien

    La rue de l'Homme chrétien.

     

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    Photo n° 1 -Pierrot Heymbeeck -(2016)

    De nos jours (2016), c'est une rue assez banale qui monte de la rue des Epéronniers en direction de la rue Duquesnoy.

    Comme souvent à Bruxelles, la rue a été amputée de la partie qui permettait d'arriver à la rue de la Madeleine, on verra comment plus bas.

     

    On peu lire dans le tome 3, page 89, de l'histoire de la ville de Bruxelles, par Alexandre Henne et Alphonse Wouters, la description suivante de la rue : Le passage dit de l'Homme-chrétien, Kerstenmanneken, était appelé anciennement la ruelle du Flacon, Flessen-Straetje; on prétend qu'il doit son nouveau nom à un jeune tisserand fort pieux à qui le Seigneur, dit une tradition mystique, manifesta, en 1435, le désir de voir reprendre les processions du sacrément de miracle interrompues depuis longtemps.

    Anciennement cette ruelle était plus étroite encore qu'aujourd'hui. Le 17 février 1561, des commissaires, parmi lesquels se trouvaient des membres du magistrat et le pensionnaire de la ville, furent chargés de s'y rendre pour voir s'il y avait moyen de l'élargir, comme le demandaient les habitants de la chaussée (rue de la Madeleine), et, quelques années après, une autre commission fut nommée pour   s'entendre avec Gilles Van Wolffswinckel qui réclamait 300 florins du Rhin dépensé en "frais d'ouvrier et abattis de maisons", pour le passage par la ruelle du Flacon, entre la chaussée, en face de Sainte-Marie-Madeleine, et le Pongelmerct.

     

    En 1857, Eugène Bochart, nous apprend, à la page 239, du Dictionnaire Historique des rues et places de Bruxelles que la rue de l'Homme Chrétien débute rue de l'Eperonniers : finit rue Duquesnoy. 

    Cette rue formait un coude il y a peu d'années; elle commençait rue de la Madeleine et finissait en face du Marché-aux-Fromages.
    Le percement de la rue Duquesnoy a aggloméré  dans cette rue la partie qui se trouvait entre la rue de la Madeleine et le coude. Un escalier de 20 marches a été établi pour permettre la communication directe du quartier de la rue du Marché-aux-Fromage avec le marché couvert de la Madeleine.

     

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     Dictionnaire Historique et Anecdotique des rues de Bruxelles, page 149. Jean d'Osta.

  • Hallebardiers de Bruxelles

    Première parution le 10 mais 2012.

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    Photo 1

    Jean-Claude Meunier

     

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    Photo 2

    les 4 hallebardiers
    VANDER MEULEN Jean-Pierre, HOUBEN Henri, MEUNIER Jean-Claude et
    VAN HUFFEL Jean-Paul. 

     

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    Photo 3

     

    VANDER MEULEN  Jean-Pierre LEEMANS Pierre MEUNIER Jean-Claude

     L
    es mariés 
    "L'Echevin de la Culture et de l'Etat Civil : Monsieur Hamza FASSI-FIHRI et Madame Mina BISTROUI"

    Monsieur HOUBEN Henri - PASTEELS Marie-Josée - VAN MALDEREN Rose (derrière) - BORIAU Bob et VAN HUFFEL Jean-Paul.

     

    hallebardiers

    Madame MILQUET, s'est jointe aux mariés 

     

    Article extrait de la DH du 29 juin 2002.

    Arme à la main, les gardes d'honneur de la Ville de Bruxelles officient pendant les mariages.

    Les anciens: Pieter, Marcel et Joseph. Les nouveaux: Roger, Octaff et Marie-Josée. Ce vendredi matin, tous les hallebardiers de la Ville de Bruxelles ont été réunis en la salle des mariages de l'hôtel de ville, à l'appel de leur maître de cérémonie Georges Van Obbergh et de l'échevin de l'Etat civil, Jean-Baptiste De Crée.

    Dans quelques minutes, ces gardes d'honneur, qui n'ont rien de belliqueux, vont perpétuer une tradition qui semble remonter à 1911. Celle-ci consiste à accompagner les futurs mariés depuis la salle gothique jusqu'à la somptueuse salle des mariages. Un rituel quasi inédit en Belgique que pratiquent soigneusement les hallebardiers bruxellois, vêtus d'un chapeau claque, d'un habit vert orné de boutons de métal frappés du Saint-Michel, d'un gilet rouge, d'un pantalon noir, ainsi que de gants et d'un foulard blancs.

    Ce vendredi, trois nouveaux hallebardiers faisaient leur apparition dans l'équipe. Leurs vêtements d'apparat, identiques aux précédents, ont été dessinés, cette fois-ci, par Jeanny Graff, la célèbre styliste à qui l'on doit les anciens uniformes de la Sabena, de la CGER, de la poste

    `Je suis pensionné et je voulais m'occuper utilement, explique l'un des nouveaux, Octaff Rasschert, 64 ans, ex-sociétaire de l'orchestre symphonique de la Communauté française. Il y avait une annonce dans un journal et j'ai répondu. Avec les autres hallebardiers, nous serons présents lors des mariages civils et lors des noces d'or, de diamant´

    Cela fait 14 ans que Marcel Verschuren (60 ans) présente son arme d'hast aux couples bruxellois. Il est le plus ancien du régiment. La marche à suivre, il la connaît sur le bout de sa pique: `Lorsque les mariés entrent, on fait jouer un air de musique classique, paisible. Par contre, lorsque les mariés quittent la pièce, on passe la traditionnelle Marche Nuptiale.´ Et d'ajouter: `Si j'ai choisi d'être hallebardier lors des mariages, c'est parce que j'aime voir les gens heureux.´

    Précisons que plus de 700 mariages sont célébrés chaque année à l'hôtel de ville.

     

     

    hallebardiers

     Photo 5
    novembre 2012


    Photos qui a été prise  à la Ville de Bruxelles avec Bob BORIAU, Jean-Claude MEUNIER, Monsieur JM AMAND, Jean-Pierre VAN DER MEULEN, Jean-Paul VAN HUFFEL, Marie, Marie Josée PASTEELS, Jean-Jacques PRINCE.

     

    hallebardiers

     Photo 6 


    Derrière de gauche à droite :
    Jean Jacques Prince - Fernandez A Costa - Jean Paul Van Huffel - Alain Courtois (Echevin) - Robert Boriau
     
    Devant de gauche à droite :
    Nathalie Ndiniligimama - Marie Deknipper - Marie Josée Pasteel - Jean Claude Meunier.


    hallebardiers

    Renouvellement vœux de mariage (40 ans) à la Ville de Bruxelles, avec l’échevin Alain Courtois.
    (septembre 2016)



     

     

     

     

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    Souvenir

    hallebardiers

     

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  • La Maison Bleu


    La "petite maison bleue" du quartier Nord ne peut être démolie

    Le gouvernement bruxellois a décidé jeudi de sauver la "petite maison bleue", une maison de garde-barrière sise chaussée d'Anvers, dans le quartier nord de la capitale, largement dominé par les immeubles de bureaux.

    Cette maison, témoin unique de l'histoire européenne du chemin de fer, a été récemment vendue à une société privée. Un comité de quartier et L’ASBL "Pétitions patrimoine" avaient aussitôt mobilisé la population et le monde politique pour la sauver de la démolition.

    Leur appel a été entendu par le secrétaire d'Etat bruxellois en charge des Monuments et des Sites, Emir Kir. Celui-ci a obtenu jeudi le feu vert de ses collègues du gouvernement Charles Picqué pour ouvrir une procédure de classement pour la totalité de la maison, ainsi que pour le passage latéral et le jardin qui longeait autrefois les voies du chemin de fer, y compris la clôture.

    Pour Emir Kir, si cette petite maison bleue constitue un témoin essentiel et unique de l'histoire européenne du chemin de fer, elle atteste également de l'importance du transport ferroviaire pour la vocation industrielle de son quartier, en tant que berceau de l'industrialisation de la Région bruxelloise et du pays.

    Selon lui, sa valeur architecturale réside dans le fait qu'elle constitue le dernier exemple, en bon état de conservation, de la typologie des maisons de chemin de fer, construites, à Bruxelles, par les Chemins de fer belge à partir de la seconde moitié du XIXème siècle.

    Construite au croisement de la chaussée d'Anvers et de l'ancienne ligne de chemin de fer de l'Allée Verte dont l'actuelle avenue de l'Héliport épouse le tracé, l'ancienne maison de garde-barrière rappelle la présence du passage à niveau de la chaussée d'Anvers sur l'ancienne ligne de Malines-Bruxelles, la première ligne du continent européen, ouverte le 5 mai 1835.

    Source du texte : internet.
    Photo Pierrot Heymbeeck (2016)

     

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  • Rue du chevreuil

    Rue du chevreuil
    Bruxelles le 11 juin 2009

     

    Rue du Chevreuil - aaaah ce berg op !


    La rue du Chevreuil fait partie intégrante de mon enfance, c’est là que j’ai vu ériger les BAINS DE BRUXELLES qui avait un sas d’entrée -- dans ce sas il y avait au sol un grand tapis en coco sur lequel je me battais très très souvent avec mon…ami Pierreke PLASSCHAERT. Années 1953/54 C’était notre ring !

    Bien sûr les 2 marchands de volailles – le plus ancien et le plus important des deux avait des murs en carrelages magnifiques représentant des scènes de basse-cour. Combien de fois ma sœur et moi-même allions REVER devant la vitrine le dimanche matin. « Regarde, le gros à 32 frs, et là et là encore plus gros à 41 frs ooooh, et ça qu’est-ce que c’est ? (un faisan, un chapon, etc ?) ». On regardait, on rêvait MAIS on entrait JAMAIS, hei ma vast ?

    L’autre volailler ne marchait pas très fort et ce n’est qu’après bien des années que « JEANNEKE » s’est fait une clientèle surtout à cause de son kip-kap et sa charcuterie « tête pressée ».

    Cette rue était pavée…et ces pavés ont recueillis bien des gouttes de sueur car le point culminant à l’entrée de la place était en dos d’âne et donc particulièrement pénible à gravir pour les marchand(e)s qui tiraient ou poussaient une lourde charrette en bois avec toute la marchandise. Ma mère m’a souvent parlé de ce dernier tronçon « menneke da was ait zaile ».

    Peu de gens savent que le pavement des rues en PENTE du quartier étaient pavées d’une certaine façon. En effet les paveurs posaient leur pavé non pas à plat mais légèrement en oblique dans le sens de la montée ainsi les charrettes avaient plus difficiles à…reculer. Et on glissait moins en …descendant.

    Je m’ souviens naturellement des autres commerçants : le magasin d’articles sportifs, SERGE et ses télévisions – la maroquinerie – la petite bonneterie – l’épicerie dans le noukin. Le magasin de p’tits meuble de « JEF FRITES ». Le café du coin « MARIA-la-GUEULE », hein TITI. Etc.

    Enfin pour terminer examinez bien la photo du BAS de la rue du Chevreuil – on aperçoit la vitrine d’une charcuterie …espagnole « Casa de Carne --- « MINEIRHINO ». Bon eh bien à l’époque vers 1956 c’était déjà une charcuterie mais belge… Mes CHAUKESS j’ai vécu là un de mes stuuts les plus hilarants avec quelques uns de ma rotte bende (nous étions 4). Je vous conterai cela lorsque je serai un peu moins doufe que maintenant.
    Hei ma vast ?
    Gilbert Delepeleere


     

    rue du chevreuil  le 11 juin 2009

     Photo 1
    Photo de Pierrot Heymbeeck.

    Je devais avoir 4 où 5 ans ma maman ma acheté une petite sacoche dans la maroquinerie qui était dans une des petites maisons que l’on voit à droite de la 1er photos, j’ai toujours en mémoire le modèle et la couleur de ce petit sac que j’ai gardé pendant de longues années .

    Fin des Années 40 début des années 50 , ma maman et ma grand-mère aimaient retourné dans leur ancien quartier pour y faire des achats , notamment pour le poulet du dimanche , rue du Chevreuil ou la viande au coin de la rue des Renards et rue Haute…etc.
    Après, elles ont privilégier les commerces de leur quartier d’adoption !
    Andrée Bolsius

     

    rue du chevreuil  le 11 juin 2009 - 2

      Photo 2
    Photo de Pierrot Heymbeeck

     

    rue du chevreuil  le 11 juin 2009  - 0

      Photo 3
    Photo de Pierrot Heymbeeck

     

    9 rue du Chevreuil
    Merci Guillaume

     Photo 4

     

     

    rue du chevreuil  le 11 juin 2009 - 3

      Photo 5

     

    bains de bruxelles 1953

     

    Bain de Bruxelles - 1953
     Photo 6

    nat10

     Photo 7 

     

    Photo Andrée Bolsius - 2 Bain de Bruxelles

     Photo 8
    Photo Andrée BOLSIUS - juin 2009

     

     

    Photo andrée Bolsius - bain de Bruxelles 1

     Photo 9
    Photo Andrée BOLSIUS - juin 2009

     

    C'est avec beaucoup de tristesse ,que je découvre ces photos d'une rue du Chevreuil déserte, flanquée des 2 côtés de maisons et de commerces laissés à l'abandon.

    Cette rue est la continuation de la rue des Renards,où j'ai habité pendant + de 27 ans.

    Le dimanche,pour nous c'était"de kékendag"et ma mère m'envoyait souvent chercher un poulet chez le 1er kékepouleneer(marchand de volaille)dans cette rue
    Je me souviens qu'un dimanche,(période de Pâques)dans ce magasin,il y avait des petits poussins vivants qu'on pouvait acheter au prix de 5,-frs pièce.
    Ce jour là,je suis revenu à la maison avec un poulet et.....un petit poussin tout jaune!
    Ma mère a placé de l'ouate et le volatile dans une boîte à chaussures.
    Cette bestiole est restée pendant 2 semaines à la maison mais un jour,en revenant de l'école,la fameuse boîte était vide.Plus de poussin!
    Ma maman m'a expliquée qu'il grandissait à vue d'oeil et que,bientôt sa boîte deviendrait trop petite,qu'il avait besoin d'espace,qu'il serait mieux à la campagne,etc,etc....Coup de bol,dans la matinée,elle avait eu une cliente qui habitait près d'une ferme et qui a bien voulu emporter"kiekske"(c'est comme cela que je l'appelais).
    Pendant un certain temps,j'ai été triste et inconsolable.

    Contrairement a ce qu'on voit sur les photos,il y avait un va-et-vient incessant dans cette rue.

    Le week-end c'était l'éffervescence liée au Nâmet et la semaine en plus des badauds,il y avait tou(te)s les(kadeikes en maskes)élèves des écoles environnantes qui se rendaient au Bain de Bruxelles.

    A propos,c'est l'architecte Maurice Van Nieuwenhuyze qui en a dessiné les plans et cet établissement public est ouvert depuis 1954.
    Il est composé de 8 étages dont 3 en sous-sol.La petite(piscine)profondeur se trouve au 1er étage et la grande(piscine)profondeur se situe au 3ème étage.
    En plus des piscines,le bâtiment possède un espace de locaux administratifs,des vestiaires,1 salle de gym et une cafétariat.
    Des douches et des baignoires sont aussi à la disposition des gens qui n'ont pas ces équipements sanitaires chez eux.

    A ce jour,d'aucuns trouvent cela peut-être un peu dérisoire,mais dans les années 50,rares,même très rares étaient les gens qui possèdaient une salle de bain équipée.
    Chez nous c'était le cas et,nous avions pris l'habitude, mes parents,  ma sœur et moi, d'aller une fois par semaine (chaque vendredi) prendre un bain dans cet établissement.
    Je ne peux pas terminer ce commentaire sans avoir une pensée émue pour notre copain et ami Félicien Coucke (un echte Brusseleir et Marollien)qui a travaillé au Bain de Bruxelles pendant de nombreuses années et qui nous a quitté bien trop prématurément.


    De Jef vandevossestrout

     

     

    Photo andrée Bolsius

    Photo Andrée BOLSIUS - juin 2009
     Photo 10

     

     

    andree bolsius,gilbert delepeleere,jef slagmulder

     

    Merci à Guy Marc, pour la photo de sa maman commerçante de la rue
     Photo 11

    andree bolsius,gilbert delepeleere,jef slagmulder
     Photo 12

    René Ville Dans cette rue, il avait un magasin de sport qui s' appelait "Jenny Sport",
    j'allais acheter mes kimonos et mes maillots pour aller au bain de Bruxelles dont l'entrée était située en face.C'était une rue agréable à cette époque.


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    Photo 13

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