Bruxelles vu par les bruxellois.

  • Fontaine Rouppe. (9)

     

    La fontaine Rouppe.

     

    Situation actuelle : La fontaine dédiée au bourgmestre Nicolas Rouppe se situe, assez logiquement cette fois, place Rouppe.
     
     
     
    Cette place est peu prisée par les Bruxellois, et pour cause : les voitures y règnent en maître ! Elles tourbillonnent autour de la fontaine Rouppe, réduite à l'état de rond-point et, d'autre part, elles occupent les ailes gauche et droite de la place, au point de les transformer en simples parkings.
     
     
    Reste à savoir ce qui peut bien expliquer cette configuration particulière. Il se trouve que c'est à cet endroit que se situait, et ce dès 1839-1840, la gare ferroviaire dite "des Bogards", ancêtre géographiquement décalé de l'actuelle gare du Midi, construite hors Pentagone en 1869.
     

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    La présence de cette gare explique notamment la largeur inhabituelle de l'avenue de Stalingrad, qui va de la place à la petite ceinture, débarrassée de ses voies ferrées. Le nom de "Bogards" fait référence à un ancien couvent du même nom, jadis situé au même endroit et dont seule une rue conserve aujourd'hui le souvenir, nous y reviendrons.
     
    Description : La fontaine Rouppe est l'oeuvre de C.A. Fraikin et J. Poelaert. Cette fontaine à double vasque est implantée dans un parterre de verdure au centre, comme nous l'avons dit, d'un carrefour à grande circulation. "La figure est une statue de marbre blanc, une femme au visage serein qui personnifie la ville de Bruxelles comme l'indique son diadème formé des tours de la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule.

    Son bras étendu décerne une couronne de laurier. Elle domine une vasque de bronze posée comme une coupe peu profonde en un socle élégant et circulaire qui lui sert de pied. L'eau de la vasque supérieure qui arrive par quatre gueules de lions ailés retombe dans la vasque intérieure par douze têtes de lion sculptées dans la bordure de la vasque supérieure." ( www.lemuseedeleauetdelafontaine.be ).

    Historique : A l'origine, la place Rouppe n'était rien de plus qu'un grand pré destiné au séchage du linge appartenant à la Blanchisserie de la Pierre Bleue. La place proprement dite, baptisée du nom du bourgmestre de Bruxelles Nicolas Rouppe, fut inaugurée le 26 septembre 1841. "Sa moitié sud englobait les baraquements de la première Gare du Midi (dite aussi Gare des Bogards).

    Celle-ci avait été ouverte au public le 17 mai 1840 pour l'inauguration de la voie ferrée de Bruxelles à Tubize." (Jean d'Osta). De fait, c'est aussi en 1841 que les vieux bâtiments de l'ancien couvent des Bogards, furent rasés, "notamment pour le percement de la rue du Chemin de fer qui prolongea la rue du Midi jusqu'au "terminus ferroviaire des Bogards" (Gare du Midi primitive, aujourd'hui place Rouppe). Mais la grande chapelle, qui datait de 1718, subsista. Elle existe encore, mais peu visible de la rue, étant englobée dans les bâtiments modernes de l'Académie royale des Beaux-Arts, qui forment le coin des rue du Midi et des Bogards." (Jean d'Osta).

    La fontaine Rouppe fut, quant à elle, sculptée en 1848 et voisina un certain temps avec les pavillons en bois de la première Gare du Midi, dont les voies occupaient l'emplacement de l'actuelle avenue de Stalingrad.

    A noter qu'il existe aussi une petite rue Rouppe (55 m), qui relie l'angle nord-est de la place Rouppe à la rue Philippe de Champagne; elle était, jadis (1885), un coude de cette dernière.
     

    Le bourgmestre Nicolas Rouppe :

     

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    Nicolas Rouppe est né à Rotterdam, le 17 avril 1769. Nicolas Rouppe entrera dans les ordres. Sous-diacre de l'ordre des Carmes, il abandonne toutefois la religion au lendemain de la victoire décisive à la bataille de Jemappes (1794) et devient un farouche républicain ! Il brise le crucifix multiséculaire qui se trouvait devant l'Hôtel de Ville de Louvain et, en 1796, devient membre de la loge maçonnique des Vrais Amis de l'Union.

    Le 21 janvier 1797, devenu commissaire du département de la Dyle, il célèbre l'anniversaire de l'exécution de Louis XVI et en 1798, il se joint à onze officiers ou fonctionnaires français attachés à des établissements militaires, de même qu'à quatre bourgeois de la ville afin d'installer la "loge militaire des amis philanthropes permanente à l'Orient de Bruxelles".

    Le 21 juillet 1803, il accueille Napoléon Bonaparte au château de Laeken, en tant que maire de Bruxelles (depuis 1800).

    Enfin, en 1830, il devient le premier bourgmestre bruxellois du nouveau royaume de Belgique (et le restera jusqu'à sa mort, en 1838), ce qui lui vaut le surnom de "bourgmestre de l'indépendance". Il est également élu au Congrès national, puis député. de son action politique on retiendra :
    - L'accueil, le 21 juillet 1831, en tant que bourgmestre de Bruxelles, du roi Léopold Ier, dans ce même château de Laeken où il avait accueilli le Consul Napoléon Bonarte, dix-huit ans plus tôt, jour pour jour.
    - Des émeutes éclatent à Bruxelles, en 1834, à la suite de la publication de la liste des donateurs pour le rachat des biens belges de Guillaume Ier des Pays-Bas; incapable de faire face à ces événements, Nicolas Rouppe doit faire appel au gouvernement.
    - A la même époque, il participe à la création de l'Université Libre de Bruxelles (ULB). Nicolas Rouppe fut également membre du Conseil supérieur de l'Ecole centrale du commerce et de l'industrie.

    Nicolas Rouppe décède à Bruxelles, le 3 août 1838.

    Un mot sur la rue des Bogards : Cette rue est établie sur l'ancien fossé extérieur de la première enceinte qui suivait le cours du "Rollebeek" (dans le prolongement de la rue des Alexiens). Comme nous l'avons dit, le nom de la rue fait référence à un couvent de Frères franciscains, dénommés Bogards, dont l'origine remonte au 13e siècle. Ce couvent "fut fermé en 1796 et transformé en "hospice des Enfants de la Patrie".

    Les Français donnèrent à la rue des Bogards la nouvelle appellation de rue Jean-Jacques Rousseau. En 1799, les grands jardins conventuels furent morcelés et vendu, mais les bâtiments (y compris la grande chapelle) devinrent la propriété de la Commission des Hospices Civils, qui y établit son siège et son conseil, conformément à la loi française.

    En 1805, les Soeurs visitandines s'y installèrent. Elles déménagèrent en 1815 (à la rue des Brigittines) et la grande chapelle des Bogards fut convertie en magasin des tabacs de la Régie -et plus tard en école." Ses vestiges, à l'exception de la chapelle, seront détruits en 1841, lors de la création de la place Rouppe et du percement de la rue du Chemin de fer.

    Eric TIMMERMANS.
    Sources : Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles, Jean d'Osta, Le Livre, 1995 / www.lemuseedeleauetdelafontaine.be

     

  • Molenbeek Saint Jean

    Molenbeek Saint Jean.

    Fais Divers de 1960.

    Merci à Yves Keymolen.

     

     

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    Merci à Yves.

     

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    Le point vert situe  sur la carte --- Le Triangle.

     

     


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    Merci à Roger Côme pour la photo

     

     

    Les Hélicoptère de la poste déposent le courrier, sur le terrain "LE TRIANGLE".

     

     

  • rue de l'escalier.

    RUE DE L'ESCALIER, ON NOUS A CONSERVE LE NOM ET L'ASSIETTE, ABSOLUMENT RIEN D'AUTRE.
    Jacques DEBREUCQ - volume 9 - Bruxelles 1000 une histoire capitale.

    La rue doit son nom  du fait qu’il y avait autrefois  sur ses terrains un escalier donnant accès au castel d’un grand seigneur bizarre et brusque en ses manières, qui n’employait sa force herculéenne et sa puissance qu’à défendre  le faible contre le fort, et à faire une chasse continuelle aux voleurs et aux brigands dont les routes étaient infestées. Source Eug. BOCHART – dictionnaire historique des rues et places de Bruxelles (1857)

     

     

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    Photo 1

     

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    Photo 2

    La rue de l'escalier en direction de la rue d'Or.

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    Photo 3

    Les photos 3 et 4 sont prisent à la fin de la deuxième guerre, on aperçoit à droite l’entrée de l’impasse de la Maison Rouge. Laquelle était à côté  de cette longue entrée cochère, au 29 de la rue de l’escalier. Là même où fut fondée la librairie "PELE MELE", la dame au tablier fleurie était la fondatrice, son fils Henri est en culote courte. Tous les fouineurs savent que ce Pêle-Mêle émigra vers les années 1970 au boulevard Maurice Lemonnier, près de la place Anneessens.

     

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    Photo 4

    L’impasse de la Maison Rouge.

    C’est par cette petite porte qu’on accéda à l’impasse et ce jusqu’aux dernières heures de la rue de l’escalier. Le doute n’est pas permis, c’est bien une auberge qui donna le nom qui servit à désigner cette allée : Jacques DEBREUCQ  a trouvé trace  de sa mise en vente en 1781, étant occupée par Monsieur STEVENAERT. L’annonce  la qualifiait de « très renommée ».
    Après quelques mètres le mince goulet s’élargissait, ce qui donnait un peu plus de place aux huit maisons de l’impasse.

     Impasse ? Il faut savoir que les habitants de l’impasse de la Maison Rouge, avaient la possibilité de sortir par …..La Place de Dinant !

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    Eug. BOCHART (1857), situe l’impasse de la Maison Rouge, au n° 23 de la rue de l’escalier.

     

     

     

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    Photo 5

    Pub 1791 – A vendre beau cheval anglois, poil noir, taille de cinq pieds deux pouces, âgé de six ans & demi, la queue et les oreilles coupées. Portant beau & très vite au cabriolet, qui est son usage, au prix de 30 louis d’or. S’adresser chez le sieur MORIAN, tenant l’hôtel de la Maison Rouge, rue de l’escalier.

     

     

     

     

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    Photo 6 

    L’impasse des Trois Perdrix.

    L’impasse s’ouvrait au n° 35 de la rue de l’escalier, elle reçut le nom d’une enseigne d’un  cabaret. Le nom au 16ème siècle était ruelle de Stalle, car l’allée constituait une sortie de la Maison de Stalle, pied-à-terre bruxellois des seigneurs de ce hameau ucclois. C’était un couloir long de 40 mètres menant à trois courettes, garni de 4 maisons peuplées de 65 personnes, selon un rapport établi en 1904.

     

    Le 1er Germinal an 5 (21 mars 1797) fut instaurée une "chaise à quatre places" partant "jour à autre de Bruxelles pour Liège et vice versa". S’adresser chez le citoyen Guilbert, marché de Bavière (place de Dinant), n° 6, derrière la petite boucherie, ou par la porte de derrière, rue de l’escalier, au fond de l’allée des Trois Perdrix.  En 1812, pour louer une confortable voiture, il suffisait de  s’adresser au n° 655 de l’allée des  Trois Perdrix, vers la petite boucherie chez De bousschen.

    Quant au cabaret "Les Trois Perdrix"

    Il reçut en 1844, la visite du tribun populaire socialiste (on disait alors agitateur) et défenseur de la cause flamande, Jacques Kats organisa un meeting bien sentis.  Le cabaret avait la réputation pour débiter le meilleur et le plus vieux lambic de toute la ville.

     

    1863, Monsieur P. Ketelbant organise au cabaret Les Trois Perdrix un grand concours de vogelpik à tous les amateurs de la Flèche volante. De nos jours (2012) PLUS RIEN, pourquoi avoir détruit  ce coin du très vieux Bruxelles – Pourquoi ?

     

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    Photo 7
    Cinéma AVIA
    Dans les années 50 ce cinéma ne s’appelait PAS : "AVIA", mais bien le « RITZ » !!! que l’on voit sur la photo 7 (grille fermée).
    Ecrit par Gilbert Delepeleere. 

     

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    Photo 7 bis
    Couture MARIE LAURE + un commentaire de
    Cathy Gigi Vanachter Pany

    La rue de l' escalier,à gauche le magasin de philatélie de mes grands parents ,a côté le café "chez Marin" de mes arriérés grands parents, cela dois être dans les années 40

     

     

     

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    Photo 8

     

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    Photo 9

     

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    Photo 10

     

     

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    Le point rouge situe la rue de l'Escalier (ce qu'il en reste)

     

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    rue de l'Escalier n° 3

     

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    Photo 11 - Merci à Nelly Lallemand.

    Sur cette photo en avant plan Louisa qui a tenu le Franlou rue de l'Escalier et au fond je pense que c'est Mary sa fille.Sur cette photo il y a également ma maman et Mich son mari et Paulette et Achille qui tenait le Chaperon Rouge rue du Marché."

     

     

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    Photo 12

    PHOTOS CHARELS - rue de L'Escalier.
    Jeannine & Pierrot
    HEYMBEECK

     

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    Photo 14
    PHOTOS CHARELS - rue de L'Escalier.

    Gilbert DELEPELEERE à l'âge de 17 ans

     

     

     

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    Un clic sur la photo

     

     

     

  • VERLAINE ET RIMBAUD

                            VERLAINE ET RIMBAUD : LE DRAME DE BRUXELLES

     

     

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    I. Verlaine et Rimbaud à Bruxelles.

     

    I.1. Verlaine et Rimbaud : qui étaient-ils ?

     

    I.1.1. Paul Verlaine.

     

    Paul Verlaine (Metz, 1844 – Paris, 1896) est un poète français qui est à l’origine de la notion de « poètes maudits ». Il fréquente les cafés et les salons littéraires parisiens, puis, dès 1866, collabore au premier Parnasse contemporain. Publication des Poèmes saturniens. On sent l’influence de Baudelaire sur ses écrits. En 1867, Verlaine est l’invité d’Adèle Hugo, l’épouse de Victor, qui vit au numéro 4 de la place des Barricades, à Bruxelles.

     

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    Poursuivant sa carrière littéraire -Les Fêtes galantes (1869), La Bonne Chanson (1870)- et dédie cette dernière œuvre à Mathilde Mauté, qu’il épouse. En 1871, Verlaine s’engage aux côtés de la Commune de Paris. La victoire des Versaillais force le couple Verlaine à quitter momentanément Paris. A son retour, Paul Verlaine fait la rencontre d’Arthur Rimbaud. Verlaine quitte son épouse et part avec Rimbaud en Angleterre.

    Commencée à Paris, en 1871, leur idylle prendra fin tragiquement dans les rues de Bruxelles, en 1873 : Verlaine fait feu en direction de Rimbaud qui, blessé, va dénoncer son amant à la police bruxelloise. Paul Verlaine est condamné à deux ans de détention, moins pour le coup de feu que pour son homosexualité, alors illégale. Il purgera sa peine à Bruxelles et à Mons. Durant son incarcération, son épouse, Mathilde Mauté, obtient la séparation de corps. A sa sortie de prison, Verlaine repart pour l’Angleterre et reprend sa carrière littéraire. Dès 1887, sa notoriété s’accroît, mais c’est également à cette époque qu’il retombe et sombre définitivement dans la misère et l’alcoolisme le plus absolu. Verlaine partage son temps entre les cafés et les hôpitaux.  Usé prématurément par cette existence de bâton de chaise, il meurt à Paris, le 8 janvier 1896. Placée initialement dans la 20ème division du cimetière des Batignolles, à Paris, un terrain aujourd’hui situé sous le périphérique, la tombe du poète sera transférée, en 1989, dans la 11e division, en première ligne du rond-point central.     

     

    I.1.2. Arthur Rimbaud.

     

    Arthur Rimbaud (Charleville, 1854 – Marseille, 1891) est un poète qui, dans la littérature française, fit figure d’ « étoile filante ». De fait, s’il a écrit ses premiers poèmes à l’âge de quinze ans et demi, il a également écrit ses derniers à l’âge de vingt ans. En 1870, comme Verlaine, il s’oriente vers le Parnasse contemporain. Antimilitariste déclaré, Rimbaud sera pris d’élans patriotiques durant la guerre franco-prussienne. Toutefois, Arthur est trop jeune que pour participer à la guerre de 1870. Il tente, sans succès, de rallier la capitale assiégée. Le 6 octobre 1870, on le retrouve à Charleroi. En 1871, Rimbaud cherchera à entrer en contact avec des communards, de même qu’avec le milieu des poètes. Jusqu’à quel point il s’est engagé aux côtés de la Commune, on ne le sait pas avec précision, il conspuera toutefois la « lâcheté » des vainqueurs versaillais. Le début de sa relation épistolaire avec Verlaine est tout aussi difficile à déterminer. Sans doute était-ce dans le courant de l’année 1871. Comme nous l’avons dit, Verlaine et Rimbaud partiront ensuite en Angleterre, avant que leur idylle ne sombre dans la tragédie dans les rues de Bruxelles, en 1873 : Rimbaud veut quitter Verlaine qui le blesse d’un coup de pistolet. Le second est incarcéré à Mons, le premier rejoint la ferme familiale de Roche, où il écrit Une saison en enfer. En 1874, Rimbaud a vingt ans et sa carrière littéraire est terminée. Commence alors une vie d’aventure qui le conduira à Chypre, en Egypte, aux îles de la Sonde, au Yémen et, finalement, à Harrar, en Abyssinie, où il s’occupera d’un comptoir de commerce et se livrera au trafic d’armes et d’ivoire. En 1891, Rimbaud souffre de varices à une jambe. Il arrive à Marseille au mois de mai où on lui annonce qu’il doit se faire amputer. Mais rien n’y fera, le mal est trop avancé. Arthur Rimbaud meurt de la gangrène le 10 novembre 1891.

     

    I.2. Le Drame de Bruxelles.

     

    C’est donc vraisemblablement dans le courant de l’année 1871 que commence l’idylle, à l’époque jugée particulièrement scandaleuse, de Paul Verlaine et d’Arthur Rimbaud. Après une relation épistolaire d’une durée indéterminée, Verlaine aurait appelé Rimbaud à lui en ces termes : « Venez chère grande âme, on vous appelle, on vous attend » (A moins que ce ne soit Rimbaud qui ait rappelé Verlaine, le fait ne semble pas d’une grande clarté). Nous sommes au mois d’août 1871, à Paris, où Rimbaud arrive le 15 septembre. Le 7 juillet 1872, Verlaine et Rimbaud quittent Paris pour Londres. C’est là le véritable début d’une relation jugée aussi tumultueuse que « contre-nature », comme on le disait à cette époque.

     

    Le 3 juillet 1873, à la suite d’une violente dispute (qui ne constitue qu’un prétexte), Verlaine quitte brusquement Rimbaud et part pour Bruxelles. Il veut, dit-il, rejoindre sa femme, Mathilde, et prétend être décidé à se suicider si celle-ci (qu’il n’hésitait pourtant pas à battre dans ses nombreux moments d’ivresse) n’accepte pas de renouer avec lui. Mais Mathilde, qui a découvert des lettres compromettantes qui ne laissent aucun doute sur la nature homosexuelle des relations entre Verlaine et Rimbaud, ne viendra jamais à Bruxelles. Là commence ce que la chronique littéraire va retenir sous le nom de « drame de Bruxelles ».

     

    Le 4 juillet 1873, Paul Verlaine prend ses quartiers au Grand Hôtel Liégeois, situé sur le territoire de la commune de Saint-Josse-ten-Noode, au coin de la rue du Progrès (n°1) et de la rue des Croisades (Verlaine aurait déjà occupé une chambre de cet hôtel en 1868). De là, il appelle sa mère (Stéphanie) et son épouse (Mathilde). Une plaque commémorative, placée sur le bâtiment du n°1 de la rue du Progrès, où est aujourd’hui située une brasserie portant le nom de Faubourg Saint-Germain, fait référence au passage de Rimbaud et de Verlaine à Bruxelles.

     

    Le 5 juillet, la mère de Verlaine rejoint son fils à Bruxelles. Mais Verlaine regrette à présent d’avoir quitté son ami et lui demande, par télégramme, de le rejoindre à Bruxelles. Soudainement pris de panique, craint-il que son épouse n’arrive à l’improviste et le découvre avec Rimbaud qui semble également vouloir retrouver son amant et qui doit arriver à Bruxelles d’ici peu ? Peut-être. Quoiqu’il en soit, sa mère et lui déménagent.

     

    Le 6 juillet, Verlaine et sa mère s’installent dans la chambre mansardée de l’hôtel « A la Ville de Courtrai », situé au n°1 de la rue des Brasseurs, non loin de la Grand Place. Le 10 novembre 1991, à l’occasion du centenaire de la mort d’Arthur Rimbaud, la Communauté française de Belgique (qui regroupe non pas les Français de Belgique mais les francophones des régions bruxelloise et wallonne, et qui pour plus de clarté a depuis été rebaptisée « Fédération Wallonie-Bruxelles ») a décidé d’apposer une plaque commémorative rappelant le coup de revolver tiré par Verlaine contre son ami Rimbaud, au n°1 de la rue des Brasseurs (au coin de la rue de l’Etuve), le 10 juillet 1873.

     

    Le 7 juillet, Verlaine rencontre par hasard un parent auquel il fait part de ses intentions suicidaires, mais ledit parent l’encourage plutôt à s’engager dans l’armée espagnole. Confronté au refus de l’ambassade d’Espagne, Verlaine retombe dans ses envies de suicide.

     

    Le 8 juillet, appelé par télégramme par Verlaine, Rimbaud qui, pourtant, ne croit guère aux élans suicidaires de son ami, part à son tour pour Bruxelles.

     

    Le 9 juillet, Rimbaud s’installe au n°1 de la rue des Brasseurs, avec Verlaine et sa mère. Selon d’autres commentateurs, Rimbaud aurait rejoint Verlaine et sa mère au Grand Hôtel Liégeois et, de là, le trio serait parti pour la rue des Brasseurs. Mais cela ne semble pas correspondre aux dates données par le procès-verbal établi par la police de Bruxelles, le 10 juillet 1873 et qui affirme que Paul Verlaine était établi rue des Brasseurs depuis quatre jours, venant de Londres, alors qu’Arthur Rimbaud, venant également de Londres, y était établi depuis deux jours (Ils ont choisi Bruxelles, p. 300-301).

     

    Le 10 juillet, vers 9h, Paul Verlaine se rend au numéro 11 de la galerie dite « de la Reine », dans les Galeries Saint-Hubert, là où était établi l’armurier Montigny, et achète un revolver, de même qu’une cinquantaine de cartouches. Ensuite, il se rend à la Taverne anglaise, située au numéro 7 de la rue des Chartreux, vide consciencieusement un certain nombre de verres d’absinthe, charge son arme et regagne l’hôtel de la rue des Brasseurs où Rimbaud l’attend. Il exhibe son revolver devant ce dernier, puis, vers midi, tous deux vont se saouler à la Maison des Brasseurs, sise Grand Place n°10. Le jeune Rimbaud se montrait toutefois bien décidé à quitter son ami et à rejoindre Paris. A cette volonté clairement affichée, Verlaine ne cessait d’opposer cette menace : « Oui, pars, et tu verras ! ». Vers 14h, les deux amants regagnèrent leur logis. Soudain, Verlaine ferma la porte à clé, s’assit devant ladite porte, arma son revolver et tira par deux fois sur Rimbaud en clamant : « Tiens ! Je t’apprendrai à vouloir partir ! » Tirées à trois mètres de distance, une balle rata Rimbaud, alors que l’autre le blessa au poignet gauche. Rimbaud, accompagné de Verlaine et de sa mère, alla se faire soigner à l’Hôpital Saint-Jean (où Baudelaire avait lui-même été soigné quelques années plus tôt), puis tous trois revinrent rue des Brasseurs, Rimbaud n’ayant pas déposé plainte contre son ami. L’affaire n’était toutefois pas terminée : Rimbaud, bien décidé à regagner Paris, quitta la rue de la Brasserie vers 19h, toujours accompagné de Verlaine et de sa mère. Lorsqu’ils arrivèrent à la place Rouppe, Verlaine devança son ami de plusieurs pas, revint vers lui et porta la main à sa poche qui contenait le revolver. Voyant la manœuvre (Verlaine devait toutefois prétendre ultérieurement, qu’il comptait seulement menacer de se suicider et qu’il ne voulait guère attenter à la vie de son ami), Rimbaud alla trouver refuge auprès d’un agent de police qui invita Verlaine à le suivre au commissariat de police de la rue du Poinçon. Cet ultime incident décida Rimbaud à porter plainte contre son ami (il la retirera toutefois le 19 juillet). Verlaine est alors incarcéré à la prison de l’Amigo.

     

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    Le 11 juillet (ou le 15), Paul Verlaine est transféré à la prison des Petits Carmes (aujourd’hui disparue et remplacée par la caserne des grenadiers également désaffectée) où il devait passer un mois. Durant son incarcération bruxelloise, Verlaine recevra un exemplaire d’Une saison en enfer de Rimbaud, ouvrage imprimé à 500 exemplaires chez Poot, au numéro 37 de la rue aux Choux. Cette maison n’existe plus.

     

    Le 8 août 1873, au Palais de Justice (alors situé place de la Justice et aujourd’hui disparu), Paul Verlaine est condamné à deux ans de prison par le Tribunal de première instance de Bruxelles pour, officiellement, un chef d’accusation de « coups et blessure ayant entrainé une incapacité de travail ». Mais la justice belge, qui a envoyé les médecins traquer les « habitudes pédérastiques » du poète jusque dans sa plus grande intimité, a surtout voulu punir l’homosexualité de Verlaine et sans doute aussi voulu complaire au grand voisin français susceptible de prendre ombrage d’une trop grande mansuétude accordée à un sympathisant déclaré de la Commune de Paris. Deux ans plus tôt, Victor Hugo lui-même n’avait-il pas été expulsé de Belgique pour avoir proposé publiquement d’accueillir chez lui des communards ? Paul Verlaine fut transféré à la prison de Mons (cellule 112) où il purgea ses deux années de détention. Le poète fut libéré le 16 janvier 1875.

     

    A noter que Rimbaud aurait, en cette même année 1875, logé dans une mansarde, chez un marchand de tabac établi dans la Petite rue des Bouchers, mais l’endroit n’a pu être localisé (Luytens).

     

    Durant plus d’un siècle, sur décision de l’administration judiciaire belge, le dossier « Rimbaud-Verlaine » du procès de Bruxelles demeurera non communiqué et inaccessible. Accès sera donné à l’ensemble des documents en 2004, année du 150ème anniversaire de la naissance de Rimbaud.

     

    I.3. Bruxelles, 1893 : le retour de Paul Verlaine.

     

    Paul Verlaine, malgré ses deux années de prison, ne se montra guère rancunier à l’égard de Bruxelles où il donna un certain nombre de conférences, notamment à l’Hôtel Schönfeld (jadis situé rue des Paroissiens), dans la rotonde du Palais de Charles de Lorraine (place du Musée) et, last but not least, au nouveau Palais de Justice de la place Poelaert, dont il n’hésitera pas à vanter les qualités architecturales !

     

    II. La rue des Brasseurs.

     

    La rue des Brasseurs est une très ancienne rue de Bruxelles, mais elle était jadis plus étroite et disposée différemment (derrière la rue de l’Amigo). Elargie en 1954, elle fut notamment habitée par des savetiers et des marchands de sabots, de même que par des loueurs de brouettes et de charrettes à bras. Ce n’est toutefois que le 17 juin 1851 que cette rue reçut son nom actuel. Auparavant, on la nommait la « sale ruelle », transposition pudique de la dénomination populaire et thioise de « Schytstraetke », « Schytstrotje », « Pisstroje », autant de dénominations faisant référence au fait que, des siècles durant, ladite ruelle avait été élue comme toilettes publiques par les maraichers de Bruxelles ! On peut même dire qu’elle était alors dotée de toutes les commodités, puisqu’un mince ruisseau, le Smaelbeek, y coulait…

    Eric TIMMERMANS.

    Sources : « Bruxelles notre capitale », Louis Quiévreux, PIM-Services, 1951 /  « Dictionnaire encyclopédique de l’histoire de France », Charles Le Brun, Maxi-Poche, 2002 / « Dictionnaire hitorique des rues, places…de Bruxelles » (1857), Eugène Bochart, Editions Culture et Civilisation, 1981, p. 155 / « Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles », Jean d’Osta, Le Livre, 1995, p. 56 / « Ilot sacré », Georges Renoy, Rossel, 1981, p. 88-89 / « Ils ont choisi Bruxelles », Daniel-Charles Luytens, Noir Dessin Production, 2004.

     

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    Chanson d'automne -  de Paul Verlaine

     

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l'automne
    Blessent mon coeur
    D'une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l'heure,
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m'en vais
    Au vent mauvais
    Qui m'emporte
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

     


     

     

     


     

  • BERCHEM-SAINTE-AGATHE

     

    En cartes postales anciennes.

     

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    Au début du XXe siècle, Berchem-Sainte-Agathe fut englobée dans le tissu urbain bruxellois, suite à l’extension radio-concentrique de la ville et à l’arrivée du tramway.

    À l’instar des villages médiévaux, l’urbanisation de la commune s’est effectuée de manière peu organisée et la plupart des projets de développement urbanistique du XXe siècle ont été abandonnés ou partiellement réalisés (projet de construction de la place communale dans un style néorenaissance par l’architecte Victor Degand en 1911, projet d’urbanisation du Zavelenberg, du Hogenbos, du bois du Wilder, ainsi que la construction d’un boulevard de rocade entre Ganshoren et Molenbeek, après la Seconde Guerre mondiale).

    Hormis l’église de style roman construite entre 1287 et 1311 (restauration en 1744 et 1974) et l’auberge-relais la couronne bâtie au début du XVIIIe siècle et reconstruite en 1869 dans le style néo-classique sur décision de l’échevin Vandendriesch, l’ensemble des bâtiments actuels de la commune fut construit après 1800.

     
    La vieille Église de Berchem-Sainte-Agathe

    En effet, on distingue des bâtisses de style néo-classique construites au XIXe siècle (Place de l’Église, rue de l’Église et chaussée de Gand) ; un nombre important de maisons ou villas bourgeoises de style cottage anglais, construites au début du XXe siècle, (rue de l’Église, Avenue des Cottages, Avenue Gisseleire-Versé, Avenue René Comhaire et rue Openveld), des maisons ou villas Art-Déco (Avenue du Roi Albert, Avenue Selliers de Moranville et la Cité moderne) et enfin, des constructions contemporaines d’habitations individuelles ou collectives (quartier résidentiel du Kattebroek, t’Hof te Overbeke, drève des Maricoles et logements sociaux de l’Hunderenveld).

    L’urbanisme berchemois est très peu tourné vers l’industrie. Par contre le secteur marchand y est très représenté, particulièrement depuis les années 1980 avec la création du complexe commercial, le Basilix.

    Parmi les richesses architecturales de la commune, la Cité moderne, construite en 1925 par l’architecte Victor Bourgeois, est un des premiers exemples d’architecture cubiste à grande échelle en Europe, selon les idées du Bauhaus de Dessau. On peut voir sur la place des Coopérateurs une géométrie typiquement bauhausienne (maisons disposées en dents de scie, présentant des façades à 45 ° par rapport à l’alignement de la voirie). Cet édifice valut à Victor Bourgeois d’obtenir le grand prix de l’exposition internationale des arts décoratifs de Paris en 1925.

    Un autre fleuron de Berchem est la villa Marie-Mirande située au no 11 de l’avenue Selliers de Moranville, seule maison classée de la commune. Cette villa constitue un des très rares exemples de façade affiche à Bruxelles. En effet, le céramiste Guillaume Janssens la fit construire en 1912 sur les plans de l’architecte Tinant et fit recouvrir toute la façade de carrelages artisanaux réalisés dans ses ateliers. Une alternance de frises et de tableaux Art Nouveau décore tous les étages.

    Actuellement, la commune continue à s’urbaniser sous la pression des promoteurs immobiliers (construction d’un complexe d’habitations en face de l’Hunderenveld).

    On peut penser que l’ensemble des zones non bâties de la commune, excepté le bois du Wilder (propriété de la commune) ainsi que le Zavelenberg (site classé), seront urbanisés, dans les prochaines décennies, sous la pression des sociétés immobilières toujours plus forte sur une commune de l’agglomération bruxelloise disposant encore de nombreux espaces à bâtir. Espérons que les pouvoirs politiques ainsi que les organisations locales prendront leurs responsabilités afin que Berchem-Sainte-Agathe demeure cette commune mi-rurale, mi-urbaine où le nombre d’espaces verts agrémente le cadre de vie.

    Source internet.

     +-+-+-+-+-+-

     

    "J'ai lu avec plaisir la chronique consacrée à Berchem-Ste-Agathe et je vous remercie de mettre ainsi notre belle petite commune en lumière. Permettez-moi cependant de réagir à votre dernier paragrahe où vous indiquez que Berchem se construit "sous la pression des promoteurs"... C'est faire peu de cas de notre Plan Communal de Développement voté à l'unanimité du conseil en 2000 après deux ans d'enquête publique et mis à jour régulièrement depuis cette date. Il consacre nos espaces verts dont certains sont "classés" tels que le Zavelenberg ou le Bois du Wilder... et, plus avant, nous avons même renoncé partiellement à des projets d'urbanisation qui avaient été décidés avant mon arrivée comme Echevin de l'Urbanisme en 1996. Je me tiens à votre disposition pour vous présenter ce PCD et toutes les opportunités que nous avons saisies pour sauvegarder les espaces verts et les lieux de convivialité. JOEL RIGUELLE, Bourgmestre"

     

     

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    Carte 1

    l'Hôtel de ville de Berchem-Sainte-Agathe vers 1900

     

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    Carte 2

    La maison communale vers 1906, la porte de gauche  conduite à la seule école communale de l'époque.

     

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    Carte 3


    la place communale en 1920

     

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    Carte 4

    Le garde champêtre prend la pose pour la photo.

     

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    Carte 5

     

    Le tram chocolat (Bourse - Berchem) permettait aux gens de gagner le centre de bruxelles.

     

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    Carte 6

    Le tram à l'heure du départ. A la hauteur du petit ket, la boite postale dans laquelle on pouvait mettre les lettres express.

     

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    Carte 7

    La chaussée de Gand, pas encore de tram.
    L'estaminet D. Steven, se nomme pas encore "A l'arrêt du tram".

     

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    Carte 00

    Chaussée de Gand, deux trams "modernes"

     

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     Place Docteur Schweitzer

     

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    Carte 8

    Berchem-Sainte-Agathe possède aussi une grotte rappelant les apparitions de Lourdes.

     

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    Carte 9

    L'arrière de la grotte reçoit la visite de trois jeunes.

     

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    Carte 10

    La grotte, près de la rue des Soldats.

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    Carte 11

    Les gens dégustent une bière "Perle Caulier"

     

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    Carte 12

    La même place

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     Carte 13

    Un tram sur la chaussée de Gand et déjà un  Delhaize !

     

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    Carte 14

    Une procession sur la chaussée de Gand (1921)

     

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    Carte 15

    Un tram deux autos sur la chaussée de Gand en direction de Zellick. A droite l'avenue Josse Goffin.

     

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    Carte 16

    Le mot "Couronne" avait du succès auprès des brasseurs du vieux Berchem. Il figurait sur pas mal d'enseignes. (1910)

     

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    Carte 17

    Le château d'eau, disparu de nos jours

     

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    Carte 18

    Le même sur un autre angle.

     

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    Carte 19.

    Après la première guerre mondiale, les abords de la chaussée de Gand connurent la faveur des citadins.
    Depuis le calme de ces lieux appartient au passé.

     

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    Carte 20

    1913, la gare de Berchem-Sainte-Agathe.

     

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     Carte 21

    La résidence des seigneurs de Berchem, aujourd'hui un cercle sportif.

     

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     Carte 22

    Cette demeure  appartenait  aux Wolfs et ensuite aux Vandenberghe.

     

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    Carte 23

    Encore une maison de plaisance qui a disparue, actuel parc Jean Monnet.

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    Carte 24

    Villas "Trianon" & "Sans Souci"

     

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    Carte 25

    Et encore une villa à Berchem-Sainte-Agathe.

     

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    Carte 27

    La place communale est derrière nous, en route par la rue qui nous mène à l'église.

     

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    Carte 28

    L'église est en vue, encore une petit effort

     

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    Carte 29

    La photo fut prise en 1907, le bruit de la chaussée de Gand ne parvenait pas encore sur la petite place où ce dresse toujours l'ancien relais de poste devenu le restaurant "La Couronne".

     

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    Carte 30

    C'est le jour du marché annuel.

     

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    Carte 31

    Délaissé à la suite de la création de la chaussée de Gand, l'ancien carrefour est un havre de paix en 1920. 

     

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    Carte 32

    La place de l'église en 1920.

     

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    Carte 33

    Le chemin venant de l'église et l'Allée Verte se rejoignent en bas du sanctuaire.
    Dans le fond, la Couronne, mais plus près de nous, un autre établisement, plus modeste, affiche "A la nouvelle Couronne" 1913.

     

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    Carte 34

    Juchée sur le flanc d'une butte ancienne, l'église de l'ancien vilage.

     

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     Carte 35

    Abandonnée et ruinée, l'église de Berchem allait de plein pied entrer dans le passé.

     

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    Carte 36

    Toutefois, le sort ne l'a pas voulu aussi l'a-t-on restaurée pour y instaurer un centre culturel.

     

     

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    Carte 37

    Sur le mur extérieur, côté Epître, un calvaire rappelait la rédemption aux défunts et aux vivants.

     

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    Carte 38

    Voilà un coin bien calme formé par l'église et la cure.

     

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    Carte 39

     

    Si l'église a été sauvée de justesse, le cadre ambiant a disparu

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    Carte 40

    Image d'un autre temps lorsque l'église recevait encore ses fidèles.

     

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    Carte 41

    En se rendant à l'église on passait devant le prebystère. 

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    Carte 42

    A droite la Brasserie de la Couronne.

     

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    Carte 43

     

    En haut de l'allée verte à droite de l'ancien cimetière se dressait la villa des Hêtres.

     

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    Carte 44

    Le plus bel ornement de Berchem était le château dit "hof te Overbeke" (1908)

     

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    Carte 45

    Le château ayant été loué aux soeurs de Bon-Secours de Courtrai, les socles anciens du parc furent dépossédés de leurs statues.

     

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    Carte 46

    En 1906, le château de Overbeke suscitait encore l'admiration des visiteurs qui voyaient en lui un merveilleux specimen de Louis XVI.

     

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    Carte 47

    En hors d'ouvre, un petit pavillon enrichissait le site.

     

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    Carte 48

    Ancienne résidence des t'Serclaes de Nordeweek

     

     

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    Carte 49

    Villa "Les Hortensias", ancienne propriété de la famille Willox.

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    Carte 50

    Une maison de plaisance du vieux Berchem. Son nom Openveld évoque le site à découvert qui était jadis le sien.

     

     

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    Carte 51

     

    Le nom de Berchem-Sainte-Agathe est aussi synonyme d'une institution sociale. Il y a là un établisement pour sourds-muets et aveugles.

     

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    Carte 52

    Aujourd'hui institut provincial pour les handicapés de la vue de de l'ouïe a été fondé en 1883.

     

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    Carte 53

     

    On commémora en 1908 le vingt-cinquième anniversaire de la fondation de l'institut.

     

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     Carte 54

    Des pensionnaires aveugles dans l'atelier de vanneries en 1908

     

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     Carte 55

    1915, l'Amérique n'est pas encore en guerre mais envoie des vivres et des vêtements à notre pays.

     

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    Carte 56

    Ce n'est qu'en 1965 que fut démoli l'ancien estaminet "De Zevesterre", témoignage d'un temps à jamais révolu.

     

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    Carte 57

    En 1841, le hameau de Koekelberg fut détaché de Berchem-Sainte-Agathe et érigé en commune autonome.


     

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